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Parc à conteneurs de Couillet et ses nuisances

  • Malika El Bourezgui, Conseillère communale.

Les riverains du parc à containeurs de Couillet ont de nouveau souhaité exprimer leur mécontentement au travers l’organisation d’une pétition.

En effet, depuis l’installation de ce parc à conteneurs à la rue de Marcinelle à Couillet, ces riverains se sont vus imposer des nuisances quotidiennes telles que :

  • une circulation de plus en plus importante et dangereuse pour les personnes les plus vulnérables (enfants et personnes âgées) alors que ce quartier n’est pas adapté à cet important charroi et à la vitesse excessive des camions de l’ICDI ;
  • les chutes quotidiennes de déchets sur la rue tels que branchages, briquaillons, PVC, bois, pneus, en raison de l’état de la voierie et du chargement aléatoire des remorques; régulièrement des riverains subissent des crevaisons de pneus dues à la présence de clous ou d’objets tranchants sur la voierie.

Situation très marquée en période de printemps et d’été, il est des jours et plus particulièrement le samedi à l’heure de l’ouverture où il est pratiquement impossible aux riverains de pouvoir se déplacer sans devoir s’insérer et patienter dans une file de véhicules attendant de pouvoir entrer au parc à conteneurs.

Pour rappel, les voieries d’accès au parc sont à double sens de circulation et s’il y a une file d’attente dans les deux sens, tout dépassement devient impossible et la situation engendre des tensions entre conducteurs.

Circuler, devient par ailleurs un parcours de gymkhana lorsqu’en plus des cortèges de voitures accompagnant les enterrements, les mariages et les baptêmes tentent de quitter ou de rejoindre l’église Saint-Laurent située à proximité de l’entrée du parc.

Les riverains se plaignent également :

  • des odeurs gênantes, la prolifération de rats et l’invasion de mouches en période de chaleur ;
  • des vibrations dans les maisons, dues au charroi et peut-être amplifiées par le passé minier du sous-sol ;
  • de la dévaluation permanente du cadre de vie et des maisons alors que la plupart des habitants se sont fait un point d’honneur à restaurer leur maison pour tenter de réhabiliter leur quartier défavorisé. Ils estiment leurs efforts contrariés par les nuisances subies et ont souvent le sentiment de vivre dans un quartier “poubelle”.

Par ailleurs, les travaux de rénovation de la voierie promis pour septembre se font attendre.

Afin de réduire ces nuisances, voire d’en supprimer et sans vouloir ici remettre en question l’installation du parc à conteneurs, je vous propose d’envisager l’ouverture d’un accès au parc via le nouveau centre de tri, installé à la rue du Déversoir à Couillet et qui se trouve pratiquement à l’arrière du parc à conteneurs en question.

A cet endroit, il n’y a pas d’habitation et le centre de tri dispose à son entrée d’un espace parking pouvant facilement absorber les éventuelles files d’attente et éviter toute gêne au niveau de la circulation.

Des renseignements recueillis auprès de Mr Tuillie, médiateur de la société ARCELOR, les terrains contigus et séparant le nouveau centre tri et le parc à conteneurs, sont devenus la propriété du Port Autonome de Charleroi. Ceux-ci appartenant antérieurement à ARCELOR et SAMBRE & DYLE.

Cette solution pourrait être négociée entre le Port Autonome et la Ville.

Si cette proposition pouvait se concrétiser, cela mettrait fin au mécontentement des riverains qui, je le rappelle, se sont déjà manifestés en 1994 dès l’ouverture du parc et en décembre 1999 en déposant une pétition contre l’installation d’un tri-broyeur de déchets encombrants.

Dans le courrier accompagnant cette pétition, les riverains exprimaient clairement leur sentiment d’être considérés “comme des citoyens de seconde zone dont les revendications ne sont jamais entendues”.

En 2003, l’ICDI a obtenu une autorisation de porter la capacité de traitement de 15.000 tonnes par an à 37.500 tonnes par an de l’unité de tri-broyage des déchets encombrants, ce qui a encore augmenter le charroi et les nuisances pour les riverains alors qu’au départ, il ne devait s’agir que d’une légère augmentation du charroi.

D’autre part, les riverains s’étonnent encore du fait que l’on ait pu installer, juste à l’entrée du parc à conteneurs une aire de basket, exposant ainsi les petits enfants à des risques d’accident.
Lorsque les camions sont stationnés devant l’entrée du parc, il est impossible pour le chauffeur de voir passer un enfant qui se faufile entre les véhicules.

Si jusqu’à présent, il n’y a pas encore eu d’accident, on le doit à la vigilance des mamans et des plus grands qui veillent à tour de rôle à la sécurité des enfants.
Un peu plus loin, à la rue du cercle, se trouve un petit parc en cul de sac qui aurait été mieux adapté pour l’installation d’une aire de jeux pour petits enfants alors que l’espace basket aurait trouver une meilleure place dans l’ancien terrain de la mine à la rue de Marcinelle.

J’ose espérer Monsieur le Bourgmestre que cette fois-ci les riverains seront entendus dans leur réclamations légitimes et je vous invite à vous rendre sur les lieux pour vous rendre compte par vous-même de la situation.

Je vous remercie de votre attention.


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