Le Vert Pays

Ecolo à Charleroi

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SDF nomades à Charleroi ?

17 janvier 2007 : première installation des tentes le long des quais de Sambre.
17 janvier 2011 : cela fait 4 ans qu’à Charleroi, des tentes sont installées chaque année pour offrir un logement à une série de personnes se retrouvant sans toit pour la nuit, et ne pouvant accéder aux abris de nuits, vu la surcharge de ces derniers.

  • Anne Cattiez, Conseillère communale.

Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevins,

Depuis quelques jours, je suis alertée par certains citoyens de problèmes de disponibilités à l’abri de nuit Dourlet. Nombre de candidats ne parviennent plus à trouver une place pour la nuit et se retrouvent à la rue malgré des conditions climatiques difficiles.
L’abri de crise a en effet bien été ouvert durant la période difficile de neige que nous avons traversée en décembre et est à présent fermé puisque, selon les critères d’ouverture de cet abri, il ne fait plus suffisamment froid pour l’ouvrir. Cet abri a semble-t-il bien fonctionné, ce qui atteste de la demande en la matière.
Le week-end du 8/ 9 janvier, l’abri de crise a fermé ses portes. Les conditions de grand froid ne se justifiaient plus. Mais ce week-end-là en particulier, si la neige avait disparu, la pluie était au rendez-vous, particulièrement abondante.

Le jeudi 13 janvier, à nouveau, nous sommes alertés qu’un nombre impressionnant de candidats ne parviennent pas à trouver une place pour la nuit. On parle du chiffre de 16 personnes. Depuis plus d’une semaine, chaque soir, 16, 9, 8, 18 personnes ne peuvent plus être prises en charge dans les abris de nuit Dourlet et supplétif. Mardi matin, 76 personnes étaient déjà inscrites pour la nuit alors qu’il n’y a que 65 lits disponibles.
Nous sommes bien évidement conscients des efforts réalisés pour doubler le nombre de lits disponibles afin d’ accueillir au mieux ces personnes ainsi que la mise en place de l’abri de crise, qui a permis, à certains moments forts de l’hiver, de faire en sorte que personne ne se retrouve à la rue.

Mais dans les débats actuels sur la question, deux points de vue s’affrontent et qui se justifient tous les deux. Faut-il encore et encore poursuivre l’ouverture de nouvelles places? Ne devons-nous pas craindre un appel d’air plus particulièrement à l’abri de nuit de Charleroi ? Il faut du personnel et les associations ont du mal à pouvoir libérer ce personnel…
Mais aujourd’hui, d’autres personnes sont là. Faut-il les laisser dans la rue ? N’y a-t-il pas d’alternatives ? Que fait-on avec elles ?

Charleroi aurait reçu 90.000€ pour faire face à la mise en place de cet abri de crise. Peut-on savoir comment ont été répartis ces subsides? Pour quels postes exactement ? Et comment sont-ils utilisés actuellement?

Des propositions de solution ne sont-elles pas envisageables ?

Des rumeurs parlent de la mise à disposition par la SNCB d’un local vide pour abriter ces sans abri. Mais cette mesure ne va-t-elle pas également demander un investissement en temps, en moyens…?
La solution des casernes, dont j’ai évoqué la piste il y a 3 mois ? Des contacts ont-ils été pris par le CPAS pour permettre de déplacer certaines personnes vers ces casernes et libérer certaines places ?
Depuis 4 ans, depuis la première installation des tentes sur les quais de Sambre, on parle de mettre en place une meilleure coordination entre les Villes sur le territoire régional afin de limiter les appels d’air aux communes qui disposent de moyens d’accueil. Où en est-on tant dans la réflexion que dans la réalisation concrète de cette coordination ?

La précarité ne se limite pas au seul CPAS et les questions la concernant s’adressent tant au Conseil communal qu’au CPAS ; des conventions sont signées régulièrement à ce Conseil communal entre la Ville et le CPAS sur l’abri de nuit et autres structures dont la gestion, il est vrai dépend du Relais social.

Je souhaite par conséquent obtenir une réponse à ma question.

Je vous en remercie.


J.M. J.M. ·  30 janvier 2011, 16:25

Cent fois remet l’ouvrage sur le métier. Les conseillères Anne Cattiez (Ecolo) et Fabinne Janot (cdH) reviennent régulièrement devant le conseil avec la problématique de la précarité, dont le sans-abritisme constitue une des facettes les plus visibles. Tout en reconnaissant les efforts carolos en cette matière, les conseillères sont (re)montées au créneau pour déplorer cette fois la décision non prise d’ouvrir l’abri de crise de 11 lits en cette période hivernale. Il n’a effectivement pas été ouvert étant donné le redoux a confirmé l’échevin de l’Action sociale et président du CPAS Bernard Dallons. « Il doit l’être de manière exceptionnelle car il fonctionne avec du personnel d’autres structures » a insité ce dernier qui a rappelé qu’avec ses 75 places, Charleroi représentait le tiers de l’accueil en Wallonie. Et lui-même de noter, compte tenu des subsides versés, l’impossibilité de faire plus et d’appeler d’autres villes à emboîter le pas. « Car Charleroi, comme Liège et Mons dans une certaine mesure, ne peut éponger toutes les demandes.”

Source : site officiel de la Ville de Charleroi

aucune annexe



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