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Une politique de l'autruche pour la prostitution de la Ville basse?

Lors du Conseil communal du 26 mai 2008; je vous interpellais pour connaître votre avis sur l’avenir que vous comptiez réserver à la population de la prostitution qui occupe le triangle de la Ville Basse compte tenu du projet de rénovation urbaine qui devait être entamé dans ce quartier.

  • Anne Cattiez, Conseillère communale.

Monsieur le Bourgmestre, messieurs, mesdames les Echevins,

Lors du Conseil communal du 26 mai 2008; je vous interpellais pour connaître votre avis sur l’avenir que vous comptiez réserver à la population de la prostitution qui occupe le triangle de la Ville Basse compte tenu du projet de rénovation urbaine qui devait être entamé dans ce quartier.
A l’époque, vous m’aviez donné des promesses quant à la recherche de solutions pour ces personnes tout en préservant la tranquilité du quartier.

Aujourd’hui, deux après, les travaux sons bien entamés et certaines rues sont encore en chantier, dont celle de la rue Desandrouins, et aucune solution ne semble avoir été apportée quant à la réintégration de ce public dans l’un ou l’autre lieu de la Ville.

Le problème est en effet réapparu dans la presse alors que des riverains de la rue Léopold s’insurgent du déplacement de cette population vers ce quartier et des nuisances que cela engendre.

En effet, le quartier de la rue Desandrouin est bouclé et les clients ne peuvent plus y circuler, bien que les filles aient reçu l’autorisation de travailler tant que les travaux ne sont pas terminés. Dès lors prostituées et clients se sont déplacés vers des lieux plus faciles d’accès. Au grand dam des citoyens qui se sont fortement exprimés lors d’une rencontre citoyenne en juillet.

Plusieurs réunions semblent pourtant bien avoir eu lieu entre certains responsables de la Ville comme vous vous y étiez bien engagés à l’époque, la police locale et les représentantes des associations travaillant avec le public des prostituées.
Et cependant, aux dires de ces dernières, aucune solution n’a été trouvée malgré diverses propositions avancées par l’une ou l’autre des parties. Il avait notamment été question de déplacer le Triangle du côté de la rue de Marcinelle prolongée mais avec un réaménagement du quartier.
On a le sentiment que la Ville ne souhaite pas investir un franc pour cette problématique difficile, mais également qu’elle ne souhaite leur présence en aucun de ces endroits.

Depuis, nous avons appris aussi que des informations contradictoires circulent actuellement auprès des prostituées: elles pourraient maintenant, selon un certaine directive de la police, circuler à la rue Léopold entre 18 et 6h du matin.(alors qu’on leur refuse l’accès à leur quartier)

Que veulent les autorités communales? Toutes les propositions mises sur la table ont été refusées. Souhaite t on voir laisser mourir la prostitution de sa belle mort? Mais la prostitution malheureusement ne mourra pas, elle fait partie intégrante de toute Ville. Veut-on la voir se déplacer spontanément vers d’autres quartiers au risque de créer de nouvelles nuisances?

Il nous semble que vouloir laisser pourrir la situation , tel que cela apparaît aujourd’hui, est une bombe à retardement pour tous ces quartiers et pour tous les habitants, prostituées et habitants.
Les associations, et les habitants souhaitent voir la Ville prendre position au plus vite dans ce dossier chaud. Quelle situation entre les deux quartiers compte t elle privilégier? Les associations sont inquiètes car l’accompagnement de ces femmes, considérée à tord comme une population marginalisée de seconde zone, est primordiale. Travaux ou pas, la prostitution n’est pas en voie de disparaître et tout le monde sait qu’en période de crise, c’est parfois l’ultime recours pour certaines femmes en guise de gagne pain.

Les associations ont mis sur la table des solutions alternatives.

D’autres villes (telles que Lille, Amsterdam, Molenbeek…) ont trouvé des solutions permettant d’intégrer la prostitution dans la Ville tout en protégeant la vie des quartiers et de ses citoyens et mettant en place une mixité sociale exemplaire. Mais cela demandera préparation et négociation avec les habitants environnants.
A Charleroi, l’inertie est de mise ou la politique de l’autruche.
Il est plus que temps que la Ville prenne ce problème à bras le corps, si possible sans répression , sinon on ira au clasch dans ces quartiers.


Webmaster Webmaster ·  31 août 2010, 19:39

Une politique de l’autruche pour la prostitution de la Ville Basse? C’est la vision de la conseillère écolo Anne Cattiez. “Les projets de rénovation urbaine à la ville basse entraînent un déplacement anarchique des prostituées vers d’autres quartiers que le Triangle, au grand dam des riverains. La prostitution ne disparaîtra pas” a martelé la conseillère qui qualifie la situation de “bombe à retardement”. Pourtant, des solutions ont été avancées a-t-elle rappelé. Alors quid?

“C’est une problématique très difficile” a rétorqué le bourgmestre, à tel point qu’elle l’empêche, bien souvent, de trouvé, dit-il, le sommeil. Des solutions? Un certain nombre (une Villa Tinto du style de celle d’Anvers, l’incitation à la pratique à l’arrière du bâtiment du ministère des Finances, le réaménagement du Conforama marcinellois, la mise à disposition des conteneurs dans des champs vagues,…) ne sont pas transposables ici” a indiqué le mayeur, qui doute d’en dénicher une qui fasse l’unanimité. Néanmoins, une réunion avec cet ordre du jour est programmée pour le 22 septembre prochain. « Le véritable souhait, c’est qu’il y ait une résorption naturelle et de sortir les filles de la rue et non un déplacement vers d’autres endroits, comme du côté de la rue Lépolod” , a conclut J-J. Viseur, qui a enfin réaffirmé la volonté de la Ville de combattre le raccolage, qui est interdit.

Source : site officiel de la Ville de Charleroi.

Sitemester Sitemester ·  14 septembre 2010, 09:29

Prostitution. Saint Lambert Promotion n’en veut plus. Dès le prochain conseil communal, les élus seront appelés à approuver une modification du règlement général de police pour interdire la prostitution dans le périmètre de remembrement urbain avec, au maximum, un délai transitoire d’un an pour rendre la mesure effective. A partir de ce moment, toute infraction donnera lieu à des interventions de police.

Dans La convention pour Rive Gauche à Charleroi, Le Soir du 10 septembre 2010

aucune annexe



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