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Ecolo à Charleroi

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Aménagement d’ensemble de la ville basse et chaînon manquant

  • Manu Simon, conseiller communal.

Plutôt que des actions isolées, au coup par coup, souvent critiquées par Ecolo, voici une :

Tentative d’approche globale de cette partie importante de notre ville.

Si vous le voulez bien, allons y promener ensemble :

Quand on sort de la gare de Charleroi Sud en cours de rénovation, on traverse l’esplanade bientôt modifiée pour la finition de la boucle du métro. Une trémie viendra fluidifier le trafic automobile et son croisement avec les trams et les piétons. Nous demandons que les poids lourds soient obligés de prendre le petit ring pour ne pas freiner cette fluidité espérée.

Franchissant le pont Roi Baudouin, nous avons une vue plongeante sur la nouvelle place Buisset souvent encombrée par des voitures et des taxis ventouses rarement emmenés à la fourrière.
Là-bas deux possibilités : si le temps est mauvais, on peut emprunter la galerie Brabant en oblique, très proche du futur grand musée en bord de Sambre. Cette galerie Brabant nous mène au passage de la Bourse, magnifiquement restauré. Dommage que le passage clouté de la rue Léopold ne soit pas couvert entre ces deux galeries.

Autre alternative : si nous prenons la rue du Collège, nous aboutissons au bout à gauche à la rue de Marchienne. Nous pouvons espérer que la rénovation promise du Coliséum donnera une nouvelle impulsion à cette triste rue, faisant peu à peu oublier les peep shows du trottoir opposé, les commerces connexes et les nombreuses maisons désertées.
Quels sont les projets de la ville pour redonner vie à ce sinistre triangle qui fait fuir habitants et promeneurs

?

Parking_monnet.jpg

Plus précisément, au bout de cette rue de Marchienne, à l’arrière du Parking Meccano Monnet, là où s’érigeaient anciennement les locaux de Télésambre, se trouve un terrain vague, une dent creuse dans le tissu urbain. Y avez-vous un projet de réaffectation ?

Mais revenons à notre périple vers la place Albert 1°.
Au bout de la rue du Collège, nous débouchons vers la droite sur une agora abîmée par un parking en béton sortant de terre comme un grand podium.

Podium_place_ville_basse.jpg

La nostalgie nous revient de l’époque des grandes joutes de balle pelote dans un lieu cohérent et convivial. Ne pourrait-on lancer un concours d’urbanisme pour supprimer ou atténuer ces aménagements mal intégrés ?
Heureusement, la rénovation de la Librairie Molière et la réussite du boulevard Tirou mettent un peu de baume sur ces erreurs du passé.
De plus, la Tour Baudoux nous fait un peu oublier sa disproportion en prenant une peau neuve, de couleur verte, ce qui n’est pas pour nous déplaire !

Ce premier constat terminé, nous pouvons donc nous engager dans la rue de Marcinelle.
En levant les yeux vers les façades, nous nous rappelons que cette rue étroite fut jadis une artère florissante.
Avec l’arrivée du siège social du Port Autonome de Charleroi, la nouvelle vitrine du Médiateur Communal, la rénovation de l’ancien Théâtre du Vaudeville et du Pétrin, tout pousse à croire que ce morceau de ville basse va reprendre vie.

En 2000, Ecolo avait proposé de couvrir cette rue de façon légère pour y déambuler et magasiner les jours de mauvais temps. Nous avons lu dans Le Soir du 2 janvier 2004 que monsieur Philippe Gillet, directeur de la Régie foncière disposait d’une maquette reprenant cette idée. Depuis dix mois, comment évolue ce dossier ?

Va-t-on étendre cette idée de cité partiellement couverte, au large trottoir du boulevard Tirou, côté nord, côté rue de la Montagne ? et à d’autres rues commerçantes ???

Enfin la nouvelle station de métro, rue de l’Ecluse entre la rue de Marcinelle et le nouveau rond point Tirou va aussi redynamiser tout le quartier.

Cul_de_sac_rue_de_marcinelle.jpg

Reste un obstacle de taille, un chaînon manquant :

En venant de la place Albert 1°, la rue de Marcinelle se termine par un cul de sac, une sorte de guillotine, même s’il y a un passage piétonnier sous le grand bâtiment occupé par le Région Wallonne et ses services du logement, juste à côté du Forem. Mais à cause des trois marches à franchir, il n’y a même pas de passage pour les vélos, les poussettes ou les voiturettes pour personnes à mobilité réduite.

Ne pourrait-on pas faire appel à des architectes et à des ingénieurs de talent pour creuser une très haute ouverture dans ce bâtiment dessiné par Alain Nokerman ?
Eventuellement, n’est-il pas le mieux placé pour faire cette étude ou y être associé ?
Ceci permettrait une entrée lumineuse, une sorte de grand appel d’air qui viendrait souffler sur ce quartier important de notre ville et permettrait de le désenclaver.

Cette nouvelle entrée vers la rue de Marcinelle et cette nouvelle sortie vers la rue de l’Ecluse pourraient être une contribution de plus au grand projet Charleroi 2020 qui mérite notre soutien.

Tout n’est pas neuf dans cette petite ballade, ni dans cette proposition globale, mais j’ai essayé de proposer un peu de lien entre des réflexions jusqu’ici éparses, me semble-t-il.

Nous sommes prêts à vous écouter avec beaucoup d’attention.


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