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Ecolo à Charleroi

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Absence d’actions dans le cadre de la Semaine de Mobilité

  • Xavier Desgain, Conseiller communal.

La semaine de la mobilité à Charleroi s’est terminée comme elle avait commencé, dans la plus grande discrétion et dans l’indifférence générale. Les voitures ont continué à s’entasser dans les travaux du métro, les bus n’ont pas plus roulé que d’habitude, les bouchons sont restés là où ils se créent tous les jours, les parkings vélos n’ont pas vu de nouveaux deux roues.

En 2008, la ville avait organisé un dimanche sans voiture à la ville basse, une journée d’animation « autour du Ravel », des rencontres de la mobilité à Monceau Fontaine.et deux journées d’animation dans les écoles. Pendant ce temps, la SNCB faisait un tout petit geste, offrant quelques 250 petits déjeuners à se répartir entre les quelques 10 000 navetteurs par jour qui transitent par la gare de Charleroi. C’est bien peu.

Cette année, après que le collège ait pris connaissance du bilan carbone de la ville et de l’importance des transports dans ce bilan, après s’être donné des objectifs de réduction d’émissions de CO2, nous pouvions espérer des actions plus visibles et plus amples. Hélas, notre ville n’a fait que très peu de choses. Pendant que la SNCB redistribue ses pauvres 250 petits déjeuners sans se rendre compte de la réelle fréquentation de sa grande gare, la ville, elle, abandonne le dimanche sans voiture, n’organise plus de rencontres de la mobilité, ne fait plus rien autour du Ravel et se limite à une sensibilisation de deux jours dans les écoles primaires, et à l’annonce de l’élaboration d’un plan de mobilité (on recommence donc celui réalisé entre 2002 et 2003 alors que de nombreuses recommandations restant pertinentes ne sont toujours pas réalisées) et d’un plan de déplacement scolaire.

Ces actions timides semblent par ailleurs en décalage avec les actions prônées par la région wallonne, qui insistaient sur l’impact de la mobilité sur l’environnement et plus particulièrement sur les émissions de CO2. Cette semaine de la mobilité était donc l’occasion rêvée pour prolonger le bilan carbone de la ville dans des mesures de conscientisation concrète en matière de mobilité. Je pense tout particulièrement aux propositions d’actions régionales destinées aux deux premières années du secondaire (mise à disposition d’un dossier pédagogique pour les écoles et d’un passeport mobilité pour les élèves), aux propositions d’actions dans les zones d’activités économiques, qui seraient bien nécessaires pour les zonings de Gosselies et de Jumet (à l’instar des actions réalisés sur le Sart Tilman à Liège, à Créalys à Namur et dans le zoning de Nivelles Sud), ainsi qu’aux actions pour la mobilité douce et les journées sans voitures mises en place dans 28 communes wallonnes. C’était aussi l’occasion de mener des actions au sein du personnel de notre ville pour inciter à utiliser soit le co-voiturage, soit les transports en commun ou la mobilité douce pour se rendre sur leur lieu de travail.

J’en viens au clou de la semaine : l’absence totale de bus à la clôture du concert de radio NRJ pendant les fêtes de Wallonie. Comme écologiste, je ne comprends pas comment on peut laisser s’organiser une manifestation d’une telle ampleur sans prévoir un dispositif de transport en commun sur les principales lignes de l’agglomération, tant pour l’aller que le retour. Les images de la station de bus noire de monde à 22h45, mais sans aucun bus, ont un impact très négatif pour la mobilité douce. A quoi bon inciter les jeunes à une autre mobilité dans les écoles si un service de transport en commun n’est pas organisé pour une manifestation qui draine autant de jeunes de notre ville.

Un peu de cohérence et de bonne volonté, et cette semaine de la mobilité pourrait enfin jouer son rôle : mobiliser pour une mobilité durable.


Webmaster Webmaster ·  30 septembre 2009, 10:44

C’est vrai que la participation de la ville à cette opération initiée par la Région wallonne n’a pas été spectaculaire cette année. Mais, a tout de suite indiqué Paul Ficheroulle, qui s’est défendu de ses choix, “Je dois être l’échevin de la Mobilité le plus pauvre de Wallonie”, référence faite au peu de personnel dont dispose sa cellule pour mener à bon terme ce type d’actions. “Nous avons donc dû sacrifier des actions symboliques au profit d’actions plus concrètes”, par exemple l’élaboration d’un Plan de déplacement scolaire: “Cela demande une organisation considérable mais je m’y engage, mais il faut aussi une même implication de la part des directions d’écoles, du corps enseignants et des parents”. Se réjouissant de l’entame de ce projet, Xavier Desgain a dit néanmoins regretté qu’en pleine semaine de la mobilité on n’ait pas saisi l’occasion de sensibiliser les jeunes, par exemple, non seulement via les écoles (ce que la Ville a fait) mais lors d’un grand événement comme le concert NRJ, clou des Fêtes de Wallonie où ils étaient plusieurs dizaines de milliers. “On aurait pu conclure des partenariats avec les TEC; on auraient pu prévoir des bus pour les véhiculer”. Idée que le président de la société de transport et conseiller Gérard Monseux (PS) a promis d’examiner, à condition qu’on la lui soumette.

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