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La Ville retient son souffle et "fait le gros dos"

Depuis plusieurs jours, la qualité de l’air est très mauvaise

Pas besoin d’être un éminent scientifique pour s’en rendre compte ces derniers jours : la qualité de l’air à Charleroi est préoccupante. Un constat que confirme la Cellule interrégionale de l’environnement (Celine) qui, en ce début d’année, a déjà enregistré vingt-cinq dépassements le seuil de pollution en raison des particules fines (PM 10) contenues dans l’atmosphère.

Pour mercredi et jeudi, les taux de particules dans l’air sont de 122 microgrammes par m3 à Charleroi (mauvais) et de 230 microgrammes par m3 à Marchienne-au-Pont (exécrable). “Ces chiffres sont le résultat de deux facteurs, explique-t-on à l’échevinat de l’écologie urbaine, chargé d’alerter le collège échevinal en la matière. La situation atmosphérique particulière de ces derniers jours avec une concentration de la pollution venue des pays de l’Est, et la pollution liée à la sidérurgie de notre région.” Il faut ajouter aux émissions des usines celles des véhicules diesel ainsi que la fumée générée par les modes de chauffage domestiques.

Echevin de l’écologie urbaine, Lucien Cariat rappelle qu’au début des années 90, la Ville a signé une convention avec les industriels de la région les invitant à réduire les émissions polluantes. Depuis, des normes européennes contraignantes sont entrées en vigueur, via la Région wallonne, reprises dans le permis unique qu’elle délivre. Ses fonctionnaires en contrôlent le respect. “Mais même les meilleurs filtres du monde n’empêchent pas les émissions de poussières et la pollution”, signale Gérard Monseux, échevin de l’urbanisme.

Dans l’entourage de Lucien Cariat, on se veut rassurant, au point de n’avoir pas pris de mesures particulières (ex. : conseiller aux écoles de garder les élèves à l’intérieur lors des récréations). “Rien n’a été prévu car nous n’avons reçu aucune indication de l’autorité wallonne nous signalant qu’il y a un danger. Toutefois, si cette situation devait perdurer, on serait sans doute amené à prendre certaines mesures.”

Après le chantier du métro

Et pour les flux automobiles qui convergent chaque jour vers le coeur de la métropole ? “Des actions sont prévues dans le cadre du Plan communal de mobilité, admet Gérard Monseux, en charge de cette matière. Mais tant que le chantier du métro n’est pas terminé, nous faisons le gros dos. Il devrait débuter en 2007 et durer trois ou quatre ans. Après, nous nous montrerons plus sévères vis-à-vis du transport.” L’échevin, également à la tête du TEC Charleroi, s’avoue séduit par l’exemple strasbourgeois où, après avoir garé leur voiture dans un parking de dissuasion, les automobilistes peuvent obtenir, pour 2,5 euros, autant de tickets de transport en commun qu’il y avait de passagers à bord du véhicule.

En 2010, on va tous respirer un bon coup !


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