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Réaction à l'interpellation d'Olivier Chastel concernant la mendicité

Conseil communal du 25 novembre 2004
  • Luc Parmentier, conseiller communal, chef de groupe Ecolo

Merci Monsieur le Bourgmestre, Madame, Messieurs les Echevins, Madame, Mesdemoiselles, Messieurs, chers Collègues.

La lecture de l’intitulé de l’interpellation d’Olivier Chastel m’avait laissé craindre le pire surtout que Monsieur Wilgaut, le Président de notre Centre d’action sociale en avait remis une couche dans la presse régionale. On dirait que leurs propos se sont fortement émoussés.

Tout comme vous, Monsieur le bourgmestre, je crois qu’il faut avant tout lutter contre contre les causes de la mendicité et non contre les mendiants.

Charleroi est confrontée comme tous les centres urbains à un certain nombre de problèmes sociaux : toxicomanie, mendicité, prostitution, personnes sans domicile fixe ou sans papiers. Les personnes qui se livrent à la mendicité semblent se répartir les rues, les carrefours, les entrées des surfaces commerciales. Ce phénomène ne laisse personne indifférent; il agit comme une sorte de miroir qui nous renvoie le visage d’une société malade et de ses laissés-pour-compte, qui fait naître en chacun de nous des sentiments ambigus, mélange de compassion, d’irritation, d’exaspération, de colère, de révolte, …

Quel que soit le type de sentiment qui nous parcourt, nous ne restons jamais de marbre car (re)surgit dans notre esprit, à ce moment-même, la lancinante question “et si c’était nous ?”.

Monsieur Chastel nous propose de régler ce problème par une approche sécuritaire en réglementant et interdisant la mendicité dans certains lieux de notre Métropole.

Pour notre part, nous privilégions l’approche sociale préconisée par le relais social où tous les acteurs concernés par ce problème travaillent en synergie.

Notre règlement de police est assez clair sur le sujet. Ce qui est répréhensible, ce n’est pas la mendicité mais le trouble de l’ordre, de la sécurité, de la tranquillité ou de la salubrité publiques, le harcèlement des passants et des automobilistes, l’accompagnement d’un animal agressif ou susceptible de le devenir et l’exhibition de tout objet de nature à intimider les personnes qu’il sollicite. De même, l’utilisation de mineurs d’âge aux fins d’apitoyer les personnes sollicitées est strictement interdite.

A l’instar de la Ville de Mons, il faudrait sans doute compléter ces articles par ces termes : Il leur est interdit d’entraver l’entrée d’immeubles et édifices publics ou privés ainsi que l’accès à un commerce.

Ce règlement permet à la Police d’intervenir dans tous les cas litigieux rencontrés.

A côté de la mendicité de base, il existe, il est vrai de véritables réseaux issus souvent des ex-Pays de l’Est (Roumanie, ex-Yougoslavie…), des filières qui utilisent des personnes handicapées ou des mineurs d’âge pour mendier. C’est ce trafic d’êtres humains contre lequel nous devons lutter en une action concertée avec la police zonale, la police fédérale, le parquet et l’Office des étrangers

Permettez-moi de conclure sur cette citation de James Freeman Clarke :”A plaider contre un mendiant, on gagne des poux.”.
C’est ce même James Freeman Clarke qui disait : “La différence entre le politicien et l’homme d’Etat est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération.

Je vous remercie de votre écoute.


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