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Analyse du charroi communal

  • Manu Simon, Conseiller communal.

Le 22 septembre dernier, juste après la longue interpellation à plusieurs voix sur la Carolorégienne, je me suis permis une autre interpellation sur les Economies à réaliser dans le parc automobile communal. Devant une salle qui s’est éclaircie de son nombreux public et d’une partie de la presse, j’ai pu faire mon interpellation dans un brouhaha général, un peu comme si tout le monde devait décompresser après cet épisode à très haute tension politique, mais aussi émotive.
Notre échevin Gérard Monseux a répondu à une infime partie de mes remarques et suggestions, renvoyant le reste de ses arguments à la séance de ce soir où il nous promettait une analyse du rapport d’audit sur le même sujet. Pour l’anecdote, il nous a dit l’avoir reçu le 18 août et l’avoir analysé en vacances afin de nous faire des propositions. Nous venons de l’entendre à l’instant.

Avant de réagir, je voudrais revenir un bref instant à cette séance du 22 septembre. Il y a un mois, notre Echevin ne m’a répondu que sur des détails : attendre des preuves de fonctionnement et de fiabilité suffisamment établies avant de suivre mes propositions de passage au LPG, au LPI (gaz par injection) et plus tard aux biocarburants. Donc extrême prudence et frilosité…
Pas d’indemnité kilométrique pour les agents ramenant un véhicule chez eux, par exemple pour les cas d’urgence… car susceptibles d’être rappelés en dehors des heures de prestations habituelles. C’est peut-être le cas aussi de tous les agents qui ont un véhicule à demeure comme avantage en nature, comme les chefs de cabinets ou les chefs de service.

Gérard Monseux a rappelé aussi qu’il n’est pas compétent pour justifier et expliquer l’utilisation d’un véhicule par un service, car cela relève de la compétence du gestionnaire de chaque département.

Pas de réponse sur ma proposition de revendre au meilleur prix certaines berlines luxueuses et énergivores. Rien sur ma demande de surveillance de l’usage des cartes de carburants. Comment être sûr que celles-ci ne servent qu’aux véhicules de fonction ou de mission ?
Pas de réponse non plus pour les agents remboursés de frais de déplacement et qui ne possèdent pas de permis de conduire. Rien non plus sur la surveillance de l’usage des véhicules communaux et para communaux en période électorales. On avait constaté le soutien à la campagne du parti dominant et l’arrachage de panneaux de l’opposition…
J’avais aussi signalé l’usage d’une camionnette au logo de la ville et gyrophare éteint le dimanche 28 août vers 11 h 30 à hauteur de Huy, sur l’autoroute de Wallonie. Etonné de dépasser ce chauffeur endimanché, on m’objecta que je n’avais qu’à relever la plaque. Réponse: je ne cherche pas un cas particulier, mais je veux savoir comment on surveille l’usage uniquement professionnel des véhicules de fonction… (Qui n’a jamais vu le déménagement d’un ami des amis avec un camion de la ville ?, aurais-je pu ajouter…mais, je ne l’ai pas fait…)

Donc le rapport d’audit devait répondre à mes interrogations, ce n’est pas le cas.
Je n’y souligne que quelques infos nouvelles, c’est donc peu par rapport au coût : 50.000 € tvac.

Une proposition intéressante : recommander l’utilisation des TEC. (Rien à voir avec TEC à la page 9 qui veut dire “services techniques”)
Le reste est plein de bon sens et aurait dû être pratiqué depuis longtemps sans audit externe…

Relevons quand même : Absence de données consolidées sur l’utilisation actuelle et future du charroi, Inadéquation entre le type de certains véhicules et leur utilisation, Réduire le nombre de véhicules communaux et améliorer leur utilisation,… rien sur les véhicules para communaux = hors cahier des charges, pourquoi ?

Je relève aussi : augmentation de 61 % des véhicules communaux entre 1989 et 2003. La prise en compte de véhicules d’asbl pour la maintenance et/ou l’approvisionnement en carburant = aide indirecte aux amis des amis sans figurer dans les comptes annuels de ces asbl.
Adéquation non optimale entre le type de certains véhicules et leur utilisation

Page 13 : La justification des déplacements n’est pas SYSTEMATIQUE …. (Tous les abus sont donc possibles).
Nombre important de pannes pour mauvaise utilisation des véhicules complexes, essentiellement au service propreté. Utilisation d’un minibus pour distribution du courrier.

Passons à la page 14 : Des agents rentrent chez eux avec un véhicule en cas de garde, même s’il s’agit de moins d’une intervention réelle par mois. Je propose donc l’usage du taxi. Cette pratique ferait faire des économies globales et éviterait les suspicions…

Page 20 :
Imposer un carnet de bord avec km parcourus et justification
Contrôler le carburant de chaque véhicule en rapport avec ses kms
Transmission électronique du courrier et distribution centralisée du courrier papier Transports publics et deux roues, à favoriser.
Mise en pool pour les véhicules à interventions régulières et/ou planifiables

Page 23 :
Véhicules spécifiques (hydrocureurs, etc…) un personnel dédicacé et mieux formé pour réduire les réparations car matériel mal utilisé.

Page 24 :
Vérification de la justification des nouvelles acquisitions
Sigle de la ville sur tous les véhicules (pour éviter les usages privés)

Mais fallait-il vraiment un audit externe à 2 000 000 de francs pour tirer ces conclusions ?

Il est vrai que pour ne vexer personne, c’est parfois plus confortable de s’en référer à une société bruxelloise d’expertises…
Que va donc faire la ville pour activer cette remise en ordre dans les plus brefs délais ? Un beau challenge, n’est-il pas ?


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