Le Vert Pays

Ecolo à Charleroi

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Place de la Digue

“Digest” d’articles de presse concernant les projets de ces dix denières années. Un espoir : des travaux ont débutés en février 2011 sur la Place de la Digue (Phénix bénéficiera du financement européen). L’espoir fait vivre…

Compilation réalisée par Etienne Lefèvre, membre de la locale Ecolo de Charleroi.

Future place de la Digue vers 1865

22/02/1996 - Trends/tendances

Les autorités communales, elles, sont bien décidées à poursuivre les travaux de modernisation. “Il faut encore redessiner l’Est et l’Ouest de la ville, explique Gérard Monseux, échevin de l’Aménagement urbain. Nos prochaines préoccupations seront la place du Manège (derrière l’Hôtel de ville) et les environs du Palais des Beaux-Arts où; des contacts ont déjà été pris avec des privés pour aménager la zone de parkings et des arrêts de bus. Resteront alors, la transformation de l’avenue de l’Europe et de la place de la Digue ainsi que l’embellissement des boulevards périphériques.” Ces travaux terminés, la ville tout entière aura été revue et corrigée. Pas toujours en mieux diront certains. Les transformations donnent parfois l’impression d’avoir été accomplies au coup par coup, quartier par quartier sans vision d’ensemble. Ceci pourrait s’expliquer par le manque de moyens financiers dont disposent les autorités communales. “La ville n’a jamais subi autant de transformations que ces dix dernières années, explique Claude Despiegeleer, échevin des Bâtiments et des Sports. Or, il ne faut pas oublier que la crise sévit durement.”

22/06/1998 - Vers l’Avenir

L’échevin a rappelé les grandes réalisations des dernières années qui ont donné à Charleroi un nouveau visage, il a aussi évoqué la suite des opérations : il y encore du pain sur la planche, l’îlot Bertrand, formé par les rue de la Montagne, de France et le Boulevard de l’Yser et la rue du Grand Central et la place de la Digue.

16/07/1998 - Vers l’Avenir

La Digue aussi L’intention est aussi de rénover la place de la Digue. Dans le même esprit d’initiative, le département communal a planché sur une proposition. ” Ce n’est qu’une idée sur papier, susceptible de servir de base de discussion avec un opérateur privé. ” Ici, il est question d’aménager un parking semi enterré en jouant avec la dénivellation de la place. L’exploitation en serait concédée à un tiers investisseur, comme pour Albert Ier.

Sur la partie haute, une halle serait construite pour accueillir les petits marchés de la ville basse en semaine. Dans le bas, ce serait un îlot de convivialité avec des plantations. Coût prévisionnel : cent millions, dont 20 pour le remplacement du revêtement. à défaut d’offre, Charleroi s’en tiendra à la seule amélioration de la voirie.

20/11/1998 - Vers l’Avenir

Gérard Monseux compte profiter de cette réunion pour reparler du projet de parking semi-enterré de la place de la Digue (avec construction d’une halle de marché en surface) dans le quartier de l’Ouest.

06/03/2001 - Vers l’Avenir

Interview des responsables de l’asbl Centre Ville :

De manière générale, la Ville basse est en nette amélioration. La future rénovation du passage de la Bourse, le déménagement de la RTBF au boulevard Tirou et les projets de rénovation de la place de la Digue et de la porte Ouest de Charleroi n’y sont certainement pas étrangers.

07/03/2001 - Le Soir

Visite de Michel Daerden (Budget, Logement, Equipement et Transports) à Charleroi

Pas moins de 16 dossiers figuraient au menu de cette première étape. Dont la rénovation du boulevard Tirou, l’importante artère commerçante qui s’est faufilée dans l’ancien lit de la Sambre, elle-même détournée et canalisée pour traverser la ville en face de la gare du Sud. Souillé par les ans, asphyxié par la circulation et les emplacements de parking qui le bordent, l’axe est promis à une cure de jouvence d’autant plus nécessaire que l’une de ses entrées (la rue du Grand Central et la place de la Digue) va elle même être réhabilitée.

31/03/2001 - La Nouvelle Gazette

Charleroi, Ville chancre.

Courrier de MM. Philippe Moëns, Damien Asset et Luc Chapelle, qui exploitent les enseignes L’Impasse du Temps (rue de Dampremy, 61), La Cour des Miracles (place de la Digue, 42), Le Petit Pierre (rue du Grand-Central, 2a) et La Pipe Garantie (boulevard Tirou, 1), au bourgmestre Jacques Van Gompel et copie à Francine Biot, commissaire en chef de la police urbaine.

“Monsieur le Bourgmestre,

Nous avons le plaisir de vous confirmer les chancres de la ville de Charleroi et en particulier des environs de la place de la Digue et tenons à vous remercier pour la “sécurité” et la démagogie sécuritaire dont vous faites preuve lors de vos discours dans les médias.

En effet, en date du 26 mars 2001, l’un de nos associés a été victime d’une agression à main armée au sein même de nos bureaux; un procès-verbal portant les références CH 11 07 17081/01 a été établi par la police d’intervention. il vous sera aisé de constater à la lecture de ce document, que d’honnêtes citoyens ne pouvant être défendus (ou même se défendre) sont victimes de malfrats se promenant armés et en toute impunité. Ce fait également peu de temps après une attaque à main armée à l‘“Impasse Temps” et à une agression dont a été victime Monsieur Chapelle, rue de Dampremy, à 18 heures!

Actionnaires des établissement cités, sachez que nous mettons tout en oeuvre afin que cette partie de la cité retrouve un éclat particulier et provoque l’envie des passants de s’y attarder et de redonner vie à cette partie de la ville… Las, force nous est de constater que rien ne bouge au niveau communal: les trottoirs sont défoncés, les abords de la place et les rues avoisinantes sont crasseux, l’éclairage public nous ramène au début du siècle et l’insécurité y est permanente.

D’autre part, nous constatons également la présence de la friterie “Robert la Frite” à l’emplacement de l’ancienne gare de l’Ouest et ce contre la législation, laquelle prévoit qu’une friterie ne peut être fonctionnelle qu’à partir du moment où; elle se trouve dans des locaux construits en matériaux ininflammables, ce qui n’est pas le cas. Cette friterie constitue non seulement un danger potentiel car les bonbonnes de gaz ne sont pas protégées, est en contradiction avec la législation car ne possède apparemment pas de permis d’exploitation (quid de l’enquête commodo incommodo?), mais amène également une dangereuse faune nocturne (trafic nocturne de stupéfiants derrière ce “cabanon”) qui a pour effet de faire fuir ce que nous tentons vainement de ramener à Charleroi: la vie.

Nous vous saurions gré, Monsieur le Bourgmestre, de bien vouloir y mettre bon ordre, en mettant tout en oeuvre endéans le mois afin de ramener le calme et la paix dans la ville, tout en vous rappelant que les “taxes” de bistrots ont été instaurées afin d’amener la tranquilité, les débits de boissons ayant pour fausse réputation de provoquer des troubles au niveau de l’ordre public, ce qui n’est pas le cas en ce qui nous concerne, chose aisée à constater à travers toute recherche que vous pourriez entreprendre à notre égard!

Vous remerciant de l’attention et de la bonne suite réservées à la présente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Bourgmestre, l’expression de nos sentiments distingués.”

10/05/2001 - La Nouvelle Gazette

Ainsi, la place de la Digue (un dossier maintes fois évoqué et qui devrait être bouclé d’ici 2006) dont il est toujours question de la diviser en deux: une moitié accueillerait un marché couverte, l’autre des voitures mais sur un espace redessiné, arboré et plus convivial. Quant à la possibilité d’un parking sous l’esplanade, à ce jour, l’interrogation attend encore sa réponse.

12/04/2002 - Vers l’Avenir

C’est à peine à cent mètres de la place, observe l’échevin. Selon lui, ce chantier pourrait être ouvert en 2003, en même temps que les travaux de réaménagement du boulevard Tirou. Il serait donc fini quand viendrait le tour de la place de la Digue. à propos de sa transformation, Gérard Monseux avance quelques principes : ” le dégagement de l’espace, la présence de verdure et la création d’un marché couvert sont des idées qui rassemblent un large consensus”, assure-t-il, si bien que la perte d’emplacements de stationnement lui semble inévitable. Il affirme qu’elle sera compensée par la capacité de l’ouvrage.

Pas question en tout cas d’imposer un projet aux riverains. Comme au boulevard Tirou, ceux-ci seront associés à son élaboration.

13/04/2002 - La Dernière Heure

A Charleroi ville basse, la place de la Digue sera réaménagée. Dans le dernier bulletin communal, l’échevin Gérard Monseux a confirmé au conseiller MR Philippe Sonnet les rumeurs de disparition d’une partie des emplacements de stationnement. Le conseiller avait attiré son attention sur l’inquiétude des commerçants du quartier.

L’échevin confirme la volonté du collège de diminuer, mais légèrement, la capacité de parking dans le centre, conformément aux recommandations de l’étude de mobilité. Il ajoute que cette politique pourrait même s’intensifier si ses concitoyens disposaient de moyens de déplacement fiables et performants, à l’image de ce qui existe dans des villes comme Strasbourg par exemple.

Mais le pire serait d’asphyxier Charleroi en le privant de parking. C’est ainsi que l’option a été prise de compenser la suppression des emplacements en voirie par la construction d’ouvrages capables d’accueillir les voitures qui entrent dans le centre urbain. L’objectif est de réduire la visibilité des véhicules en stationnement. Dans cet esprit, les services de la Régie Foncière travaillent sur un dossier visant à bâtir une infrastructure de parkings à l’angle des rues Dagnelies et du Rivage. C’est à l’entrée du ring, à cent mètres de la place de la Digue.

Ouverture du chantier? Gérard Monseux avance la date de 2003. Le mieux serait de coupler ces travaux à ceux du boulevard Tirou. Le relooking de la place de la Digue s’inscrira dans le prolongement. L’échevin en donne les grands principes. La volonté des autorités communales est d’y installer un marché couvert. D’autres idées rassemblent un large consensus, assure-t-il, comme la présence de verdure et le dégagement de l’espace. Cela impose des sacrifices en terme de capacité de stationnement.

Pour lui, la proximité de l’ouvrage ne devrait pas pénaliser les riverains et le commerce, qui y gagneront en qualité d’environnement. Quoi qu’il en soit, l’échevin entend associer le quartier à l’élaboration du projet. Comme il l’a fait pour le boulevard Tirou. à suivre.

25/05/2002 - Vers l’Avenir

Réduire le nombre d’emplacements de stationnement en voirie et compenser leur suppression par la construction de parkings en ouvrage : à Charleroi, c’est l’objectif des politiques d’aménagement urbain et de mobilité. Dans ce cadre, deux projets devraient se concrétiser, à la Ville Basse et à la Ville Haute. Le premier concerne les quartiers du boulevard Tirou et de la place de la Digue, dont les rénovations vont diminuer la capacité de parking disponible. Charleroi est à la recherche de partenaires privés pour investir dans un immeuble de cinq niveaux qui pourrait accueillir 400 véhicules, dans le prolongement de la rue Dagnelies (près de l’entrée du ring). L’opération pourrait se concrétiser grâce à la mise en place d’une régie communale autonome. Idéalement, il faudrait qu’il soit opérationnel avant l’ouverture des travaux de réaménagement de voirie. Le deuxième projet se réalisera au palais de Justice, avec l’intervention de la Régie des bâtiments. L’ouvrage compterait autant d’emplacements et serait d’abord destiné aux membres du personnel. Sa conception serait en verre et en métal, afin de s’intégrer à l’architecture de l’ensemble. Là, aucune date n’est donnée. Plus fondamentalement, la volonté de la majorité est de réduire l’entrée des véhicules dans Charleroi. En périphérie, la création de parkings de dissuasion s’impose donc comme une priorité. Des sites sont déjà pressentis, comme les abords de l’hôpital de Jumet, désaffecté en décembre, et où; aboutira la ligne de métro vers Gosselies.

14/09/2002 - La Dernière Heure

Soigner l’image - Jacques Van Gompel annonce les grandes actions pour 2003

Le bourgmestre carolo a fait sa rentrée politique et avec elle, il a annoncé ses grandes idées de réalisation pour les douze prochains mois. Il veut faire avancer Charleroi avec des actions concrètes dans cinq domaines: La sécurité, le logement, la rénovation et l’aménagement du territoire, la propreté et la mobilité. Comme il l’a souligné, l’emploi ou l’enseignement son tout aussi importants, mais il a clairement fait un choix dans ses priorités, “ces cinq axes sont indispensables pour le développement de l’image de marque de Charleroi.” Voilà la grande préoccupation du maïeur: l’image, toujours et encore l’image que donne Charleroi au monde extérieur.

Le 1er octobre, Jacques Van Gompel se rendra chez le Premier ministre où; il présentera une réactualisation de son cahier de revendications policières. ” Cette année, 50.000 heures de patrouille de sécurisation ont été effectuées, les hold-up et car-jacking sont en nette diminution et le nombre d’arrestations va crescendo. Mais paradoxalement, plus on arrête de personnes, plus les problèmes pour la police augmentent. Les policiers sont absorbés par les enquêtes et passent donc moins de temps sur le terrain.” Le bourgmestre ira donc demander à Guy Verhofstadt, entre autres, de ne plus ponctionner les policiers de Charleroi pour des interventions extérieures et de l’aider à régler les problèmes d’infrastructures et de bâtiments. Les services de polices carolos sont encore très mal installés. Pour clôturer sur le dossier sécurité, il a annoncé que les actions menées à la ville basse sur la prostitution continueront.

Côté mobilité, le grand dossier reste celui des travaux du métro et de la modernisation de l’aéroport de Charleroi avec la construction d’une nouvelle aérogare. ” Je souhaiterais que cette liaison desserve aussi Luttre pour créer une boucle et un mini-RER.” Il a toutefois souligné le début d’une plus grande vigilance concernant les excès de vitesse.

Charleroi fera aussi la chasse aux vitrines vides et aux habitations abandonnées. La ville vient d’ailleurs de commander une étude à l’Université de Louvain concernant les flux migratoires en terme de logement à Charleroi. ” Après analyse, nous pourrons prendre des décisions dans ce domaine”.

Quant aux pollueurs, ils seront plus durement réprimandés. Les amendes administratives risquent de pleuvoir pour les auteurs de dépôts d’immondices clandestins.

Enfin, dans la liste des gros travaux de rénovation, le Passage de la Bourse vient en tête. Les travaux débuteront début du mois d’octobre. Ainsi, lorsque les travaux de réaménagement de la place de la Digue, boulevard Tirou et rue du grand Central seront terminés, tout le centre ville aura été rénové.

28/06/2003 - La Nouvelle Gazette

Boulevard Tirou, où en est-on? On est dans les temps comme a pu le découvrir, hier matin, Van Cau, descendu sur le chantier en compagnie du directeur de Cabinet adjoint du ministre Daerden, du bourgmestre Van Gompel, de l’échevin Monseux et des responsables techniques de la rénovation de la principale artère commerçante de l’intra muros sambrien.

[…]

Hiver oblige, les travaux seront alors suspendus. Ils reprendront en principe le 1er mars 2004 et seront localisés sur la desserte de l’ex-siège d’Electrabel (occupé aujourd’hui par la RTBF), dans les rues Dagnelies, du Grand Central et sur la place de la Digue. Selon le calendrier établi, cette succession de réhabilitations devrait être achevée pour le 30 septembre 2004.

27/12/2003 - Nouvelle Nouvelle Gazette

L’année des grands travaux au centre ville

Magnifique Passage de la Bourse. En réalité, pour la première fois depuis très longtemps, on a l’impression que c’est l’ensemble du centre-ville qui bouge, qui s’embellit à vue d’oeil. Le quartier de l’Ouest (place de la Digue, rue du Grand Central) sera rénové en 2004, mais la rénovation du Passage de la Bourse reste plus bel exemple de cette dynamique nouvelle. Magnifique ! Il n’y a pas d’autres mots pour qualifier le travail réalisé sous la plus ancienne galerie de la Ville-Basse. Un pur joyau : les murs, les portes et les châssis uniformisés ; quant au verre et aux structures de la toiture translucide, ils ont été remplacés au prix d’un véritable tour de force.

06/01/2004 - La Dernière Heure

Le petit Rungis du quartier ouest a du plomb dans l’aile. Il serait remplacé par un espace plus convivial

D’autres communes ont relevé le défi. Comme Châtelineau où; l’expérience est très peu convaincante. Charleroi ne devrait pas suivre. Selon son échevin de l’Aménagement urbain, le projet de marché couvert de la place de la Digue a du plomb dans l’aile.

Pour deux raisons majeures. La première, c’est le refus des ambulants de voir le marché de la ville basse quitter la place Albert où il se tient trois fois par semaine (mardi, jeudi, samedi). Les mara&îchers craignent une perte de clients. La seconde vient des commerçants de la Digue et du Grand Central eux-mêmes: ils s’opposent à une suppression d’emplacements de stationnement qui pénaliserait leur quartier. “Le collège tiendra compte de ces remarques dans le projet définitif qu’il adoptera” indique Gérard Monseux. Pour une exécution qui pourrait commencer en septembre 2005. Initialement programmés en 2003, ces travaux ne seront en effet inscrits qu’au budget 2005. “Afin de laisser le quartier respirer plaide l’échevin. Nous sortons du chantier du boulevard Tirou pour entrer dans celui de la rénovation de la rue du Grand Central. La volonté est de marquer une pause avant d’achever le relooking de l’ouest de la ville. D’autant que les travaux pourraient être considérables s’ils intègrent la construction d’un parking souterrain, ou semi-enterré, comme la majorité veut en étudier le projet. L’objectif est de profiter de la déclivité du terrain. Conformément aux recommandations de l’étude de mobilité, le nombre d’emplacements en surface sera diminué. Mais il ne s’agit pas de réduire l’offre globale, assure Gérard Monseux qui veut compléter le dispositif de parking existant les fast-parks du Rivage et de la rue Monnet en tenant compte de leur caractère provisoire. Le point est à l’ordre du jour d’une réunion avec l’échevin de la Régie foncière. Il n’est pas exclu qu’un appel au privé soit fait pour cette opération” annonce Claude Despiegeleer.

Pour renforcer la convivialité de la place, Gérard Monseux y préconise l’élargissement des trottoirs ainsi que l’intégration d’espaces verts, d’emplacements Horeca (terrasses), voire d’oeuvres d’art comme, par exemple, “une statue de Charles II enfant, pour rendre hommage au fondateur de Charleroi”.

06/01/2004 - Vers l’Avenir

à Charleroi, le marché couvert de la place de la Digue ne verra sans doute jamais le jour. Les ambulants ne veulent pas de ce projet présenté sous la précédente mandature.

Une place de la Digue rénovée, conviviale. Les riverains devront patienter un peu plus que prévu pour en profiter. Le projet a évolué. Au point où certaines de ses lignes directrices ont été écartées, comme l’aménagement d’un marché couvert. C’est clair : le ” petit Rungis ” de l’ouest de la ville a du plomb dans l’aile.

“Les ambulants ne se montrent guère enthousiastes, selon l’échevin Gérard Monseux. L’échec du marché couvert de Châtelineau n’y est peut-être pas étranger. Mais c’est surtout la crainte d’une perte de clientèle liée à la délocalisation du marché hebdomadaire du mardi, jeudi et samedi qui se trouve à la base de la levée de boucliers.”

Parking en sous-sol

Les commerçants sont également inquiets par rapport à la suppression d’emplacements de parking annoncée en surface. Conformément aux recommandations de l’étude de mobilité, il faut réduire le nombre d’emplacements de stationnement en voirie. Sans pour autant réduire l’offre globale de parking à Charleroi où; les usagers se déplacent majoritairement en voiture.

Dans de telles conditions, la solution pourrait être d’intégrer de la capacité en sous-sol. Gérard Monseux observe que la place présente une importante déclivité. Elle se prête donc particulièrement bien à ce type de projet qui pourrait compléter le dispositif existant - les fast-parks du Rivage et de la rue Monnet - en tenant compte de leur caractère provisoire. Le point est à l’ordre du jour d’une réunion avec l’échevin de la Régie foncière. ” Il n’est pas exclu qu’un appel au privé soit fait pour cette opération “, annonce Claude Despiegeleer.

Hommage à Charles II Tout est possible pour un aménagement que l’on reprend à zéro sur la planche à dessin. Si le Collège des bourgmestre et échevins entend tenir compte des remarques exprimées par les ambulants et les commerçants, il s’agit de repenser l’espace de la place de la Digue. Et d’imaginer des fonctions qui la rendent attrayante. ” Nous voulons nous donner le temps de réfléchir “, indique Gérard Monseux. C’est ainsi que le chantier - initialement prévu en 2003 - ne devrait pas s’ouvrir avant fin 2005, sans doute au mois de septembre. ” Ce temps laissera au quartier une pause pour respirer après les importants travaux du boulevard Tirou dont il vient de sortir, et ceux de la rue du Grand Central où; il va se plonger. “

La convivialité sera le fil conducteur de ce projet d’aménagement : élargissement des trottoirs, plantation d’arbres, présence d’éléments décoratifs comme des oeuvres d’art. ” On pourrait installer, par exemple une statue de Charles II enfant comme nous l’a suggéré l’ambassade d’Espagne afin de rendre hommage au fondateur de Charleroi. ” Enfin, des emplacements pourraient être réservés au secteur Horeca, pour des terrasses d’été.

06/01/2004 - Le Soir

A Charleroi, ville basse, la place de la Digue sera réaménagée. Mais il faudra attendre. L’échevin de l’aménagement urbain compte inscrire au budget 2005 un chantier qui ne s’ouvrirait qu’en septembre de la même année. Après la rénovation de la rue du Grand Central.

Nous voulons laisser au quartier un temps de respiration, explique Gérard Monseux. Les travaux de modernisation de voirie annoncés viennent dans le prolongement de la rénovation du boulevard Tirou. Mettre la place de la Digue juste derrière, ce serait un peu lourd. L’intention est donc de laisser passer quelques mois avant de s’y attaquer. Sous la précédente mandature, le projet d’intégrer un marché couvert dans l’espace avait été retenu. L’échevin ne cache pas que l’idée a du plomb dans l’aile. Cet aménagement allait de pair avec une délocalisation du marché de la ville basse installé sur la place Albert. Le projet a suscité un tel mécontentement qu’il n’est plus prioritaire.

D’une part, les ambulants craignent une perte de clientèle liée au déplacement de leurs échoppes. De l’autre, les commerçants pestent contre les risques de suppression d’emplacements de parking. La volonté du collège est pourtant de favoriser la convivialité en réduisant la capacité de stationnement en surface, du moins, la visibilité des véhicules garés aux entrées de la ville. C’est une recommandation de l’étude de mobilité.

Attention : Gérard Monseux n’entend pas pour autant diminuer l’offre globale de parking. En complément des fast-parks dont l’exploitation sera limitée dans le temps vu leur caractère provisoire, il s’agit d’anticiper les besoins. La solution pourrait donc être la construction d’une infrastructure souterraine, ou semi enterrée, en profitant de l’importante déclivité du terrain, dit-il. Le point est à l’ordre du jour d’une réunion avec l’échevin de la Régie Foncière, qui gère le stationnement urbain. Il n’est pas exclu qu’un appel au privé soit fait pour cette opération, confirme Claude Despiegeleer.

La convivialité s’exprimera à travers d’autres éléments d’urbanisme : des trottoirs élargis, la présence d’arbres, de verdure, voire d’oeuvres d’art comme - Gérard Monseux le suggère - une statue de Charles II enfant, pour rendre hommage au fondateur de Charleroi. Pour la qualité de l’ambiance, l’échevin évoque encore la possibilité de réserver des emplacements au secteur horeca, qui pourrait installer des terrasses au milieu de la place.

27/01/2004 - Vers l’Avenir

Le bourgmestre de Charleroi évoque les grands dossiers de la seconde moitié de mandature :

[…]

- Rénovation urbaine. La poursuite des travaux de liaison de la ville basse à la ville haute est prioritaire. Elle passe par la modernisation du quartier de l’ouest, avec la rue du Grand Central et la place de la Digue.

26/11/2004 - La Dernière Heure

Place de la Digue: Travaux remis

La place de la Digue à Charleroi ne sera pas rénovée avant 2007

Les travaux programmés dans le prolongement de la modernisation du boulevard Tirou viennent de se terminer : à Charleroi ville basse, la rue du Grand Central est désormais ouverte à la circulation dans les deux sens. Le chantier s’achèvera avec la mise en service de la signalisation lumineuse à l’angle de la rue Dagnelies. Le quartier n’en est pour autant pas quitte avec les rénovations. Après la place de l’Ouest, il va falloir traiter celle de la Digue. “Nous ne le ferons pas sous cette législature” assure l’échevin de l’Aménagement urbain qui entend laisser le quartier respirer. Deux hypothèses existent selon Gérard Monseux : la première serait de s’en tenir à une intervention de surface, un embellissement, dans l’esprit de la réalisation du boulevard Tirou et de la rue du Grand Central. Ces travaux pourraient être intégrés dans le plan triennal 2007-2009, de façon tout à fait classique. L’autre projet est plus ambitieux. Il s’inscrit dans une vaste opération immobilière qui serait dirigée par la ville. L’idée, c’est de construire un complexe de logements intégrant du commerce depuis la place de l’Ouest jusqu’au milieu de la rue du Grand Central, sur sa partie droite dans le sens de la descente. A l’arrière, il s’agirait d’aménager un parc sur les terrains vagues séparant le chemin de fer des habitations. Gérard Monseux consulte les propriétaires pour leur soumettre le principe de son projet. Une opération tiroir, avec une installation provisoire de leurs activités, est à l’étude comme la faisabilité financière de ce programme de rénovation dont le périmètre sera à définir. S’il aboutit, un partenaire privé pourrait être sollicité dans le cadre d’un appel d’offres, indique l’échevin qui envisage d’associer au marché de construction l’aménagement de la place de la Digue. Le collège y a abandonné le projet d’y créer un marché couvert, comme à Châtelineau. D’une part en raison du refus des ambulants de voir le marché de la ville basse quitter la place Albert où; il se tient trois fois par semaine (mardi, jeudi, samedi). Les mara&îchers craignent une perte de clients. De l’autre du fait de la crainte des commerçants du quartier qui s’opposent à une réduction du nombre d’emplacements de stationnement. La dénivellation qui existe sur la place autorise par contre la création d’un parking souterrain, ou semi enterré, qui augmentera l’offre existante.

27/04/2005 - Vers l’avenir

Un nouveau visage pour le quartier de la Digue à l’horizon 2010 ? Ce n’est pas impossible. Le projet de la Ville de Charleroi passe par une désaffectation du domaine public et l’appel au privé.

Deux parkings souterrains pourraient venir compléter l’offre de stationnement du centre de Charleroi. à moyen terme puisque, selon nos informations, les projets devraient être finalisés endéans les cinq ans, pour 2010.

25/06/2005 - La Dernière Heure

Travaux de la Digue: pas avant 2007

Nouvelle Recherche

Quel projet d’aménagement pour le quartier de la Digue? Quels investissements selon quelles modalités d’exécution, et dans quel calendrier? Etienne Knoops (MR) a mis le dernier conseil communal à profit pour interpeller la majorité socialiste sur ses intentions dans un dossier où l’échevin de l’Aménagement urbain s’est déjà exprimé. À la faveur d’une rencontre avec l’Union des Commerçants, Gérard Monseux avait répété sa volonté de rénover la place, évoquant la création d’un parking souterrain et des zones d’espaces verts, dans le cadre d’une vaste opération immobilière dirigée par la ville.

Dans sa réponse à Knoops, il a précisé qu’il ne s’agissait que de l’ouverture d’une réflexion et d’un débat urbanistiques avec la Région wallonne, afin de trouver un accord sur les options d’aménagement du quartier. Il a souligné qu’il était peu probable que le chantier voit le jour avant 2007. Ce qui compte, c’est qu’un consensus se dégage sur la volonté de rénovation et que la stratégie pour y parvenir se déroule normalement. Il faut garder à l’esprit que la concrétisation des projets prend du temps: celle de l’îlot Bertrand a réclamé 8 ans; celle du boulevard Tirou quatre.

16/05/2006 - La Dernière Heure

Dans le cadre de Charleroi positive, des spécialistes européens en aménagement du territoire se sont réunis la semaine dernière au Château de Monceau. Les analyses ont porté sur l’aménagement du centre-ville, du quartier de la Porte Ouest et des représentants de la ville étaient présents pour s’inspirer des idées proposées par ces experts.

Les groupes ont travaillé sur les espaces de la place de la Digue et de l’espace Porte-Ouest. Pour la place de la Digue, des réflexions intéressantes ont émergé sur l’interaction entre cet espace et le reste du centre-ville. « Ils ont mis en évidence l’importance du renforcement des espaces verts et de la mise en valeur du potentiel piétonnier de la ville», explique Cédric Swennen, architecte. La ville a perçu ce projet comme une consultance extraordinaire qui pourrait venir compléter et étayer le projet qui est déjà à l’étude.

Bernard Bermils, responsable de Charleroi 2020 est heureux d’apprendre que les hypothèses des urbanistes locaux pour la place de la Digue sont corroborées: un parking sous terrain en laissant la place libre au public, installant un plan d’eau… encore faut-il trouver les financements.

2/8/2006 - La Dernière Heure

La place de la Digue pourrait avoir complètement changé de visage à l’horizon 2008-2009

Comment redonner vie à ce quartier, comment y attirer les noctambules en quête d’un moment de détente ? À court terme, une solution passerait sans doute par une concertation entre commerçants et les restaurateurs en particulier pour faire vivre l’endroit à la tombée de la nuit. À plus long terme, la revitalisation viendra peut-être du fond de la rue, à travers le projet de revitalisation de la place de la Digue. Imaginé par l’actuel échevin de l’Urbanisme Gérard Monseux, il prévoit la création d’un petit espace vert, d’un parking souterrain, d’une place publique avec des jets d’eau ainsi que la construction d’un immeuble moderne, un îlot vitré abritant des commerces au rez-de-chaussée et des appartements aux étages. À la périphérie, les bâtiments insalubres seraient détruits, les autres rénovés. Considérée aujourd’hui comme un coupe-gorge, la place de la Digue pourrait se transformer en un petit paradis en centre-ville. “Il reste du pain sur la planche au niveau administratif mais d’après moi, c’est le grand projet urbanistique de la prochaine mandature”, commente l’échevin. Encore faut-il que les bonnes résolutions soient maintenues ou perpétuées dans les 6 années à venir.

24/08/2007 - La Dernière Heure

Eric Massin dévoile le nouveau visage de Charleroi

Ce plan urbanistique est scindé en quatre secteurs principaux : la rue de la Montagne, la place de la Digue, le quartier chaud de Charleroi, connu pour ces trois rues formant un triangle et le quai de la Sambre. “La rue de la Montagne bénéficiera comme la place de la Digue d’un traitement de l’espace public pour en faire des lieux de balades sécurisants et attrayants, faire revenir l’habitat et le commerce. Sur la place de la Digue, nous envisageons de créer des halls sur le haut de la place pour installer les maraîchers et tracer une continuité piétonnière avec la rue de Dampremy.”


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