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Le coût des déchets en question

La répartition des coûts de collectes et de traitement des déchets entre les communes associées de l’ICDI est-elle appelée à changer ?

La question est au coeur d’un débat lancé par l’intercommunale elle-même qui vient d’adresser à l’ensemble de ses membres un courrier dans lequel elle les interroge sur leur volonté de voir modifier la clé de calcul de leur contribution à la répartition des coûts.

Quatre d’entre elles ont répondu jusqu’à présent, selon le président de l’ICDI Gérard Monseux. Ce qui est peu étant donné l’envoi à la mi-février. À l’instar de Montigny-le-Tilleul dont la députée bourgmestre MR Véronique Cornet estime que la population paie trop cher le coût de ce service, les communes de Pont-à-Celles, Ham-sur-Heure et des Bons Villers se sont déclarées en faveur d’une mutualisation des coûts de collecte et de traitement.

Afin de clarifier une formule de calcul opaque, selon les termes de Cornet. « Un système institué en 1978, précise Gérard Monseux, et jamais mis en cause » .

Précisément, l’entrée en vigueur du décret wallon sur le coût-vérité des déchets amène de nouveaux paramètres. L’absence de réponse de Charleroi, principal actionnaire de l’ICDI avec 49 % des parts, a amené ce lundi soir le conseiller communal écolo Xavier Desgain à interpeller le Collège sur sa position en la matière. Car il est clair qu’elle sera déterminante dans l’évolution du dossier.

Xavier Desgain estime que le calcul du coût sur base du temps de prestation des collectes constitue une base saine. « Par contre, des éléments me posent problème, dit-il. Les contributions pour les temps de parcours des camions entre l’unité de Pont-de-Loup et le centre de tri sélectif de Charleroi n’apparaissent pas clairement » .

Desgain souligne en outre que le coût des collectes sélectives doit être intégré dans le décompte. Selon nos informations, une mutualisation aurait un impact très négatif sur les finances de Charleroi et de trois autres communes situées à proximité des installations de l’ICDI, à savoir Aiseau-Presles (qui les accueille), mais également Farciennes et Châtelet. Dans de telles conditions, une mutualisation ne devrait pas recueillir la majorité des voix lors de l’assemblée générale du 24 mars prochain.

ICDI : Charleroi ne paiera pas davantage

Quatre communes membres de la zone ICDI souhaitent voir mutualiser les coûts, c’est-à-dire que les contributions ne se feraient plus selon des paramètres différenciés, mais au nombre d’habitants sans tenir compte des temps de collecte et de déplacement des camions. Au bout du compte, trois communes seraient pénalisées : Charleroi se verrait réclamer 700 000€ par an de charges en plus, Châtelet augmenterait de 100 000€ et Farciennes paierait près de 45 000€ de plus. Imbuvable ? Le bourgmestre Jean-Jacques Viseur a indiqué qu’il ne fallait pas que le changement de formule amène un supplément de charges sur le dos de ses concitoyens. C’est donc clair : la Ville qui contrôle 49 % des parts de l’ICDI s’opposera à la mutualisation des coûts comme la veulent Ham-sur-Heure, Montigny-le-Tilleul, Pont-à-Celles et les Bons Villers, les communes les plus éloignées des installations de l’intercommunale. Une solution doit être trouvée pour le 24 mars prochain où les communes se retrouvent pour tenter de trouver un consensus.


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