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Les marchés font mal à la tripartite

Les « couacs » dans l’attribution des marchés publics se succèdent. Le bourgmestre pointe son administration du doigt.

  • Auteur : Isabelle Saussez
  • Source : Le Soir

Les repas scolaires, les pièces pour les véhicules et les chaudières hier. Les carnets de mariage, la médecine du travail et… les chaudières aujourd’hui. À Charleroi, la gestion des marchés publics a connu quelques fausses notes ces deux dernières années. Ainsi, on ne compte plus les retards d’un, deux ou trois mois voire plus, dans l’attribution des marchés et surtout leur concrétisation matérielle sur le terrain.

Ces quinze derniers jours, les couples de jeunes mariés ont ainsi dû se passer de livret de mariage en bonne et due forme. « Nous avons effectivement connu un tout petit problème de délai dans la livraison des livrets de mariage, confirme l’échevine de l’état-civil Françoise Daspremont (PS). Le cahier spécial des charges comportait une petite anomalie. Le document a donc dû revenir à mon département avant de retourner à la cellule des marchés publics. Cela explique les retards. Mais tout sera réglé pour la Saint-Valentin. »

Cette énième péripétie s’ajoute à d’autres. Celles survenues au département de l’Enseignement, pour la fourniture des repas scolaires, des denrées alimentaires de l’école hôtelière ou le transport des élèves. À l’Écologie urbaine pour la réparation des véhicules et du matériel mécanique. Aux Ressources humaines pour la continuité de la médecine du travail (voir ci-contre). Ou encore au département des Travaux et de la maintenance pour la fourniture des services de plomberie, d’électricité, de chauffage ou de peinture. « J’ai le sentiment que le problème n’est pas nécessairement politique. Il se situe plutôt au niveau de l’élaboration des bons de commande et des cahiers des charges, commente Philippe Barbion, délégué principal CGSP pour les ouvriers. Pour l’instant, je ne peux pas dire que rien ne rentre dans les magasins ou les services. Il y a moins de doléances qu’avant. Au compte-gouttes, il y a un vieux bon de commande qui arrive. Mais, concrètement, en plomberie, électricité ou menuiserie, c’est toujours globalement le règne de la débrouille. »

« Une culture de l’imprévision »

La situation commence à faire mauvais genre. La patience que doivent observer fonctionnaires et citoyens se mue peu à peu en découragement. Le pouvoir politique semble conscient des problèmes liés à la gestion des marchés publics. Et entend y remédier, si on en croit Jean-Jacques Viseur : « C’est culturellement difficile, avance-t-il. Avant, quand l’administration s’apercevait qu’un marché arrivait à terme, on prenait son téléphone et on appelait le fournisseur historique. Nous, on tente d’imposer une approche différente. Ça se fait au forceps. » Et le bourgmestre de réaffirmer que Charleroi est devenue une Ville modèle en matière d’application des règles de marchés publics.

Les fonctionnaires chargés de la rédaction des bons de commande et des cahiers des charges seraient donc dénués de tout sens en matière de gestion prévisionnelle ? Et porteraient donc seuls la responsabilité dans les problèmes de timing survenant dans les attributions des marchés publics ? Ils sont en tout cas, depuis quelque temps, invités à suivre des cours d’admini-stration dans la capitale hainuyère. Mons, une Ville dont la cellule des marchés publics compte dix personnes, contre trois seulement à Charleroi, secrétaire communale comprise… Cherchez l’erreur.


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