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Ecolo à Charleroi

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Pollution - Un risque presque identique au tabac

Des pics de pollution de l’air en particules fines ont été enregistrés vendredi et samedi à Charleroi [interview de Xavier Desgain]

À terme, ce constat inquiétant risque de produire des effets néfastes sur la santé des Carolos : la Cellule interrégionale de l’environnement (CELINE) a constaté vendredi et samedi des niveaux très élevés de pollution en particules fines présentes dans l’air. Si les indices étaient également trop élevés pour d’autres villes du pays (Gand, Anvers et Liège notamment), à Charleroi l’échelon le plus négatif de la qualité de l’air était presque atteint : sur une mesure de 1 (excellente) à 10 (exécrable) l’air de la métropole sambrienne se voyait côté à 9 (très mauvais).

Les efforts physiques intenses étaient dès lors déconseillés aux personnes sensibles (jeunes enfants, personnes âgées ou souffrant de maladies pulmonaires et cardio-vasculaires). Inhalées, les particules fines s’accumulent en effet au plus profond des poumons où elles constituent un potentiel d’allergies voire de maladies cardio-vasculaires et respiratoires. “Sur le long terme, l’impact pour la santé publique est réel, affirme Xavier Desgain, ancien député Écolo au parlement Wallon, l’espérance de vie des Carolos, déjà inférieure à la moyenne Belge, est affectée par cette mauvaise qualité de l’air. Certaines études démontrent en effet que la pollution de l’air par les particules fines durant une longue période peut faire perdre entre 14 et 18 mois d’espérance de vie, soit pratiquement autant que le risque induit par la cigarette !”

Charleroi cumule les risques

“L’Union Européenne a édicté des normes en la matière afin de limiter les émissions de particules fines dans l’air : la concentration élevée de particules fines en suspension dans l’air (soit 50 micro-grammes/m3 calculée sur vingt-quatre heures) ne peut être dépassée que 35 jours par an actuellement et ce chiffre sera ramené à 7 jours par an en 2010. Or, les dernières données à Charleroi démontrent que sur les quinze derniers jours il y a déjà eu 10 dépassements enregistrés à Marchienne-au-Pont (en pleine zone industrielle) et 7 à Charleroi : autrement dit sur l’année on risque de passer bien au-delà des normes” regrette Xavier Desgain ajoutant qu’Écolo lutte depuis des années pour que les pouvoirs publics mènent des politiques incitant à la réduction d’émissions de particules fines : “les trois principales sources de particules fines sont les rejets industriels, les gaz d’échappements des voitures diesel et le chauffage au mazout. À Charleroi, il y a un cumul de facteurs qui expliquent les concentrations trop élevées. La commission européenne a classé le bassin sidérurgique de Charleroi comme étant le second émetteur de particules fines en Europe responsable à lui seul de 2,7 % du total d’émission de particules fines en Europe (29 % sur le total Belge), de plus la ville connaît un taux de motorisation particulièrement élevé avec un réseau concentré. Dès lors, il est grand temps que l’autorité pousse les entreprises responsables à des investissements nécessaires afin d’équiper les hauts fourneaux de filtres. De même, Écolo propose une prime à l’installation de filtre qui permette de réduire par dix les taux d’émissions des voitures diesel. Il faut aussi continuer, et on peut le faire à Charleroi, à privilégier les transports en commun”.


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