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Santé des jeunes sportifs carolos en lien avec la qualité de l’environnement

  • Xavier Desgain, Conseiller communal

L’échevine des sports a communiqué à la presse les résultats du rapport d’activités du service de médecine du sport du CHU de Charleroi dans le cadre du contrat de gestion entre la ville et l’ISPPC relatif à la prise en charge du suivi médical et de la prévention santé des jeunes de moins de 19 ans. Ce rapport met en évidence une proportion anormalement élevée de jeunes sujets à l’asthme d’effort. En effet, sur plus de 1406 jeunes ayant participé à cette étude, 681 ont subi le test d’asthme d’effort. Ce test consiste à mesurer les capacités respiratoires (capacité vitale et débit expiratoire maximal) d’un individu avant un effort et 10 minutes après une course de 6 minutes au maximun des possibilités des sujets. Lors de ce test, on a constaté que plus de 15% des jeunes sportifs présentent les symptômes de l’asthme à l’effort, alors que lors d’un test similaire réalisé au niveau national en 2000, seulement 7,4% des jeunes étaient positifs à ce test !

C’est une observation préoccupante, d’autant que la littérature scientifique met de plus en plus en évidence la mauvaise qualité de l’air comme cause d’une augmentation des cas d’asthme d’effort. A titre d’exemple, en France, une étude menée par l’Inserm dans le cadre du projet international ISAAC (International study of asthma and allergies in chilhood)[1]a établi une corrélation  entre la pollution atmosphérique de proximité et le développement de l’asthme et des allergies chez les enfants, ce qui confirme donc les résultats des analyses et tests réalisés par le CHU de Charleroi.

Dans ce contexte, il me paraît important d’agir au niveau de la ville, dans le champ de ses compétences, pour contribuer à réduire la pollution de l’air, et plus particulièrement des particules fines dont le niveau moyen reste élevé malgré le ralentissement de l’activité sidérurgique, afin de diminuer la concentration moyenne de ces polluants atmosphériques, notamment au niveau du trafic routier et du chauffage des logements, sur lesquels la ville a une prise. Et j’insiste ici sur la concentration moyenne. En effet, si les épisodes de pollution intense ont à court terme un impact sur les personnes les plus sensibles (jeunes, femmes enceinte, personnes faisant des efforts physiques, asthmatiques,…) et si des plans d’intervention existent pour tenter d’en limiter l’impact, c’est surtout le niveau moyen de pollution, celui dans lequel nous vivons en permanence, qui a l’effet le plus néfaste sur la population. Et l’asthme d’effort n’est qu’une des affections observées. En effet, il est couramment admis que l’espérance de vie des belges, soumis à un niveau moyen de pollution par les particules fines élevées, voient leur espérance de vie réduite de 18 à 36 mois, ce qui est très important. J’aimerai donc connaitre les mesures que le collège a pris et entend prendre pour contribuer à cette indispensable amélioration de la qualité de l’air au profit non seulement de nos jeunes sportifs, mais aussi de l’ensemble de notre population, et ce tant en matière de mobilité qu’en matière de chauffage et de contrôle des entreprises.


Notes :

[1] L’étude a été publiée dans le numéro de juin de la revue « Respiratory Medicine »


Webmaster Webmaster ·  02 avril 2010, 11:03

Dernière interpellation, celle de X. Desgain, à propos de l’étude de santé des jeunes sportifs carolos en lien avec la qualité de l’environnement. Etant donné qu’elle a mis en évidence des symptômes d’asthme à l’effort sur près de 15% des participants, quelles mesures la Ville peut-elle envisager? Pour l’échevine Colicis, tout comme son collègue Alain Eyenga, il s’agit, au-delà des chiffres bruts, d’attendre l’interprétation des résultats avant d’envisager des mesures structurelles sur le long terme. Pour Alain Eyenga, il faut de plus prendre cette étude pour ce qu’elle est, c’est-à-dire un rapport, qui doit servir de base de travail à une étude qui se devra de prendre en compte d’autres facteurs. En attendant, l’échevin de l’Environnement a rappelé les divers dispositifs de surveillance de la qualité de l’air sur le terrioire carolo qui est de composé de jauges Owen (capteurs d’eau de pluie) et de bacs de ray grass, plantes bio-accumulatrices de polluants. Il a rappelé aussi qu’au cours des dernières années, les industriels avaient investis plus de 135 millions d’euros pour réduire leurs émissions polluantes. Ce qui a vu la qualité de l’air s’améliorer nettement depuis 2002.

Source : Site officiel de la Ville de Charleroi

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