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La question du stockage des déchets industriels entre Charleroi et Marchiennes

  • Anne Cattiez, Conseillère communale

Monsieur l’Echevin,

Le mois passé, je vous avais envoyé une question écrite sur le problème de plus en plus préoccupant du stockage des déchets industriels longeant la route de Mons entre Charleroi et Marchienne-au-Pont, ainsi que le long de la Route latérale. La réponse plus que laconique que vous m’avez donnée me laisse sur ma faim. Vous renvoyez notamment la patate chaude au Comité technico-scientifique contre la pollution, comité qui ne dispose d’aucun moyen légal pour délivrer, suspendre, ou encore retirer des permis d’exploiter à des entrepreneurs indélicats.

Pas plus, le Comité technico-scientifique, bien qu’ayant acquis une crédibilité notoire en matière de lutte contre la pollution et ayant déjà soulevé le problème lors de différentes réunions avec l’ensemble des autorités de tutelle, n’a de pouvoir de police pour dresser des PV et prendre des mesures pour faire respecter les conditions d’exploitation comme par exemple ici, les aires de stockage sur le port autonome de Dampremy ou les terrains industriels compris entre la Route de Mons et le canal Charleroi Bruxelles. C’est donc en première ligne aux services de la Ville à agir.

Pour les dépôts à l’arrière de l’ancien musée de l’industrie, il s’agit essentiellement de dépôts de déchets provenant des usines sidérurgiques et principalement Duferco. Pour ne citer que quelques-uns :

  • Il y a un immense stockage de scories, dont certains monticules dépassent à présent le toit de certaines maisons du voisinage, (derrière la rue de l’écluse, la rue du Chenoy et la route de Mons). On parle de 600 mille tonnes de scories !
  • Il y a l’ancien site des AMS à Monceau occupé par les déchets de scories de l’Usine Riva, dont je n’ai reçu aucune réponse à la question écrite posée en avril dernier et qui vous demandait si l’activité exercée était conforme aux règles édictées par la députation permanente.
  • Sur le port autonome de Dampremy, Il y a quelques mois un nouveau dépôt d’agglomérés en provenance de Carsid s’est installé à la rue Latérale. Avec justesse, les riverains s’inquiètent de l’ampleur que prennent ces tas dont on ne connait pas la teneur exacte.
  • De plus, depuis quelques jours, un nouveau dépôt vient d’être installé le long du canal, à peu près à hauteur du dépôt précédent. Ce dépôt, d’après la police de l’environnement venue sur place devait être provisoire et, selon les responsables de l’entreprise SANDREA qui stockent les matières, … en attente d’un bateau. Malheureusement, si chargement de péniches il y a, d’autres dépôts viennent alimenter l’espace chaque jour. Il y a donc une véritable exploitation de l’espace qui s’est mise en place et qui, selon nos informations issues de la police de l’environnement est parfaitement illégale.

Cette partie de la ville habitée par les catégories de la population les plus défavorisées et situées dans les vents dominants (et notamment ce que l’on considère comme étant la Porte Ouest) est devenu un gigantesque dépotoir à ciel ouvert faute de volonté politique, traversé, de surcroît par une noria de camions qui déplacent quantité de poussières…

Monsieur l’Echevin pourrait-il nous renseigner sur :

  • la légalité de ces différents dépôts de scories ainsi que sur la teneur des matières stockées. (sur certains tas, pas une herbe, pas la moindre végétation) ?
  • Qui en est le propriétaire, qui gère les déchets ?
  • Quels sont les aires de stockages autorisées, pour quel volume ou tonnage ainsi que les références des permis d’exploiter ?
  • Quelles mesures comptez-vous prendre pour garantir un cadre de vie salubre aux riverains des rues avoisinantes ?
  • A l’heure où l’on parle de l’aménagement de la fameuse Porte Ouest, quand la Ville va-t-elle prendre les mesures nécessaires d’un réel plan d’aménagement et de rationalisation du stockage de tous ces dépôts ?

Je vous remercie.


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