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Port autonome à Dampremy

Les activités industrielles sur le domaine du port autonome de Charleroi sont en général le baromètre des activités générées par quelques groupes industriels œuvrant sur le territoire de la métropole.

  • Malika El Bourezgui, Conseillère communale.

Monsieur le Bourgmestre,

A Dampremy, ils sont 4 ou 5 à utiliser le domaine portuaire parfois même sans avoir recours à la voie d’eau ce qui est tout à fait paradoxal lorsque l’on sait par exemple que ce fut encore le cas en 2003 pour un permis unique accordé à une entreprise de broyage de bois, la SPRL Sandrea qui est livrée et évacue ses matières uniquement par camions. Ce permis vaut jusqu’en 2023.

Pour rappel ou info, des tonnes de déchets de bois sont stockées en bordure de la route Latérale et le broyage quasi quotidien se fait à l’air libre. Bien que des conditions d’exploitation soient imposées à l’entreprise, celle-ci s’avère incapable d’en respecter les clauses, notamment celles concernant l’environnement et les émissions importantes de très fines poussières de bois. Les riverains de la rue Jaumet en savent quelque chose car ils ont à supporter l’intrusion des poussières de bois dans les habitations, l’impossibilité d’ouvrir les fenêtres, l’irritation des yeux, etc… Suite à leurs réclamations, en juin 2009 se tenait une réunion entre l’exploitant, la police de l’environnement de la région wallonne et des représentants de la ville. Il y fut notamment décidé de déplacer quelque peu le broyeur, ce qui ne se fait pas ou seulement occasionnellement, aussi d’humidifier les poussières à la sortie du broyeur. Le rapport de réunion stipulait encore que si l’entreprise s’avérait incapable de maîtriser ses envolées de poussières, il serait décidé de mettre fin à l’activité ou d’effectuer le broyage sous hangar.

Depuis rien n’a changé, très régulièrement des nuages de sciures se dégagent du chantier. Portées par les vents, les poussières se répandent dans tout le quartier et sur des tronçons de la route latérale. A charge de la ville d’assurer le nettoyage des voiries, aux riverains de supporter la pollution.

Au vu de ces conditions, Monsieur le Bourgmestre pourrait-il me dire dans quel délai et comment il entend faire respecter par l’entrepreneur les conditions émises dans le permis d’exploiter ainsi que la décision prise en juin d’effectuer le broyage sous hangar.

La problématique du port autonome ne s’arrête pas au stock de bois et au broyage. Depuis des mois d’importants dépôts de déchets de verre s’entassent sur les mêmes aires. Il s’agit d’un mélange de groisil, de bouteilles et flacons en tous genres, laissant s’échapper sur les berges puis au canal un lixiviat peu ragoûtant. Inutile de vous dire que par temps de pluie, la percolation amplifie encore les rejets au canal…puis dans la Sambre.

Question hygiène et santé, ces dépôts constituent également d’importants foyers de bactéries et autres dont l’entée ouest de Charleroi pourrait bien se passer. Selon l’exploitant, les tas sont en transit afin d’être chargés sur des péniches. Si l’intention y est, dans les faits il n’en est rien car ceux-ci ne cessent de croître privant ainsi le port autonome d’aires d’activités réelles et lui laissant toutes formes de pollution.

Monsieur le Bourgmestre, en février 2009, je questionnais déjà Monsieur Eyenga, Echevin de l’environnement sur le sujet et plus largement sur l’image d’abandon que laisse apparaître la plus grande partie du port autonome.

Un an après, je trouve que la situation n’a pas évoluée que du contraire ! Je vous sollicite donc afin que les services concernés de la Ville et ceux de la Région Wallonne puissent contraindre les exploitants à plus de respects pour l’environnement, pour les carolos. (On se situe à 1km de l’Hôtel de Ville).

Par ailleurs, je réitère également ma proposition, restée sans suite, de prendre des « mesures Ville » à l’égard des responsables du port autonome pour la réalisation d’un traitement esthétique des aires de stockage précitées.

Je vous remercie de votre attention.


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