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Toujours plus d'expulsions abusives

L’ASBL Solidarités nouvelles veut faire de Charleroi une ville “expulsion interdite”. Comme Rome et Bobigny.

Une journée d’action pour dénoncer la multiplication des cas d’expulsion de familles précarisées de leur logement s’est déroulée hier à Charleroi. Organisée à l’initiative de plusieurs associations et coordonnée par l’ASBL Solidarités nouvelles, elle s’inscrivait dans le cadre de la Journée mondiale pour l’habitat. Les organisateurs souhaitent faire de Charleroi une ville de “tolérance zéro” pour les expulsions à l’instar de Bobigny en France et de Rome en Italie

“Nous constatons depuis quelques mois une forte aggravation de la situation à Charleroi et dans les environs”, explique Marie-Claude Chainaye, permanente à l’ASBL Solidarités nouvelles. “Le nombre d’expulsions illégales recensées ne cesse de croître. De la mi-février à la mi-septembre, une vingtaine de cas ont été enregistrés par nos services. Mais l’ampleur du phénomène est encore plus importante car de nombreuses expulsions ne sont pas signalées par les victimes. Au départ, notre association avait essentiellement pour vocation de donner des informations aux personnes menacées d’expulsion. À présent, nous sommes amenés à organiser une aide urgente pour des familles avec enfants en bas âge confrontées à des problèmes de relogement.” Autre évolution constatée par l’ASBL : certains propriétaires tendent de plus en plus souvent à recourir à des expulsions sauvages de locataires de garnis, assorties de menaces et même de saisie d’effets personnels. “Les situations extrêmes se multiplient et les services sociaux se contentent souvent de nous renvoyer les cas difficiles”, poursuit Marie-Claude Chainaye.

Face à la tournure des événements qui est plus ou moins identique dans d’autres villes du pays, Solidarités nouvelles a décidé de mobiliser l’opinion publique et veut faire de Charleroi “une zone de protection accrue des locataires en difficulté économique”.

“Cela implique tout d’abord de lutter énergiquement contre les expulsions illégales, précisent ses responsables. Parallèlement, il est plus indispensable que jamais de s’attaquer au scandale des marchands de sommeil tout en veillant à protéger ceux qui en sont en victimes : des solutions de relogement doivent être recherchées en associant les personnes concernées.”

Pour faire aboutir ces revendications, l’association interpelle en premier lieu les autorités communales. Mais elle attend aussi des pouvoirs régionaux et fédéraux qu’ils mettent en oeuvre une véritable politique du logement.

Hier, les militants de Solidarités nouvelles accompagnés de personnes victimes d’expulsion et d’une délégation de sans-abri ont manifesté devant le siège de la Maison du logement à la Ville haute avant de s’en aller pétitionner aux abords de la gare.

  • Auteur : Guy Ittelet
  • Source : Le Soir

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