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Obésité et restauration scolaire

  • Luc Parmentier, Chef de groupe au Conseil communal.

Madame l’Echevin,

Le Journal Le Soir titrait ce jeudi 22 avril 2010 : « Les politiques de santé publique en échec en Belgique Bas du formulaire : L’obésité des jeunes persiste »

Le Plan national nutrition santé  (PNNS)  2006-2010 n’a pas réussi à diminuer la prévalence de l’obésité chez les jeunes de 2 à 17 ans. Au contraire, même, puisqu’ils étaient 4,3 % en 1997 et qu’ils sont 4,5 % en 2008, dernière statistique disponible.

La nouvelle mouture du plan d’action, le PNNS 2011-2015, est au défi de faire mieux… Pour l’heure, il est question de restreindre la consommation de viande, et de réduire « toutes les formes de marketing visant les enfants pour les produits à haute teneur en sucres, graisses et sel »…

La France a été beaucoup plus loin, en supprimant, dès 2005, les distributeurs automatiques payants, dans les écoles et en légiférant, dans les prochains mois, sur l’équilibre nutritionnel des repas servis dans les cantines scolaires. « La restauration scolaire est au cœur du problème, insiste le professeur Serge Hercberg, qui préside le Comité de pilotage du PNNS français. Nous avons commencé, dès 2004, par adresser une circulaire non contraignante aux écoles. En 2007, 50 % des établissements respectaient déjà les recommandations. D’ici peu, ils y seront tous contraints par la loi. »

En Wallonie et à Bruxelles, sur l’ensemble des écoles qui servent des repas chauds, 65 % se contentent de proposer des fruits à peine deux fois par semaine, constate la Ligue des Familles, qui revendique, sans succès, l’imposition de critères d’équilibre nutritionnel aux cantines scolaires…

Jusqu’à présent, les autorités publiques s’en lavent les mains : la Communauté française prétend qu’elle n’a pas de prise sur l’alimentation à l’école, le temps de repas n’étant pas considéré comme un « temps scolaire »…

Une argumentation qui laisse perplexe le professeur Hercberg : « L’autorité peut être confrontée à des difficultés d’application. Mais face à de tels défis, il importe d’être pragmatique. S’agissant de la restauration scolaire, qu’elle soit organisée en interne ou concédée à des firmes extérieures, des critères de composition et de sécurité alimentaire s’imposent. Si l’incitation ne suffit pas, il faut passer à la contrainte. »

« C’est précisément ce que nous avons demandé aux responsables politiques, en avril 2009, rappelle Denis Lambert, directeur général de la Ligue des Familles. Un an plus tard, nous n’avons toujours pas de réponse. »

Madame l’Echevin pourrait-elle me faire connaître les positions concrètes  du Collège sur cette problématique ?

Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, Madame l’Echevin, mes carolorégiennes et écologiques salutations.


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