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Ecolo à Charleroi

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Journée du refus de la misère : la Ville s’occupe de son image, pas des racines du mal

  • Anne Cattiez, Conseillère communale
  • Jacqueline Lefin, Conseillère de l’Action sociale
  • Luc Parmentier, chef du groupe Ecolo du Conseil communal

Alors que l’on va célébrer dans le monde, ce mercredi 17 octobre, la “journée du refus de la misère”, la locale Ecolo Charleroi tient à s’associer à l’ensemble des associations qui mènent un combat quotidien et souvent difficile, pour permettre aux personnes les plus fragilisées de notre région de vivre dans la dignité.

Alors que notre région compte près de 22% de chômeurs (le taux le plus élevé du pays), que près de 3000 de ses habitants bénéficient du Revenu d’Intégration Sociale, que la Ville concentre nombre de personnes sans domicile fixe, que beaucoup de personnes âgées ne parviennent pas à joindre les deux bouts avec leur pension, que le logement à Charleroi est particulièrement vétuste et dans bien des cas, proche de l’insalubrité, que bien des quartiers bénéficient d’un cadre de vie médiocre, la locale Ecolo Charleroi souhaite rappeler ses priorités sociales et dénoncer la faiblesse des réponses de la majorité XXL face aux problèmes rencontrés par la population carolorégienne fragilisée.

Au niveau communal, la locale Ecolo Charleroi rappelle qu’il est impératif de lutter contre la pauvreté et non contre les pauvres ! Ecolo s’insurge contre les mesures récemment prises par la police pour nettoyer la ville des SDF qui y vivent plutôt que de dégager des solutions à leurs problèmes. Il regrette le fait que les pouvoirs communaux n’ont pas pris les mesures pour rencontrer les besoins des SDF qui occupaient le terril de Dampremy et travailler avec eux le projet de réinsertion sociale sous-jacent à leur occupation du terril.

Les écologistes rappellent leurs revendications pour permettre à chaque Carolo de vivre dans la dignité :

  • l’accès à un logement décent et bon marché. A Charleroi, il y a du pain sur la planche
  • l’accès à un enseignement de qualité (alors qu’à Charleroi, des directeurs d’écoles s’inquiètent des moyens qui leur sont actuellement attribués)
  • le droit à un environnement et un cadre de vie de qualité (alors que des quartiers les plus défavorisés sont délaissés par la ville au profit du centre ville)
  • le relèvement des allocations sociales ainsi que des bas salaires
  • l’individualisation des droits sociaux
  • la révision du Plan d’Accompagnement des Chômeurs qui exclut et renvoie au CPAS plus qu’il n’accompagne les précarisés vers un emploi durable et de qualité
  • l’accès équitable aux soins de santé pour tous (alors que ceux-ci risquent d’être plus couteux dès le mois de janvier).

Pour Ecolo, la santé d’une région ne se calcule pas uniquement à partir des chiffres de son PIB. Le niveau de pauvreté d’une région (près de 15% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et à Charleroi, les chiffres sont encore plus élevés) est un indice d’évolution qualitative d’une société


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