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Ecolo à Charleroi

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Les réquisitions douces sont peu suivies

C’était une forme de solution aux demandes de logement modestes, en utilisant les habitations inoccupées. Mais le succès est mince

D’un côté, des demandeurs de logements modestes, demandeurs de plus en plus nombreux. De l’autre, des propriétaires de logements inoccupés. De quoi, pensera-t-on, faire se rencontrer deux souhaits, avec l’aide de la ville de Charleroi, du CPAS, ou encore de l’Agence immobilière sociale.

Le principe de ces «réquisitions douces» est simple, qui consiste à déceler où se trouvent ces logements, et, si nécessaire, à les faire remettre en état à des conditions financièrement intéressantes, moyennant des prêts aux taux d’intérêt de 0 %. Une fois cela fait, les locations peuvent s’organiser, le propriétaire ayant la garantie que les loyers lui seront versés.

La conseillère communale Écolo Anne Cattiez a interrogé à ce propos l’échevin du Logement, Éric Massin, qui a tiré le bilan de l’opération. Même si les moyens déployés existent avec l’aide de la Police, ce bilan n’est guère enthousiasmant.

Réticences psychologiques

Une première zone a été définie, qui concernait Charleroi-Ville, où les services du logement ont repéré une cinquantaine de logements inoccupés. Les propriétaires ont reçu un courrier leur proposant cette forme de réquisition douce, puis un deuxième courrier de rappel. Or, seuls cinq ont répondu favorablement.

Une deuxième zone d’habitat a été choisie, à Marcinelle. Là, ce sont 58 logements qui ont été recensés. Certains ont dû être écartés du lot, en raison d’informations reçues du service population ou de la Police, parce qu’ils étaient en travaux, ou en cours d’indivision. Les 19 propriétaires restant ont reçu un courrier leur proposant cette formule de réquisition. Aux dernières nouvelles, on attendait encore qu’ils répondent.

Le constat n’est donc guère enthousiasmant, alors que l’opération semblait devoir faire coïncider deux types de besoin. Elle se heurte cependant, à ce qu’il paraît, à des réticences qui pourraient être d’ordre psychologique. Certains propriétaires préfèrent sans doute laisser des logements vides que de les accorder, même avec garantie, à des locataires dans une situation sociale difficile.


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