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Le bureau d’éthique «instrumentalisé» ?

Luc Parmentier a interpellé le bourgmestre sur le rôle du Bureau d’éthique et de déontologie (BED) mis en place dans le cadre de la bonne gouvernance. Plus précisément, le chef de groupe écologiste espérait obtenir des réponses à ses interrogations faisant suite à deux questions posées par le mayeur au BED relatives à des actes posés par le receveur communal avec qui ce n’est pas l’amour fou…

Jean-Jacques Viseur avait sollicité l’avis du BED sur la participation d’Éric Wartel à une manifestation silencieuse de soutien à un agent entendu par le collège en procédure disciplinaire. D’autre part, le bourgmestre avait trouvé hors de propos que le receveur ait dénoncé que des bons aient été signés par le cabinet d’un échevin plutôt que par un fonctionnaire.

Ces demandes au BED, Jean-Jacques Viseur les justifie par le fait que les grades légaux ne peuvent faire l’objet d’un rapport de la secrétaire. Pour Luc Parmentier, et d’autres, c’était outrepasser les prérogatives du BED, d’autant que l’on pressentait la sanction disciplinaire. Et que, dans le cadre de cette double intervention, le BED aurait été amené à « indaguer » ou, comme le dit Luc Parmentier, « à faire du préjudiciaire », ce qui n’est pas son rôle. Pour le conseiller de l’opposition, il y a instrumentalisation du bureau d’éthique.

Pas de cas personnel

Le bourgmestre a balayé d’un revers de manche la demande du conseiller écologiste, justifiant son attitude par l’interdiction, prévue par le Règlement d’ordre intérieur du conseil, d’évoquer en séance publique un cas particulier. Mieux : il s’est étonné qu’on ne s’émeuve pas des lettres anonymes envoyées à la secrétaire, ni de dénonciations imputant à quatre échevins des faits pénaux.

Esquivant ainsi habilement les attaques qui se dessinaient, Jean-Jacques Viseur s’est contenté de rappeler les grands principes sur lesquels le BED est amené à se prononcer, tant dans le chef des mandataires que des fonctionnaires : la loyauté, « qui ne veut pas dire complaisance », et le respect, « qui ne signifie pas pour autant soumission ni peur du politique », a-t-il expliqué. Pour lui, le BED fait son travail en toute indépendance. Indaguer ? « Des questions demandent des précisions », a-t-il justifié.

Et le mayeur de renverser une dernière fois les rôles : « Si l’on attaque les gens du BED, qui doivent rendre des avis pour venir en aide à Charleroi, on risque de ne plus avoir personne un jour pour faire cela. »


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