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Affichette indigeste au Quick

Luc Parmentier (Ecolo) a écrit au bourgmestre. Après avoir dû retirer l’affichette, le gérant pourrait être poursuivi

  • Auteur : Didier Albin
  • Source : Le Soir

Interdire la mendicité est totalement illégal. Pourtant, à Charleroi Ville Basse, une affichette détournant le sens du règlement de police sur la mendicité l’a fait abusivement croire aux clients d’un restaurant fast-food. Jusqu’à ce que son enlèvement soit ordonné par une patrouille ce jeudi, après l’intervention d’un conseiller communal.

C’est l’écolo Luc Parmentier qui en a remarqué la présence sur les vitres du Quick au boulevard Tirou. « L’affichette indiquait qu’il était (sic) “strictement interdit de mendicité, de compromettre la sécurité, la tranquillité et la salubrité publique suivant le décret de la police de Charleroi”. » Le conseiller en a fait une question écrite au bourgmestre Viseur. Selon nos informations, il apparaît que le responsable de l’établissement a abusivement employé le logo de la police. Mais il a aussi transformé les dispositions de l’article du règlement qui stipule que « Les personnes se livrant sur le territoire communal à toute forme de mendicité, même sous le couvert de l’offre non professionnelle d’un service quelconque, ne peuvent troubler l’ordre public, ni compromettre la sécurité, la tranquillité ou la salubrité publiques. Qu’il leur est interdit de harceler les passants, les automobilistes ou de sonner aux portes. » Enfin, Luc Parmentier déplore que le montage intègre une photo de mendiant avec la mention « interdit ». En 2004, un courant d’opposition aux mendiants s’était déjà fait sentir lors du vote de la réglementation. À l’époque, Luc Parmentier avait déploré que l’on combatte les pauvres plutôt que la pauvreté.

Au Quick, le gérant Alain Vermeulen reconnaît avoir utilisé de manière abusive le logo de la police. Il dit avoir placardé ce message afin d’éloigner des indélicats qui importunaient sa clientèle jusqu’à l’intérieur du restaurant. « Les mendiants sont nombreux dans la ville et sur le boulevard Tirou », confie le responsable. Il dit avoir observé « des interventions plus fréquentes de la police et une baisse de leur présence ».

Aucun PV n’a été dressé mais une information a été établie. Outre les suites politiques qui lui seront réservées, l’affaire pourrait connaître des prolongements judiciaires.


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