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Zones commerciales : stop à la cacophonie et à la politique de monopoly de la majorité XXL

  • Luc Parmentier, chef du groupe Ecolo du Conseil communal
  • Xavier Desgain, Secrétaire politique de la locale Ecolo de Charleroi

Introduction

Depuis plusieurs mois, Ecolo appelle la majorité XXL à faire preuve de cohérence par rapport aux très nombreux projets de surfaces commerciales sur le territoire de la ville de Charleroi. Après avoir contesté des projets d’implantations commerciales au nord de l’autoroute de Wallonie, après avoir mis en évidence le gaspillage de zones d’activités économiques pour en faire des zones commerciales à Gosselies, après avoir proposé une motion appelant à une vision globale de l’implantation des centres commerciaux en lien avec le projet Citadella à Farciennes (200 enseignes prévues sur 10 hectares), il nous paraît indispensable d’intervenir pour exiger de la majorité XXL qu’elle mette fin à la cacophonie dans ses prises de position et qu’elle donne des indications claires sur ses intentions, tant pour la population que pour le commerce existant et les investisseurs potentiels. En effet, le flou total des réponses de l’échevin de l’Aménagement du Territoire sur le devenir de la zone du Palais des Expositions, l’imprécision de l’affectation des zones pour l’aménagement du quartier est de la ville haute, le flou des prescriptions urbanistiques qui pourraient être imposées au projet Robelco, les déclarations divergentes des membres du Collège communal sur tous ces projets démontrent que les membres de la majorité ne sont pas d’accord entre eux sur ce qu’il faut faire pour le centre de Charleroi.

Cette cacophonie et ce manque de sérieux flagrant nuisent à de nombreux Carolos qui ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés, nuisent aux commerces locaux qui vivent dans l’incertitude du lendemain et nuisent à la crédibilité de la Ville face aux investisseurs potentiels. De plus, en l’absence de ligne directrice claire, les investisseurs et les spéculateurs font ce qu’ils veulent, s’approprient des quartiers sans se soucier du sort de ceux qui y vivent et qui en vivent, et agissent seulement pour leurs intérêts purement financiers, ce qui est inacceptable. Tout se passe comme si des investisseurs jouaient au Monopoly sur Charleroi, sans que le pouvoir communal ne fixe les règles du jeu !

Dans ce contexte, il est essentiel pour les écologistes que le pouvoir communal définisse avec précision ses objectifs pour l’aménagement du centre ville et de ses principaux quartiers commerciaux et qu’il donne des directives claires aux investisseurs potentiels. Nous voulons l’y appeler en proposant quelques lignes directrices fortes, pour préserver tant les intérêts des habitants de Charleroi que de ses commerçants et de ses investisseurs.

Il y a trop de projets de centres commerciaux sur la ville et aux alentours

La région de Charleroi connaît un nombre incroyable de projets de centres commerciaux. Un record national. Nous connaissons ainsi sur le seul territoire de la ville le projet Foruminvest, l’extension de Ville 2 (10.000 m2) et de City-Nord (10. 000 m2), Mecco Gossent, le projet Robelco sur la ville basse (30.000 m2), le projet Equilis à Gosselies (30.000 m2 bureaux et commerces), le projet de centre commercial autour du projet du stade de foot à Gosselies, le projet de Retail Park à Gosselies derrière Massive (10.000 m2, avis négatif de la Ville sur le permis socio-économique), et un projet à Gilly, sur le site des vallées (10.000 M2, avec du logement). Reste encore le projet dormant entre la place de la Digue, la rue de la Montagne et le boulevard de l’Yser ! Il faut y ajouter le projet des motards à Chatelineau, celui de Citadella à Farciennes, le projet d’extension du complexe du Bultia, un projet sur Courcelles et un sur Trazegnies sur le site du terril N°5. Il est évident qu’il est tout à fait impossible que tous ceux-ci aboutissent sans mettre à mal, voir mettre en faillite d’autres centres commerciaux et d’autres commerces sur le territoire de la ville. Il ne faut pas rêver, le portefeuille des Carolos n’est pas extensible, bien au contraire.

Une étude réalisée en 2004 par l’IGEAT démontre qu’au niveau du bassin de vie de Charleroi, les emplois perdus par les commerces dans les zones commerciales urbaines (centre de Charleroi, de Gilly, Marchienne et Gosselies) ne sont pas compensés par les emplois créés par les zonings commerciaux qui se sont développés en périphérie ! On doit donc parler de pertes d’emplois et non de création d’emplois dans ce mouvement de migration des commerces du centre vers la périphérie de Charleroi ! Cette étude met en évidence l’existence d’un gros noyau commercial en centre ville de Charleroi et sept petits noyaux. Le taux de vacances des espaces commerciaux est le plus élevé des régions urbaines, ce qui indique que l’on est déjà à la saturation des zones commerciales et que tout nouveau projet risque de déstabiliser plus encore les zones commerciales existantes. Le noyau de Gilly est dans un environnement défavorable avec des revenus de 19% en dessous de la moyenne, ce qui explique sans doute la volonté de la chaîne Carrefour d’y fermer son magasin. Le noyau de Gosselies est entouré de deux parcs commerciaux dont un des plus grands de Belgique (City-Nord) et de deux hypermarchés.

Comment dans ce contexte vouloir encore soutenir la création de nouveaux centres commerciaux ? Si l’on suit les recommandations de l’étude de l’IGEAT, de nouveaux centres commerciaux ne peuvent se développer opportunément que dans des zones où les revenus de la population sont en augmentation. Dans la région de Charleroi, d’après cette étude, aucun projet de zone commerciale ne répond à ce critère, à l’exception de la zone commerciale du Bultia à Gerpinnes. Cela met clairement en évidence le fait que tout nouveau projet en dehors de cette zone menace les commerces existants et que le bilan d’emplois ne peut aucunement être positif.

Préférer les entreprises régionales ou locales aux multinationales

Dans le secteur commercial, nous disposons encore de nombreux commerces de détail gérés et capitalisés par des habitants de la région de Charleroi. En incitant les enseignes multinationales à s’installer sur de vastes zonings commerciaux dans ou à proximité de la ville de Charleroi, c’est tout ce tissu d’indépendants et d’entrepreneurs régionaux que l’on menace car il est évident qu’un des buts de ces grandes multinationales du commerce est d’éradiquer la concurrence des petits opérateurs et des petits commerçants pour poursuivre leur propre croissance. Or, il nous paraît important de conserver des opérateurs locaux et régionaux, d’une part parce que les bénéfices de ces activités sont localisés dans notre région, d’autre part parce que ces commerçants sont bien souvent plus proches de leur clientèle et plus aptes à assurer un service personnalisé et de qualité.

Lier la localisation des zones commerciales avec la mobilité de demain

Tout le monde se rend compte que l’ère du pétrole bon marché touche à sa fin. Cette situation va avoir des retombées sur les habitudes de déplacements des habitants de la ville et sur l’aménagement du territoire. Il est donc essentiel de concevoir l’implantation des futures zones commerciales par rapport à leur accessibilité en transports en commun et par la mobilité douce. Les projets trop excentrés sont donc à éliminer. Le schéma de développement de l’espace régional, le SDER, dont la Région wallonne s’est dotée depuis 1999 est d’ailleurs très clair à ce propos puisqu’il précise à la page 177 que « L’implantation de centres commerciaux et de grandes surfaces commerciales à l’écart des villes et des noyaux d’habitat ne sera plus autorisée». Le Ministre Antoine, en juillet dernier, a réaffirmé sa position : « (…) Quelle est notre philosophie depuis trois ans en la matière ? C’est de privilégier les pôles urbains et d’y conforter le tissu commercial. Nous disons aux grandes enseignes : investissez les centres-villes ! (…) » ! Pourtant, la réalité est tout autre : le développement et l’extension de City Nord, le projet de Requilis à Gosselies, le projet Citadella, le projet de centre commercial à Trazegnies et même une éventuelle extension du complexe du Bultia notamment vont à contresens des impositions du SDER.

De plus, les autres commerces de détail doivent être progressivement recentrés dans des zones urbaines très bien desservies par des lignes de bus ou de métro importantes. Le centre de la ville de Charleroi constitue donc un endroit très intéressant, de même que d’autres noyaux commerciaux existants sur le territoire de la ville de Charleroi. Dans ce contexte, il est évident que tant le projet de Foruminvest que le projet de Rebelco et que la plupart des petits noyaux de commerces de détail de la ville sont franchement mal desservis actuellement. Si le projet d’une concentration du commerce vers le centre ville veut être une réussite, comme le SDER le recommande, il doit s’accompagner d’un plan de redéploiement massif et volontariste des transports en commun. Ce n’est pas le seul bouclage de la boucle du métro qui y parviendra. Le pouvoir communal doit pouvoir, en concertation avec le TEC, désigner les zones sur lesquelles devront se concentrer les commerces de détail et tout mettre en œuvre pour leur assurer un service de transports publics sûrs, fréquents et attractifs. Le projet Foruminvest, s’il est choisi, doit être associé au déplacement de la gare de l’Ouest vers la station de métro Beaux-Arts, et, dans tous les cas, les sites propres de bus sur la N5, prévus par le plan de mobilité adopté par tous les partis, doivent être réalisés. Les seules villes qui ont réussi ces dernières années à développer leurs activités commerciales dans leurs quartiers commerciaux préexistants dans la zone urbaine sont ceux qui ont investi massivement dans l’accessibilité de leur centre en transports en commun. La réussite de la ville de Hasselt est exemplaire à cet égard. Notons également que le parc commercial de Gosselies, quatrième en importance en Belgique, est lui aussi très excessivement mal desservi par les transports en commun, ce qui explique la difficulté d’y aller en voiture le vendredi soir ou le samedi par exemple.

Pour que toutes les activités gardent leur place dans la ville

Une ville, c’est des gens qui y vivent, ce sont des commerçants locaux qui ont leur place et qui gagnent leur vie, ce sont des lieux culturels où toutes les activités sont accessibles, c’est une mixité d’activités dans tous les quartiers, ce sont des propriétaires variés et multiples, qui investissent en bon père de famille. C’est pour le moment tout le contraire qui se passe : nous avons du côté de la rue de la Montagne et vers la place de la Digue un promoteur spéculateur qui gèle tous les bâtiments dont il est propriétaire et qui bloque de nombreux logements potentiels sur la ville sans réaction particulière des autorités communales, nous avons maintenant à la ville basse un investisseur qui rachète presque tout un quartier en y éliminant ce qui ne lui convient pas (commerce local, logement, activité culturelle) sous le regard passif, voire bienveillant du pouvoir local . Nous avons enfin Foruminvest qui fut pressé par le pouvoir communal sortant d’ouvrir un peu son projet au logement et de le rendre un peu plus mixte. Le projet actuel ne comporte toutefois pas assez de logements pour être équilibré et suffisamment mixte. Le développement de centres commerciaux urbains doit donc être associé au développement du logement dans ces mêmes zones, au maintien et à la création d’espaces culturels, à l’implantation d’espaces verts et à la mixité des activités et des fonctions.

Pour des projets autonomes en énergie

Les villes du futur qui se préparent sur tous les continents sont conçues pour être les plus autonomes possible en énergie. Et le projet imaginé par les citoyens dans Charleroi 2020 pour la ré-urbanisation de la zone du Palais des Expositions voulait faire de cette zone une vitrine internationale de toutes les technologies d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables. Cet espace offre en effet des possibilités exceptionnelles pour cela. Ecolo demande donc que cette condition soit imposée à tous les investisseurs qui veulent construire des zones commerciales et des logements, pour que ces constructions intègrent les techniques les plus à la pointe pour ne pas consommer d’énergie, pour déjà intégrer les contraintes du futur. C’est une indispensable garantie pour que ces zones commerciales soient rentables dans la durée. L’indispensable rénovation du chauffage urbain et son développement futur sur le centre ville y est bien évidemment lié et devra, pour Ecolo, faire partie des conditions imposées aux investisseurs immobiliers, et ce d’autant plus que le permis de la centrale TGV de Marchienne est lié à la recherche de débouchés en chaleur pour faire de la cogénération.

Monter des projets en impliquant les habitants et les commerçants concernés

La bonne gouvernance implique la participation de tous les acteurs concernés par le redéploiement de Charleroi et le remodelage des quartiers dans lesquels ils vivent et travaillent. En accélérant le traitement des dossiers et en amenant in extremis et à la va-vite des dossiers devant le Conseil communal (schéma directeur de la zone Palais des Expositions, projet Phoenix, quartier est de la ville haute), en imaginant sur la table à dessin d’un bureau l’avenir de plusieurs quartiers de la ville sans impliquer les citoyens, la Ville ne fait pas de la bonne gouvernance. Elle perpétue les vieilles méthodes des responsables politiques de la génération précédente et se prive du potentiel de rénovation que les Carolos possèdent eux-mêmes. La moindre des choses pour une majorité communale qui veut faire de la bonne gouvernance une de ses priorités, c’est de consulter sa population sur ces projets d’importance, c’est de tenter d’impliquer les Carolos dans la mise en œuvre concrète de ces projets. Pourquoi alors aller d’abord au MAPIC à Cannes pour vendre des pans entiers de la ville à des gros investisseurs étrangers plutôt que de mobiliser d’abord la capacité d’investissements des Carolos eux-mêmes ? Après avoir voulu vendre ses égouts à des investisseurs américains, la ville voudrait-elle vendre certains de ses quartiers à des sociétés immobilières internationales ?

Il faut absolument un plan d’ensemble pour l’aménagement du centre ville et des autres quartiers commerçants de Charleroi

On voit la ville développer des projets distincts et sans lien entre eux : Foruminvest à l’ouest, le quartier est de la ville haute, le quartier est de la ville basse, sans que ces projets ne paraissent coordonnés ou en lien avec les quartiers existants du centre ville et leur dynamique. Il paraît donc évident qu’un plan d’ensemble s’impose. Encore faut-il que la majorité XXL sache ce qu’elle veut. Il est pour le moins surprenant d’entendre la réponse très évasive de l’échevin de l’urbanisme lorsque nous l’avons interrogé sur la finalité de l’étude destinée à préciser l’occupation du sol du Palais des Expositions ou du quartier est de la ville haute. Toutes les indications semblent mises au conditionnel ! On nage donc dans le brouillard le plus total.

Par ailleurs, il ne semble pas y avoir de logique coordonnée pour soutenir l’existence et le développement des autres quartiers commerçants de la ville : ceux de Marchienne et de Gosselies sont en mauvaise posture, celui de Gilly connaît de véritables zones vides, notamment à cause de l’attraction des galeries commerçantes du Cora. C’est ainsi que la majorité XXL n’a même pas perçu la menace que pourrait faire peser sur le commerce carolo le projet Citadella à Farciennes, et plus particulièrement sur la grande zone commerciale de Gosselies. C’est assez surprenant. Le PS carolo a même annoncé son soutien au projet ! Alors que la ville de Namur considère que le projet farciennois constitue une menace sur son commerce local et sur l’aménagement de son territoire, la ville de Charleroi, plus proche et comptant un grand nombre de commerces qui pourraient être concurrencés par cet immense projet, n’y voit, elle, aucune menace. Elle refuse même qu’une concertation avec les autres communes du bassin de vie de Charleroi soit menée pour assurer des réponses cohérentes des pouvoirs locaux face à ces projets.

L’assouplissement de la loi dite de cadenas des grandes surfaces est une erreur surtout lorsque les communes d’un bassin de vie se font concurrence

Dans la motion que nous avions déposée au Conseil communal du mois de septembre à propos du projet Citadella, nous avions proposé une concertation entre toutes les communes du bassin de Charleroi pour dégager des attitudes communes face aux nombreux projets existants. Cette proposition n’a manifestement pas plu, les Carolos rejetant une concertation avec les autres communes ! Pourtant, Igretec aurait pu jouer un rôle de planification du territoire avec une meilleure vue d’ensemble que ce que les communes peuvent avoir séparément. Mais, manifestement, les communes se font concurrence et sont toutes prêtes à accueillir des zonings commerciaux sur leurs territoires, sans regarder au delà, et sans vision globale. Cette absence de vision globale, ce refus de chercher la concertation pour avoir cette vision globale sera sûrement responsable demain des futures friches commerciales et urbaines. C’est encore là une preuve du fait que, malgré les discours, la mauvaise gouvernance est toujours d’actualité à Charleroi. Dans ce contexte, l’assouplissement de la loi de cadenas est une vraie catastrophe de la majorité fédérale violette. Celle-ci doit donc absolument être revue si nous voulons éviter de laisser se créer les futures friches commerciales sur le territoire de la ville de Charleroi. Les élus fédéraux d’Ecolo déposeront très bientôt une proposition de loi pour changer la loi de février 2004 sur les implantations commerciales pour y intégrer des éléments d’évaluation d’impact du projet socio-économique et d’aménagement du territoire plus concrets, une plus forte liaison aux plans régionaux d’aménagement du territoire, et un meilleur encadrement des communes pour les implantations de moins de 1.000 m2. Cette proposition pourrait ainsi permettre de mettre fin aux concurrences désastreuses entre les communes d’un même bassin de vie auxquelles nous assistons pour le moment.

Conclusions

Les écologistes sont favorables au développement des activités commerciales pour autant qu’elles s’insèrent harmonieusement au tissu urbain existant et qu’elles se développent dans des zones où la mixité des activités et des fonctions est préservée. Nous ne sommes par contre pas favorables à la construction de nouveaux temples de la consommation, non seulement parce que les données objectives montrent qu’il y en a déjà assez, mais aussi parce que les moyens financiers des Carolos sont limités et que les pouvoirs publics doivent développer d’autres activités économiques plus durables sur le territoire de la ville de Charleroi pour créer de nouveaux emplois et améliorer le bien-être des habitants de la ville, dans les filières proposées par Ecolo dans son document « Des racines et des ailes ». Nous sommes aussi opposés à toute grande implantation commerciale à l’extérieur du centre urbain ou qui conduirait à décentrer encore plus le bassin de vie de Charleroi.

La Locale Ecolo de Charleroi demande donc à la majorité XXL qu’elle mette fin à la cacophonie à laquelle elle se livre et qu’elle définisse un plan d’ensemble de développement et de soutien du commerce de détail local. Ce plan doit s’intégrer dans un projet de ville et doit favoriser le commerce et les investissements régionaux, respecter les principes d’implantation dans les centres urbains inscrits dans le schéma de développement de l’espace régional et tenir compte de l’accessibilité par les transports en commun. Nous demandons également que ce plan intègre la dimension énergétique, pour que les nouvelles constructions et les rénovations conduisent à des bâtiments autonomes en énergie comme imaginé par les Carolos eux-mêmes dans les projets de Charleroi 2020.

Il nous paraît enfin fondamental de garantir la mixité des fonctions et la mixité sociale au sein de la ville et de son cœur en particulier. Cela vaut prioritairement pour le projet anversois sur la ville basse, mais aussi pour le projet Foruminvest. Il est en effet essentiel que la ville basse conserve ses commerçants régionaux, continue à accueillir des activités culturelles et sociales et que cette future zone commerciale ne soit pas un désert une fois les commerces fermés. L’importance des surfaces commerciales envisagées suscite la plus grande inquiétude de notre groupe local par rapport à cette nécessaire mixité des fonctions au cœur même de la ville. La façon dont le promoteur concerné agit et la réponse que la majorité XXL apporte jusqu’à présent ne fait que confirmer nos craintes. Il est grand temps que le pouvoir communal mobilise tous les outils dont il dispose pour imposer réellement cette mixité, s’il en est encore temps !

Enfin, les écologistes insistent pour que ces projets soient conçus et développés dans le respect des habitants des quartiers concernés et qu’ils soient associés à l’élaboration de ces projets dans le cadre de la bonne gouvernance et de la participation du citoyen à la vie communale. La majorité XXL doit absolument jouer son rôle de régulateur et de gestionnaire du territoire urbain. Face au nombre exagéré de projets de centres commerciaux sur la ville, le Collège communal devra faire des choix, accepter certains projets et en refuser d’autres. Dans ce contexte, il est essentiel que les promoteurs connaissent les critères qui seront choisis pour faire ces choix. C’est tout ce que nous demandons à la majorité XXL, si elle voulait écouter les citoyens et les propositions de la minorité active !


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