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Ecolo à Charleroi

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Quelles mesures de prévention et de protection des jeunes enfants vivant dans un milieu toxicomane et de dealers ?

Je me permets de revenir sur mon interpellation prévue pour le Conseil du 29 novembre 2010 qui a été reportée pour dépôt tardif. Elle fait suite au reportage « Devoir d’enquête », intitulé « Charleroi au bord de l’overdose » qui a été diffusé le mercredi 24 novembre sur la Une.

  • Malika El Bourezgui, Conseillère communale
  • À l’attention de Monsieur le Bourgmestre, Jean-Jacques Viseur
  • À l’attention de Monsieur Bernard Dallons, Président du CPAS
  • À l’attention de Madame Latifa Gahouchi, Échevin de l’Éducation et de la Jeunesse

Ce reportage n’a fait que mettre en lumière la situation dramatique de Charleroi face au développement du trafic de la drogue et de ses nombreuses nuisances pour la population et l’environnement. Ma première intervention au Conseil communal en 2004 concernait cette problématique et à l’époque je m’inquiétais du fait que notre ville ne semblait pas avoir pris conscience de l’ampleur du fléau qui se développait devant nous.

Aujourd’hui, on constate que les jeunes enfants sont touchés aussi et je vous interpelle de nouveau sur la situation de ces enfants vivant dans un milieu toxicomane et de dealers et des risques qu’ils encourent au quotidien puisqu’ils évoluent à proximité de produits stupéfiants et de matériels d’injection dangereux (utilisés par leurs parents ou les clients de ceux-ci).

En plus de ce danger, des enfants ont adopté le rythme de vie de leurs parents et se couchent pratiquement aux petites heures et ne bénéficient pas du temps de sommeil nécessaire pour leur équilibre et santé. Souvent, l’absentéisme à l’école et le décrochage scolaire sont récurrents dans cette population.

On peut observer, à la ville haute notamment, des rassemblements d’adultes très précarisés présentant des dépendances à la drogue et à l’alcool qui sont accompagnés de jeunes enfants. Certains parents toxicomanes qui cherchent à s’approvisionner en stupéfiant, n’hésitent pas à errer avec leurs enfants par tous les temps et à toutes les heures. Ces enfants ne sont pas épargnés par la violence et l’agressivité que ces rencontres et rassemblements peuvent déclencher.

Monsieur le Bourgmestre, pouvez-vous me dire si vous avez pu établir un état de la situation réelle par rapport à ce phénomène de plus en plus visible ?

Quelles sont les mesures prises par les autorités locales face à ce genre de situation et quels sont les dispositifs mis en place pour assurer la prévention, la protection et la sécurité de ces jeunes enfants en difficulté et qui seront des adultes de demain ?

Quel est le rôle de l’école, de l’ONE, des services sociaux, du service de la protection de la jeunesse, de la police ?

En vous remerciant.


J.M. J.M. ·  30 janvier 2011, 16:19

Très sensible à cette problématique, M. El Bourezgui (Ecolo), relatant le reportage interpellant diffusé récemment sur les écrans de la RTBf au sujet du problème de la toxicomanie, voulut savoir du bourgmestre s’il avait pu établir un constat de la situation réelle. « Car comme l’a montré l’enquête, les enfants aussi sont touchés par ce danger ». “La lutte contre la drogue, c’est d’abord une préoccupation de la section ORA de la police locale; ensuite, comme l’a montré le reportage en question, le fléau n’est pas sans rapport avec la problématique des illégaux, vis-à-vis desquels on est souvent désarmé.” Qu’à cela ne tienne, Charleroi ne reste pas les bras ballants a indiqué J-J. Viseur. Et de rappeler, plus précisément en ce qui concerne la protection des enfants victimes de ces milieux, toutes les actions menées au plan judiciaire via les parquets de la jeunesse, à l’instar de celles initiées par la Division Prévention Drogues et d’autres asbl pour des offres d’aide à la parentalité. « Mais le phénomène est un phénomène qui ne touche pas seulement Charleroi; lorsque un cas est porté à notre connaissance, nous le dénonçons aussitôt au parquet ou au SPJ, avec l’aide des assistants sociaux.” La même conduite prévaut dans le milieu scolaire a confirmé pour sa part l’échevine Latifa Gahouchi. « Nous suivons ce type de dossier de très très près. La plus grande vigilance est observée et nous ne laissons passer aucun cas ».

Source : site officiel de la Ville de Charleroi

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