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Ecolo à Charleroi

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Quelque chose à faire de vert?

L’ASBL Quelque Chose à Faire devance les besoins : ses nouveaux ateliers de formation à l’éco-construction ont reçu la visite des écolos.

Active depuis 1984, l’entreprise de formation par le travail (EFT, en abrégé) «Quelque Chose à Faire ASBL» ouvrait ses locaux, hier, sur le site de Monceau-FontainES, à plusieurs personnalités carolorégiennes du parti Ecolo.

Juliette Boulet, députée fédérale, retrace le contexte général de cette visite : «Nous sillonnons actuellement le Hainaut, à travers ses entreprises à la pointe des secteurs environnementaux, renouvelables et sociaux. Car si l’Allemagne, l’Autriche ou la Suisse ont longtemps servi d’exemple, la région de Charleroi n’a plus, en la matière, à rougir. «Quelque Chose à Faire» intègre, par exemple, à la perfection les trois piliers d’une entreprise durable, à savoir l’environnemental, le social et l’économique» .

Pour rappel, l’EFT, fondée en son temps par Roger Vanthournout, a commencé dans le secteur large de la construction, avant de se spécialiser, petit à petit : «La démarche a pris du temps mais aujourd’hui nous avons les compétences et le savoir-faire pour assurer des formations en écoconstruction et en rénovation durable», explique Bernard Spinoit, directeur de «Quelque Chose à Faire».

Dans cette optique, l’ASBL s’est notamment dotée de modules concrets de formation, dans ses locaux moncellois : deux simulacres de toitures permettent à ses stagiaires de se frotter, en situation réaliste, à l’écoconstruction et à l’écorénovation, par le truchement, notamment, des nouvelles méthodes d’isolation.

«Cet atelier de formation est évidemment ouvert à tout le monde, au-delà de nos stagiaires, dévoile Bernard Spinoit. Nous avons d’ailleurs déjà reçu des demandes émanant d’établissements scolaires professionnels» .

Lors de la discussion informelle qui a suivi entre les responsables de l’EFT et les élus Ecolos de la métropole, le député wallon Xavier Desgain a émis une piste de réflexion : «Les périodes de chômage temporaire dans le secteur de la construction pourraient être mises à profit pour réaliser ces formations aux nouvelles techniques» .

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