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La prostitution change de quartier

Le quartier du Rivage accueillera la prostitution à Charleroi. Ainsi en a décidé le conseil. Les propos du mayeur n’ont pas totalement rassuré les verts.

C’est une conséquence du projet immobilier Rive gauche : la prostitution est, dorénavant, localisée dans le quartier du Rivage, formé par une partie de la rue du même nom, la rue Jean Monnet et un tronçon du quai de Flandre. Lundi soir, le conseil communal a approuvé la proposition du collège. Seuls se sont abstenus Écolo et Gérard Monseux (PS), président du TEC Charleroi qui « craint pour la vertu du personnel », pour reprendre la formule du mayeur.

Derrière le TEC

Toujours est-il qu’il fallait une solution, depuis que le promoteur de Rive gauche, la SA Saint-Lambert Promotion, a exigé que la prostitution disparaisse du « triangle », le quartier de la Ville-Basse dont la rénovation sera prise en charge par le promoteur. Une convention fut signée avec la Ville à cet effet. La prostitution n’a évidemment pas disparu : elle s’est tout simplement déplacée vers un autre quartier, en l’occurrence celui de la rue Léopold, au dam de certains riverains et parents d’élèves de l’école du quartier. Un déplacement qui, en outre, était redouté par les associations d’aide aux prostituées, Dédall, Entre deux et Espace P, qui craignaient de voir le lien se perdre avec leurs protégées. Le phénomène de la prostitution est loin d’être marginal à Charleroi : en 2009, les ASBL géraient 459 dossiers différents…

Un nouveau règlement s’imposait. Un groupe de travail a planché sur le délicat problème. Avec, au bout du compte, une solution, boiteuse pour Écolo : celle du quartier du Rivage, derrière les TEC. À cet endroit, à l’écart, pas de troubles de voisinage ni de proximité avec les enfants. En revanche, les antennes de deux associations d’aide, rue Desandrouins, se trouvent à une encablure du site. Ce qui n’a pas empêché Anne Cattiez (Écolo) d’attirer l’attention sur plusieurs problèmes liés à cette « zone de tolérance ».

Évaluation promise

« C’est un lieu propice aux viols et aux violences », a-t-elle expliqué, en illustrant son propos par l’absence d’habitations, l’éclairage défaillant, les arbustes insécurisants. Des buissons ont déjà été tailles, un éclairage supplémentaire sera installé, a expliqué Jean-Jacques Viseur, le bourgmestre.

La limitation des heures d’activité, initialement entre 17 h et 5 h du matin, inquiétait aussi la conseillère. « 70 % de ces femmes sont des mères de famille, seules, qui ont leurs enfants à reprendre à 16 h », explique-t-elle. Il est question que la plage horaire commence dès 14 h.

Anne Cattiez souhaitait aussi que le périmètre comprenne la rue Desandrouins, pendant la durée des travaux de la Ville Basse ou du moins, le temps de sécuriser le site. « Il y aura une tolérance pendant les travaux et pas de chasse aux sorcières, mais bien une mise en œuvre progressive suivie d’une évaluation dans un délai raisonnable », a assuré le mayeur.


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