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Ecolo à Charleroi

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Pour une réelle politique de prévention de la jeunesse

  • Anne Cattiez, Conseillère communale

Il y a quelques semaines, plusieurs faits importants de vandalisme étaient commis dans les quartiers de Dampremy. Deux braquages dans la même rue en une semaine, 6 voitures incendiées en deux nuits, des rodeo de voitures volées organisée dans la cité Moret…. Les gens de ces quartiers m’ont exprimé leur peur, d’autant qu’à Dampremy, le bureau de Police a été fermé, bureau qui, semble t il, sera également bientôt fermé à la Docherie,.et dans d’autres quartiers.

Cette commune est une commune plus que déshéritée et dont l’aménagement du territoire, le logement ou la propreté dans ces quartiers laissent à désirer,… Ces éléments sont trop souvent des ingrédients propices à l’insécurité malgré les initiatives courageuses de certaines associations, tel le Comité d’Initiative de Dampremy..

Il y a quelques semaines, il m’avait été donné l’occasion de discuter à plusieurs reprises avec l’une ou l’autre bande de jeunes, se plaignant d’être laissés à leur désoeuvrement, « la Ville ne se préoccupant pas d’eux » selon leur expression… demandant à ce que des activités de jeunesse soient organisées pour eux, avec eux je dirais, dans les quartiers.

Mais d’autres événements violents se sont également produits ailleurs sur le territoire, à l’Athénée de Marcinelle à plusieurs reprises, ou le vandalisme commis sur certaines autres infrastructures scolaire ou sportive.

Ces événements démontrent le malaise existant qui est en train de s’installer tant dans la population qui ne peut accepter de telles agressions, que sans doute par rapport à ceux qui commettent ces actes répréhensibles.

La jeunesse de notre Ville mérite que l’on s’occupe d’elle .Je ne parle pas de cette jeunesse déjà organisée ((dans des mouvements de jeunesse, ou activités académiques)) mais celle désoeuvrée issue très souvent de milieux précarisés. Les statistiques des dernières semaines ont encore montré du doigt l’augmentation du pourcentage du chômage de cette tranche de population à Charleroi notamment. L’exemple (cité avant moi) de la Porte Ouest de jeunes encadrés par des éducateurs de terrain avaient permis à certains jeunes de repartir dans la vie et reprendre formation ou trouver un emploi.

Nous vous interpellons ce soir autour trois questions :

  • Nous aimerions connaitre exactement les moyens mis en œuvre en matière de politique de quartier pour s’adresser et prendre en charge ces jeunes en errance sociale. Dans quels quartiers ces politiques sont–elles actuellement efficientes. La fiche n°8 du Plan de Cohésion sociale, appelée » jeunes jugés dérangeants » ne propose pas encore de pistes concrètes de travail. Des régies de quartier existent mais ne couvrent pas semble t il toutes les communes ou les quartiers particulièrement touchés . (((Quels objectifs de réinsertion sociale sont proposés pour permettre à ces jeunes de sortir de ce désœuvrement.))) (((Quels acteurs sont associés pour établir une politique de partenariat? )))Certains quartiers de Charleroi méritent plus que tout le soutien à sa jeunesse. Peut être pistes nouvelles lors du colloque de Prague intitulé « Quartiers en crise »….
  • D’autre part en mai 2007, à la suite du problème de sécurité aux abords des écoles, et à la demande des directeurs, le groupe ECOLO avait demandé qu’une table ronde soit organisée afin de trouver des solutions durables. Une table ronde a été organisée il y a deux ans. Quelles conclusions ont été émises ? Avec quels résultats durables aujourd’hui? Ecolo rappelle sa proposition, plus que jamais d’actualité, de remettre en place une table ronde sur la sécurité sur la voie publique à proximité des écoles.
  • Troisièmement, alors que l’on parle à tout moment de politique de proximité, pourquoi avoir fermé des postes de police particulièrement dans les quartiers les plus sensibles ? il nous semble important qu’une police de proximité, de quartier puisse agir efficacement dans les quartiers afin d’assurer sa mission de sécurité bien nécessaire auprès de la population, mais également mission de prévention, de soutien et d’interpellation.

Pour Ecolo il nous semble nécessaire que des mesures coordonnées soient prises par de nombreux acteurs (forces de police locale, agents de quartiers, services de la jeunesse et de la culture, de la prévention des assuétudes et de l’aménagement territorial du centre ville, steward urbain, justice, service d’aide aux victimes, pouvoirs organisateurs de l’enseignement, comités de parents,…) tant en matière de prévention, de mise en place d’activités accessibles pour les jeunes qu’en matière de répression pour assurer sécurité, convivialité et tranquillité dans les quartiers et à la sortie des écoles de la ville de Charleroi, et que ces mesures soient coordonnées avec les directions d’écoles responsables pour leur part de la tranquillité à l’intérieur de l’école.


Webmaster Webmaster ·  25 mars 2009, 11:34

La politique de prévention de la jeunesse, les alternatives, quelles sont-elles pour les jeunes de Marchienne, Monceau et environs? Le chapitre fut développé conjointement par les conseillères Malika El Bourezgui et Anne Cattiez Ecolo). Pour elles, rien de vraiment concret dans le projet de cohésion sociale. Alors? Alors, tout en fustigeant le libellé repris dans le Plan -“Jeunes, juges et dérangeants”, estimé à connotation péjorative, elles sont convaincues que “Notre jeunesse, surtout celle issue des milieux précarisés, mérite mieux que le désoeuvrement”. Un désoeuvrement qui peut s’exprimer par des débordements, comme récemment à la cité Moret, à Dampremy, ont-elles rappelé. “Il nous semble que des actions concrètes doivent être entreprises par tous les acteurs”. Pour le bourgmestre, actuellement, 5 éducateurs et 5 médiateurs sont affectés à cette problématique plus particulièrement. “La réorientation entamée devrait fournir une réponse plus adaptée aux besoins des jeunes”. Quant aux incidents, et donc à l’aspect sécurité proprement dit, J-J. Viseur a rappelé combien avaient été promptes dans leur réaction les équipes de police. Débordant sur le sujet, il a également dit un mot de la sécurité aux abords des écoles. Il a indiqué que depuis un an maintenant, un groupe de travail transversal Ville-directions d’école se penchait sur la question. Les réflexions feront bientôt place à des propositions. Enfin, concernant les bureaux de police de Dampremy et de la Docherie, le bourgmestre à indiqué que, s’agissant du premier sa fermeture s’était imposée compte tenu de l’état du bâtiment; pour le second, la clé sous le paillasson n’était pas à l’ordre du jour.

Source : site officiel de la Ville de Charleroi

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