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Quelle alternative pour les jeunes de Marchienne, Monceau-Sur-Sambre et environs ?

  • Malika El Bourezgui, Conseillère communale

Monsieur le Bourgmestre,

Le plan de cohésion sociale de la ville de Charleroi présenté au Conseil communal précédent, ne reprenait pas la pérennisation de l’animation de quartier de Marchienne.

Cette décision ne peut que surprendre lorsque l’on connaît la situation très problématique de Marchienne et ses environs où le contexte socio-économique et environnemental est très précaire.

Dans le cadre du Plan de prévention et sécurité, une équipe d’éducateurs de rue motivés travaillait dans les quartiers de Marchienne depuis plus de 8 ans. Leurs activités s’étendaient jusqu’à la cité Malghem à Monceau-sur-Sambre qui reste un désert en matière d’activité jeunesse. Par leur présence, leur écoute, leur dynamisme et leur parfaite connaissance du terrain et de la population locale, ils ont réussi à créer du lien avec les jeunes et les familles des quartiers les plus défavorisés de ces zones.

Face aux dealers et aux trafics divers qui se sont développés dans ces quartiers, ils avaient le mérite de proposer des alternatives aux jeunes et aux familles telles que diverses activités sportives, culturelles, festives et des loisirs. Ils avaient gagné la confiance de la population au point où des parents venaient les trouver pour qu’ils interviennent auprès de leurs enfants désorientés et des jeunes en difficulté n’hésitaient pas à leur demander conseil. A leur contact, des jeunes ont eu la vocation de devenir eux aussi des éducateurs.

Aujourd’hui qu’ils ont dû quitter les lieux :

  • que reste-t-il pour ces jeunes et ces familles qui ne comprennent pas cet abandon ?
  • quelle alternative leur propose-t-on ?
  • quelles sont les motivations de ce retrait inexpliqué à la population locale ?
  • peut-on vraiment se permettre d’abandonner cette population ?
  • que sont devenus ces éducateurs ?

D’autre part, une nouvelle cellule intitulée « jeunes jugés dérangeant » vient d’être créée pour faire de la médiation entre les riverains et les jeunes.

Ne pensez-vous pas que cet intitulé peut être considéré par les jeunes et les parents comme porteur de jugement et provocateur ? Un titre tel que « partage de l’espace public » ou « respect de l’espace public » n’aurait-il pas été plus judicieux.

D’autre part, pourriez-vous nous dire :

  • de combien de personne est composée cette cellule ?
  • sur quel territoire devra porter son action ?
  • quels sont leurs moyens ?
  • pourquoi avoir choisi sa localisation à Gosselies et pourquoi pas à Marchienne ou Monceau ?

Je vous remercie de votre attention.


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