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Ecolo à Charleroi

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Un dépôt de pneus contesté par les riverains à la Broucheterre

Selon Ecolo, l’exploitant n’a pas de permis. Le substitut chargé du dossier préconise un délai. Une réunion d’évaluation est programmée.

  • Source : Le Soir
  • Auteur : Didier Albin

Un dépôt d’un demi-million de pneus dans le quartier de la Broucheterre, aux portes du Spiroudôme. Si des arbres cachent la montagne de déchets depuis le parking du complexe, il faut aller voir le spectacle à l’arrière. C’est une désolation de vieilles gommes qui domine les jardins. Des riverains ont toujours connu ça. Pourtant, selon la régionale Ecolo de Charleroi, l’exploitant ne dispose d’aucun permis. Il s’agit de l’une des huit décharges recensées dans la ville qui en totalise les deux tiers de l’arrondissement, indique Xavier Desgain.

Le député wallon répète les chiffres officiels du ministre de l’Environnement. Il déplore que le bourgmestre n’use pas de son autorité pour éradiquer ce chancre. La législation régionale lui en donne les moyens, assure-t-il. Dans son article 47, le décret du 27 juin 96 sur les déchets prévoit que lorsqu’un exploitant contrevient aux dispositions de son plan de réhabilitation, ou reste en défaut d’introduire un programme pour remettre le site en état, le bourgmestre peut se substituer à lui, et prendre les mesures qui s’imposent.

Dans le même ordre d’idées, Desgain rappelle que la Région wallonne est en droit d’appliquer une taxation d’office aux dépôts clandestins. Ce serait, estime-t-il, une façon de réguler le marché qu’ils déséquilibrent par leur concurrence déloyale à la filière officielle de recyclage. Dans les faits, il constate que rien ne bouge… Le substitut Daniel Marlière n’a pas attendu les verts pour traiter ce dossier. Une information est ouverte depuis un an, indique-t-il. Selon lui, l’activité s’apparente à celle d’un centre de tri. L’exploitant - un nommé Raymond Dewever - fait l’effort d’évacuer des pneus. Il a produit des bordereaux d’expédition de lots qui partent au recyclage.

Le substitut ne nie pas l’existence d’une impressionnante quantité de vieilles gommes. Mais face à ce type d’infraction, il y a deux types de comportements possibles, dit-il. On peut choisir de réprimer durement, en sachant qu’il ne sert à rien de condamner des délinquants qui ne vont pas respecter les jugements. Ou essayer le pragmatisme, dans l’intérêt de la collectivité. C’est la solution appliquée ici : un délai a été accordé pour régler le problème. Aucun nouveau dépôt n’est autorisé, ni d’ailleurs constaté par la cellule environnement de la police qui assure des contrôles.

Ce que contestent les riverains. L’accord porte sur une évacuation au rythme de 20.000 pneus par mois. Dans la réalité, l’exploitant n’arrive qu’à la moitié de ce volume, indique Daniel Marlière. Réunion d’évaluation la semaine prochaine.·


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