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Mendicité, tolérance et image de marque

  • Luc Parmentier, conseiller communal.

Monsieur le Bourgmestre,

Lors du dernier Conseil communal, notre Confère Olivier Chastel vous interpellait sur une proposition d’instituer un règlement communal interdisant la mendicité sur le territoire de notre Ville. Il me semblait que l’on avait évité le pire et que les propos de Monsieur Chastel, de Monsieur Wilgaut et de vous-même allaient dans le même sens en alliant, je vous cite : “règlement et humanisme” !

Depuis lors, j’ai l’impression que les têtes pensantes de notre “Centre Public de l’Action Sociale”, au lieu d’agir au niveau social, veulent privilégier l’action répressive en dénigrant les “mendiants”. En effet, on peut lire dans le rapport final du forum social et santé de Charleroi 2020 : “La mendicité non seulement porte atteinte à l’image de la Ville mais aussi à son réseau de services sociaux publics et associatifs autant qu’aux plus pauvres eux-mêmes !”. De plus, Monsieur Berger, Secrétaire du CPAS, interviewé par Demetrio Scagliola dans la Nouvelle gazette du jeudi 16 décembre en rajoute une couche en disant : “Il faut relancer quelques pistes préventives et répressives : adopter un règlement communal similaire à celui de Liège, parrainer les personnes sans abri pour réussir leur intégration, garantir aux citoyens que la mendicité n’est pas justifiée…” Cerise sur le gâteau, Monsieur Wilgaut, le Président du CPAS, déclarait ce vendredi 17 décembre, sur les ondes de Vivacité que : “la mendicité serait un choix de vie et une activité complémentaire pour la plupart des mendiants se trouvant sur les trottoirs de notre ville” etceteri etcetera, je lui laisse la paternité de sa longue diatribe !

La distance est grande entre son discours et ce qu’on est en droit d’attendre de la part d’un responsable politique dit de “gauche” : on ne peut en même temps se poser en chantre de la lutte contre la droite extrême ou d’une plus grande solidarité entre les citoyens et utiliser, ainsi de façon aussi démagogique, un phénomène d’extrême pauvreté qui appelle avant tout la mobilisation de tous les responsables politiques.

C’est pour toutes ses raisons que je vous interpelle, Monsieur le Bourgmestre, pour vous demander si la position que vous défendiez le mois dernier est toujours d’actualité ou si le courant “chasseur de mendiants” a pris la majorité au sein de votre Groupe politique ?


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