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Écolo : être prêt pour la sortie de la crise

Les Verts carolos estiment avoir en main plus qu’un plan de relance pour l’économie de demain : « Consolider les racines, déployer les ailes ».

«Il faut se préparer pour être en mesure de sortir de la crise. Pas seulement dans le cadre d’un plan de relance, comme l’envisagent autres partis. Il faut consolider, redéployer l’économie, et travailler à la transition écologique qui nous tient tant à coeur. » Le député fédéral Écolo, Jean-Marc Nollet, a donné le ton, hier, lors de la présentation du programme économique des verts carolos, baptisé « Consolider les racines et déployer les ailes ».

Il s’agit de la version actualisée, en particulier à la lumière de la crise économique, de la réflexion faite en 2005 par Écolo après consultation du monde syndical et patronal. Les Verts sont conscients que la Région wallonne ne pourra s’en sortir seule, mais des outils peuvent être activés pour tirer profit de la sortie de cette crise. Être prêt, donc. Pour Charleroi, Écolo a identifié trois axes.

Le premier concerne l’accueil des entreprises. Les terrains identifiés sont aujourd’hui occupés à 85 % par des activités économiques. Il importe d’identifier de nouvelles zones. Mais dans une perspective de redensification urbaine, « il faut ramener de l’activité économique dans le tissu urbain », explique Xavier Desgain, tête de liste à Charleroi. Et ce en améliorant la qualité de l’espace public et en renforçant les espaces verts.

Formation continue

Il convient de mieux utiliser certains terrains accueillant déjà occupés. C’est le cas à Gilly et Montignies-sur-Sambre. Des espaces sont mal valorisés (Technopole Villette), des friches industrielles subsistent alors qu’elles ont un vaste potentiel. Par exemple le site de la Providence, les anciennes aciéries Allard ou encore les Mottards à Châtelineau. L’écopôle de Farciennes convainc Écolo, mais à condition d’en renforcer les critères de développement durable.

S’appuyer sur les compétences que recèle la région est l’autre axe fort défini par Écolo. Qui lance l’idée d’un plan de formation continue pour ceux qui seront contraints, en ces temps de crise, à l’inactivité, explique Isabelle Meerhaeghe. D’autres pistes sont avancées : l’adaptation des emplois à la filière verte, la formation de spécialistes en énergie, le renforcement des crédits en recherche et développement pour réorienter les productions industrielles.

Pôle de compétitivité

Dernier axe : mieux soutenir la créativité et l’innovation, génératrices d’emploi. Et ce dans le domaine non marchand, où les besoins sont identifiés à tous les âges de la vie, et dans le domaine de l’éco-rénovation. Les Verts plaident également pour un véritable 6e pôle wallon de compétitivité dédié à l’économie verte. « Les entreprises orientées vers la technologie verte pourraient ainsi bénéficier de davantage de soutien », dit Nollet. Écolo propose aussi de faire de Charleroi le pôle wallon du recyclage et d’établir aussi dans la région une plateforme recherche et développement en énergies renouvelables et en économie à bas carbone. On ne partirait pas de rien : le biopôle s’inscrirait davantage dans cette perspective et une entreprise comme la Sonaca a lescompétences pour produire des pales d’éolienne toujours plus sophistiquées, pense Desgain. Consolider les racines, déployer les ailes…


Favorable à une nouvelle cokerie

Duferco semble plutôt séduire les Verts. Même lorsque le groupe sidérurgique italien annonce qu’il étudie la construction d’une nouvelle cokerie sur le site de Carsid à Charleroi… « Une phase à chaud sans cokerie, c’était s’exposer à des difficultés. C’est ce qui se passe, réagit Xavier Desgain. Le projet de Duferco est par conséquent une bonne nouvelle pour la sidérurgie carolo. » Antonio Gozzi, le patron de Duferco en Belgique, a en effet annoncé un investissement de plus de 200 000 €, d’une capacité de 700 000 tonnes de coke par an. « On peut en être d’autant plus satisfait que Duferco va dans le bon sens. La technologie sera différente : les fumées resteraient en circuit fermé pour éviter la pollution. Et la cokerie servirait aussi à la production d’énergie . » Un domaine dans lequel Duferco s’est déjà investi, avec la construction d’une centrale à turbine gaz-vapeur à Marchienne. Une diversification qui plaît aussi à Écolo qui, par ailleurs, salue que Duferco explore d’autres pistes que le secteur automobile pour écouler son acier.


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