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Ecolo à Charleroi

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Écolo, l’alternative qui s’impose

Présentation de la liste et des priorités écolo pour les élections communales de Charleroi

Introduction

communales_2006.jpgC’est dans des circonstances particulières que nous vous présentons ce jour la liste écolo pour les prochaines élections communales de Charleroi. Nous avons en effet constitué une liste de candidats et de candidates prêts à prendre leurs responsabilités dans la gestion de la ville de Charleroi. C’est ainsi que les premiers candidats de notre liste sont des élus ou d’anciens élus. Ce sont donc des candidats qui ont de l’expérience, et cette expérience sera bien nécessaire dans les mois qui viennent pour restaurer l’image de Charleroi, remettre la ville en bon ordre de marche et répondre aux préoccupations des carolos. Nos priorités sont la sécurité d’emploi et d’existence, le logement, la propreté des rues, la sécurité physique, la qualité de l’air, la fiscalité communale, le coût de l’énergie, la mobilité, la solidarité et la participation des citoyens.

Notre liste constitue surtout une alternative à ceux qui ont le cœur à gauche et qui sont déçus des dirigeants de Charleroi. Nous aussi, nous sommes plus que déçus par l’accumulation des affaires et par l’échec des politiques « positives » promises à grands renforts de publicité. C’est pourquoi notre liste met en avant des personnes progressistes qui ont des préoccupations sociales fortes, des personnes investies dans le monde syndical ou associatif, des anciens membres du parti socialiste et des communistes. Notre liste constitue donc une alternative à ceux qui votent traditionnellement à gauche et qui ont des préoccupations sociales fortes.

Notre groupe au conseil communal est déjà composé de façon ouverte depuis plusieurs années, autour d’élus partageant avec beaucoup de cohérence les mêmes préoccupations reprises dans notre programme et nos priorités. En fait, les origines diverses de nos élus et de nos candidats, les échanges que nous avons entre nous dans la préparation des conseils communaux et de nos actions nous renforcent mutuellement dans notre dynamique. C’est une expérience enrichissante que nous souhaitons donc poursuivre.

Nos élus interviennent depuis très longtemps, à commencer par Georges Dutry et Pierre Depireux dès 1983, pour une autre façon de faire de la politique, pour la limitation stricte des cumuls, pour plus de transparence et pour un meilleur contrôle démocratique des institutions communales. L’éthique en politique est une préoccupation permanente de nos élus et elle fait partie intégrante de nos pratiques actuelles et de nos règles de fonctionnement.

La situation préoccupante dans laquelle se trouvent les institutions communales montre à quel point ce combat, cette priorité des écologistes était et reste plus que jamais pertinente. Nous n’avons certes pas tout découvert, ce serait d’ailleurs difficile, mais nous n’avons eu de cesse de dénoncer les mauvaises pratiques et de proposer des solutions structurelles pour qu’elles ne se reproduisent plus.

Il nous paraît donc important, comme nous le déclarons depuis plusieurs semaines, d’assainir la situation à Charleroi, afin de pouvoir ensuite concentrer notre action sur les préoccupations des citoyens et des citoyennes de notre ville.

Le 8 octobre, nous espérons un excellent résultat, pour défendre avec force les services publics, les personnes en difficulté sociale, la qualité de l’environnement et les valeurs éthiques que nous pratiquons depuis toujours. Nous apprécierons l’opportunité de participer à une majorité communale si nos priorités peuvent être rencontrées. Nous n’avons ni préaccord, ni tabou par rapport à un partenaire démocratique, dans la mesure où nos priorités seraient rencontrées. Dans tous les cas, cela apportera du changement et un peu de fraîcheur dans la gestion de la ville.

Nos priorités

Plutôt que de lister 150 ou 200 propositions sur Charleroi, nous présentons des priorités clairement définies, sur base desquelles nous pourrions discuter pour une participation à la gestion de la ville. Nos priorités sont regroupées en trois axes :

  • assurer aux carolos une plus grande sécurité d’existence face aux difficultés sociales qu’ils vivent,
  • garantir un cadre de vie de qualité et des rues propres dans tous les quartiers de la ville et aider les carolos à faire face à la crise de l’énergie,
  • garantir aux citoyens une réelle éthique en matière de gouvernance en renforçant la participation des citoyens carolos aux mécanismes de décision de la commune et en améliorant la gestion de la ville. De plus, nous serons vigilants pour mettre en pratique l’égalité hommes/femmes et nous lutterons contre les discriminations en tout genre.

Assurer aux carolos une plus grande sécurité d’existence

Il nous paraît indispensable d’assurer à tous les habitants de Charleroi une plus grande sécurité d’existence. Pour nous, cela passe évidemment par l’emploi, mais aussi par le logement, la sécurité physique et une meilleure aide sociale.

L’emploi

Au niveau de l’Emploi, la ville peut jouer un rôle important comme employeur. Il est donc important de privilégier les emplois statutaires et de les rendre réellement accessibles à toutes et à tous, sans discrimination de race ou d’appartenance politique.

Au niveau des services de la ville, nous proposons d’assurer des conditions de travail attrayantes pour l’ensemble du personnel par :

  • Le remplissage du cadre et notamment pour les services de police où il manque quelques 200 personnes
  • L’engagement de personnel statutaire “Ville ou CPAS” chaque fois que possible et non par la sous-traitance à des ASBL.
  • Pour un fonctionnement optimal des services, il faut des agents qualifiés, stables et capables de défendre l’intérêt général. (aujourd’hui, près de 50% du personnel employé par la ville sont des sous statut - ALE, PTP, contractuels…)
  • Le recrutement d’agents contractuels doit être exclusivement limité à des besoins temporaires.
  • Les engagements, les promotions et les nominations doivent obéir aux règles de la fonction publique.
  • Dépolitiser et objectiver les recrutements par un contrôle d’une commission pluraliste.
  • Via le bulletin communal “Charleroi Magazine” ou le site internet de la ville, donner toute la publicité nécessaire au recrutement de personnel.
Le logement

La rénovation du logement constitue aussi une priorité très forte de notre liste. Nous l’évoquions déjà dans notre communication “Des racines et des ailes” en mai 2005. Nous avons en effet proposé aux forces vives carolorégiennes de créer un cluster “rénovation durable” des habitations.
La philosophie générale de la proposition vise à casser un cercle vicieux (départ du centre urbain de Charleroi des familles plus aisées, paupérisation de la population urbaine, apparition de marchands de sommeil, dégradation des bâtiments, image de marque négative,…) et à lui substituer un cercle vertueux (rénovation, éco-rénovation, amélioration de l’image de marque de la ville, augmentation du pouvoir attractif de la métropole et du nombre de ses habitants, diversification de la population, création d’emplois pour les peu qualifiés, formation des jeunes, économies pour les ménages, impact environnemental favorable, impact sur la santé, sur le bien-être, sur la sécurité et le lien social,…).
Le nombre total de logements privés dans l’arrondissement de Charleroi dépasse légèrement les 170.000. La moitié de ces logements ont été construits avant 1970. Parmi le total des logements privés, une bonne part ne dispose même pas du minimum d’équipement de base (sanitaire, toilettes,…), 30% ne possèdent pas de double vitrage et 30 autres pourcents ne possèdent qu’un double vitrage partiel. En outre, 40% n’ont pas leur toiture isolée et 50% n’ont pas les murs extérieurs isolés. 25% ne bénéficient pas d’une isolation de leurs tuyaux de chauffage. Il s’agit d’une filière qui peut facilement s’ancrer dans le tissu socio-économique local : industrie du verre, filières de la rénovation et de la construction, construction et placement de châssis…
Concrètement, il s’agira de miser sur un vaste programme de rénovation de base, d’éco-rénovation et d’éco-isolation, tenant compte du choix de produits plus respectueux de l’environnement, plus durables et favorisant les économies d’énergie. C’est ici que la mobilisation des acteurs de la recherche, des entrepreneurs ainsi que des producteurs et distributeurs d’éco-produits dans le cadre d’un cluster éco-rénovation soutenu par les pouvoirs publics jouera tout son rôle. De même, il faudra envisager la mise en place d’agents et de dispositifs facilitateurs, pour ce qui concerne le montage tant financier que technique de ces projets.
Par cette initiative, on pourra créer de l’emploi, permettre un meilleur confort et une économie des habitants des quartiers rénovés, tout en protégeant et en améliorant l’environnement.

Cette proposition a ensuite été soutenue par une communication de Maurice Magis qui proposait une source de financement via les fonds de pension.
Jean Marc Nollet a suivi par le dépôt d’une proposition sur les placements éthiques qui propose aussi l’affectation d’une partie de l’épargne des travailleurs pour financer un plan ambitieux de rénovation du logement. – Par ailleurs, le 16 février dernier, écolo a organisé un séminaire sur la rénovation énergétique dans le secteur du bâtiment qui démontre qu’il est possible de réduire la consommation d’énergie des logements de plus de 30 à 40% à l’occasion de leur rénovation, et ce avec des investissements rentables en moins de 10 ans.
Enfin, les logements disponibles à Charleroi ne correspondent pas à la demande (pas assez le logement pour personnes isolées et familles monoparentales, pas assez de logements salubres et de qualité) et sont à des prix peu abordables pour la population de la ville, Il y a donc un travail considérable que nous voulons mener dans ce secteur.

L’aide sociale

Elle peut aussi être améliorée dans la ville. La pauvreté s’accentue de plus en plus. Une partie de plus en plus significative de la population de Charleroi vit dans la pauvreté ou juste au bord de la pauvreté ou peut y basculer à tout moment. Nous avons eu connaissance de familles suivies par 15 services sociaux différents, alors que certaines familles restent trop peu suivies.
Pour éviter ces exclusions et le détricotage des solidarités et endiguer la pauvreté, écolo prône une politique active de solidarité à mener entre les communes, le CPAS , l’associatif et les collectivités. Une réelle et meilleure coordination de cette aide entre services publics et associations diverses et nombreuses qui travaillent sur Charleroi est indispensable.
Nous souhaitons plus de cohérence et d’efficacité, plus de partenariat, moins de clientélisme. Nous pensons également qu’il est nécessaire de mettre sur pied des structures de participation des usagers et des travailleurs afin de permettre à tous de redevenir acteurs de leur vie.

La mise en place d’un Contrat d’Action Sociale (voir proposition de décret écolo déposée le 4 décembre 2002 par Hardy et consorts) entre le CPAS et la commune et portant la création d’un conseil consultatif de l’action sociale pourrait être un outil susceptible d’instaurer une réelle cohérence politique en matière sociale.

La sécurité d’existence, c’est aussi la sécurité tout court

Après de nombreux contacts avec les citoyens, nous avons décidé de remonter cette préoccupation dans nos priorités. Pour que le cadre du personnel de police soit effectivement rempli, pour que les agents de quartier soient bien présents dans leurs zones de travail, pour faire baisser la petite et la grande criminalité. Mais cela doit aussi passer par d’autres politiques publiques, pour que les quartiers et certaines rues ne paraissent pas sales et complètement abandonnées, pour que l’on prenne des mesures de prévention pour endiguer le trafic de drogue qui génère beaucoup de petite criminalité, pour que ceux qui commettent un premier délit soient rapidement soumis à une sanction et à des mesures d’encadrement sociales qui les empêchent de recommencer.

Garantir un cadre de vie propre et de qualité dans tous les quartiers de la ville

La qualité de vie passe par un environnement de qualité et aussi et surtout par des quartiers et des rues propres. A Charleroi, on en est très loin. La responsabilité de la ville dans cet environnement dégradé est écrasante. Tout est donc à faire. En effet, aujourd’hui, de nombreux quartiers de Charleroi sont dans un état lamentable. Saleté, air pollué, nombreuses ruines industrielles et urbaines, peu d’espaces verts, nuisances sonores constantes. De plus, de nombreux bâtiments sont mal isolés, consomment beaucoup trop d’énergie et polluent donc beaucoup. Enfin, nous sommes dans une ville du tout à la voiture, ce qui amplifie encore la pollution de l’air et le bruit.

Les habitants ont bien entendu un rôle important à jouer dans la conception et la gestion de leurs espaces de vie. Notre environnement, nous le voulons agréable afin qu’il puisse nous assurer un maximum de bien-être et de convivialité. Ceci concerne globalement aussi la propreté, le bruit, les odeurs, l’eau, les déchets, les modes de déplacement ou la sécurité routière.

Nous proposons donc de transformer progressivement tous les quartiers de Charleroi en éco-quartiers. Il s’agit de rénover progressivement les quartiers de la ville en y concentrant les aides et investissements publics et privés pour en faire des quartiers à haute performance énergétique, favorisant les modes de circulation peu polluants, avec des habitations à basse consommation d’énergie et utilisant au maximum les énergies renouvelables, avec des espaces verts de qualité et respectant la biodiversité. Il s’agit d’une nouvelle conception des quartiers, plus agréable à vivre qui doit être élaborée en concertation avec les habitants.

Nous proposons donc de façon générale :

Pour la qualité de l’environnement
  • d’assurer la propreté dans les rues commerçantes et dans tous les quartiers de la ville. Les rues sont trop souvent sales. Un changement radical est nécessaire. Après des actions de sensibilisation, nous proposons l’entrée en vigueur des sanctions administratives.
  • de décerner des permis d’environnement en favorisant au préalable une réelle concertation entre les demandeurs de projets et les riverains concernés
  • d’améliorer la qualité de l’air (actions sur les usines, les chauffages et la mobilité).
  • de soutenir les transports en commun
  • de garantir le caractère d’habitat des quartiers de Charleroi
  • de dresser une véritable carte territoriale environnementale thématisée (cadastre du bruit, des sites pollués, etc.)
Pour la réalisation des éco-quartiers
  • d’augmenter la surface d’espaces verts accessibles au public et de territoires « enfants admis »
  • de nettoyer les terrains inoccupés et décontaminer les sols pollués pour rendre de nouveau disponibles et agréables les trop nombreuses friches industrielles et urbaines
  • de mettre en place une cellule communale « amélioration des chauffages et économie d’énergie dans les maisons », avec du personnel spécialisé, capable de faire des audits énergétiques rapides des maisons
  • De soutenir la mobilité douce (ruelle, zone 30, trottoirs plus larges, passages piétons sécurisés,…)
  • d’offrir des garanties environnementales dans les zones d’habitats et d’extension d’habitat des éco-quartiers et en réglementant mieux les zones mixtes (pas d’implantations d’activités générant des nuisances prévisibles, traversée de grand-route…)
  • d’imaginer l’accueil de nouvelles activités dans le cadre d’un développement durable (choix du lieu d’implantation, reconversion des lieux après exploitation…- décharge, centre de tri)
  • de soutenir tous les dossiers HQE (Haute Qualité Environnementale)
Pour une mobilité durable

A Charleroi, se déplacer, c’est galère, surtout sans voiture. Vous avez déjà trouvé une vraie piste cyclable, sûre, bien entretenue, isolée du trafic automobile pour traverser Charleroi, vous avez déjà essayé de vous promener avec un landau sur certaines avenues ?

La circulation automobile arrive à saturation un peu partout dans Charleroi, sur l’autoroute vers Gosselies, à certaines sorties du ring, à proximité des écoles.

Alors que dans d’autres grandes villes, les déplacements lents comme la marche à pied et le vélo sont très largement utilisés (à Grenoble, on roule 10 fois plus en vélo qu’à Charleroi), la majorité socialiste donne toujours la préférence absolue à la voiture, sans laisser aux piétons, aux cyclistes la place qui leur revient.

Nous proposons donc :

  • d’améliorer les transports en commun : augmenter la fréquence des bus et du citybus, faire rouler plus de bus le soir (après les spectacles), rendre la correspondance bus-citybus gratuite.
  • d’étendre les sites propres pour rendre les bus plus rapides.
  • d’aménager les zones résidentielles et d’améliorer les aménagements des zones 30 pour (laisser plus de place et) offrir plus de sécurité aux piétons, aux vélos et aux enfants.
  • de rendre la circulation des cyclistes plus sûre : grand réseau de pistes cyclables séparées des voitures, extension du Ravel en ville, aménagement des carrefours et des ronds-points.
  • de créer des itinéraires cyclables sécurisés près des écoles et des ramassages à vélo des enfants au printemps et en été et d’organiser des cours de “vélo école”
  • de mettre en place un plan mobilité du personnel de la ville.
  • d’abandonner les projets autoroutiers qui augmenteraient encore le trafic automobile dans la ville de Charleroi.
  • de faire rouler les voitures de la ville aux biocarburants

La participation du citoyen et l’éthique des représentants

Les citoyens sont de plus en plus dépassés par le politique où ils se sentent de moins en moins concernés. Ils ont besoin d’être entendu, reconnus dans leurs préoccupations du quotidien.

La commune, qui constitue l’entité politique la plus proche du citoyen, doit être un exemple de bonne pratique démocratique et de participation citoyenne. La politique dans l’intérêt des citoyens, et notamment des plus faibles, doit passer par des principes démocratiques forts au centre desquels l’éthique garantira le service de l’intérêt général et l’attention aux groupes de citoyens actifs, plutôt que l’accompagnement paternaliste de clientèles électorales.

Pour écolo, il y a lieu de revitaliser la démocratie à Charleroi à tous les niveaux de décisions :

  • en créant des lieux de débats publics, et en instaurant la démocratie participative, en dehors de tout lien de dépendance.
  • en sensibilisant l’ensemble du personnel politique à la pratique de la transparence telle qu’elle s’exerce déjà là où écolo porte des responsabilités.
  • Ecolo pratique depuis des années pour une autre façon de faire de la politique , avec moins de cumuls, plus de transparence, un meilleur contrôle démocratique. C’est donc tout naturellement une priorité pour nous. La crise que traverse actuellement la ville de Charleroi est bien une crise de la démocratie participative. Elle montre bien que des choses doivent changer et que ceux qui se sont souvent le plus farouchement opposés à nos propositions seront obligés d’en réaliser une grande partie notamment par la mise en place d’un audit permanent de contrôle des finances des ASBL para-communales et des intercommunales. (proposition que nous avons déjà faite il y a un an , suite à l’affaire AVAUX, préalable à la Carolo).

Pour aller au delà de cette crise de la démocratie représentative, nous proposons aussi de renforcer sensiblement les mécanismes de participation des citoyens à la vie communale et aux choix réalisés par la ville dans leurs quartiers. L’échelle du quartier nous paraît tout à fait intéressante pour rendre progressivement la ville aux citoyens, car les décisions qui concernent un quartier sont à dimension humaine.

Mettre en place de réels mécanismes de participation

Nous proposons donc :

  • de mettre en pratique le référendum à l’échelle de quartiers.
  • de mettre en place un budget participatif : il s’agit d’un mécanisme d’association directe des habitants de la ville à l’élaboration du budget communal. Les quartiers se réunissent en assemblées de quartier pour examiner les projets locaux. Ils désignent aussi des délégués dans des commissions qui se penchent sur des grandes options budgétaires. En même temps, les assemblées de quartier seront des lieux de réflexion et de débats où mettre en discussion des sujets aux enjeux locaux, faire émerger des propositions politiques qui aient valeur contraignante pour les autorités communales.
  • de permettre aux assemblées de quartier de désigner des délégués au sein d’un conseil de quartier qui puisse prendre en charge de façon suivie la gestion des intérêts des habitants . –d’élaborer un statut précis en vue d’accorder le soutien de la ville à des comités de quartier.
  • de modifier le règlement sur la participation du citoyen de façon à ramener à 500 signatures l’interpellation directe au Conseil communal, qui devra trouver place dans les premiers points de l’ordre du jour .
  • d’assurer une information communale neutre et pluraliste accessible à tous afin de garantir une transparence de l’activité politique: pages télétexte sur Télésambre, nouvelle chaîne interactive sur Télésambre, Charleroi Magazine tous les 15 jours ouvert aux conseils de quartiers, résumé du conseil communal sur Télésambre plus détaillé, possibilité d’abonnement aux ordres du jour du conseil communal, présentation de l’accord de majorité en début et à mi-mandat, présentation annuelle du budget à la population, formation des nouveaux électeurs d’autres nationalités.
Pour des pratiques politiques plus saines

Nous proposons :

  • de limiter drastiquement le cumul des mandats
  • d’identifier et prévenir les conflits d’intérêt, notamment au niveau des activités complémentaires du personnel de la ville
  • d’assurer la transparence des rémunérations et les limiter
  • de garantir la déontologie et lutter contre le clientélisme et les passe-droits
  • de mettre en place un audit permanent de contrôle.
  • de revoir les statuts du personnel communal de façon à objectiver le recrutement : remplacer les « examens » par des concours à l’issue desquels sont nommés les candidats les mieux classés à diplômes et ancienneté égaux.
  • d’asseoir la démocratie dans la communauté urbaine et les intercommunales en imposant des débats sur leurs objectifs annuels et sur la réalisation de ceux-ci, au sein du conseil communal.
  • d’assurer la transparence d’action et dans les comptes au sein de toutes les structures communales

Conclusions

La situation actuelle, provoquée par le parti socialiste en majorité absolue, est plus que préoccupante. Non seulement, la situation économique, sociale et environnementale est désastreuse, mais les pratiques politiques du PS que nous dénonçons depuis longtemps conduisent à des dérives dévastatrices au niveau de la confiance entre la population et les institutions démocratiques. C’est évidemment le parti socialiste qui porte l’entière responsabilité de cette situation. Il est grand temps de rénover les pratiques politiques et les politiques menées à Charleroi. C’est aujourd’hui une illusion de croire que la rénovation de la ville se fera par la rénovation du PS. La rénovation passera par l’arrivée au pouvoir d’une majorité partagée que nous voulons la plus progressiste possible. Pour écolo, la priorité devrait aller aux programmes les plus compatibles et pas aux connivences et arrangements peu avouables.

Si nous avons récemment proposé aux autres partis démocratiques de l’opposition de nous organiser jusqu’au 8 octobre dans un collège alternatif de service public, c’était exclusivement pour remplir les des missions de contrôle limitées et bien précises (audit, organisation des élections, suivi des décisions des échevins). C’était seulement une proposition qui visait à renforcer le poids de l’opposition démocratique sur certains points précis dans la situation de crise que nous connaissons. Cette formule permettait aussi de laisser la diversité du choix démocratique aux électeurs, et le choix de chaque liste de s’allier comme elle l’entend au lendemain des élections, en fonction du choix des électeurs. Ce n’était donc en aucune façon un engagement à gérer la ville avec MR et Cdh après le 8 octobre.

La liste écolo, ouverte sur la société civile, ancrée dans les préoccupations sociales et environnementales, rassemble des progressistes et des citoyens de gauche, des communistes et d’anciens membres du PS. Elle constitue l’alternative aux hommes et aux femmes qui en ont marre des pratiques de la majorité absolue socialiste, à ces hommes et ces femmes qui ont des préoccupations sociales fortes, qui rêvent de nouvelles solidarités, d’une ville conviviale où chacun à sa place, d’une ville où chaque citoyen est respecté et a son mot à dire dans les grands choix de la ville, d’une ville plus verte, plus propre, plus prospère, plus démocratique, où chacun trouve à se loger pour son budget, d’une ville où la culture et le sport sont pour tous. Nos propositions et nos orientations sont claires et plus que jamais pertinentes, tant au niveau de l’assainissement des pratiques politiques, que des politiques de fond à mener à Charleroi.

Au lendemain des élections, nous examinerons la situation politique avec attention. Aucune des formules possibles ne sera facile. C’est au regard de nos priorités et de notre capacité à les réaliser avec d’autres partenaires potentiels que nous jugerons et prendrons nos responsabilités.

Plus que jamais, il est indispensable que les électeurs soutiennent des changements significatifs. Nous leur proposons de donner une couleur, une orientation à ce changement. La composition de notre liste, nos propositions montrent une orientation claire et précise, qui pourra effectivement se concrétiser au lendemain des élections si les carolos nous donnent un poids suffisant pour changer les choses à Charleroi, positivement.


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