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Ecolo à Charleroi

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Une poussière sans amiante

Je serai d’avis de lui recommander de réduire l’utilisation des déchets/matériaux provenant du broyage, afin d’éviter de donner à la population locale la fausse impression que de la poussière d’amiante s’échappe du site et de veiller à réduire tout risque de déchirement des sacs lors de leur déchargement. » Le ministre wallon de l’Environnement Philippe Henry (Ecolo) a son idée sur l’origine des nappes de poussières qui surplombent parfois le centre d’enfouissement technique (CET) de Monceau-sur-Sambre. Il l’a exposée mardi après-midi au Parlement wallon aux députés régionaux qui l’interrogeaient sur le sujet.

L’exploitant de la décharge possède un permis d’environnement qui l’autorise à accueillir des plaques d’amiante confinées dans de gros sacs. Il le fait depuis plusieurs années. Mais l’activité d’enfouissement inquiète les riverains qui aperçoivent régulièrement au-dessus de la décharge une poussière suspecte. De l’amiante qui s’échapperait selon eux dans l’atmosphère à la suite de mauvaises manipulations.

Le ministre Henry écarte donc cette possibilité. Les particules en suspension proviennent selon lui des déchets de broyage présents dans la terre dont les ouvriers recouvrent les plaques d’amiante, conformément aux obligations en la matière. Contacté hier, le cabinet du ministre a confirmé l’explication.

« Au-delà, je crois que l’intervention de Philippe Henry ouvre la voie à une modification des conditions du permis, affirme Xavier Desgain, député régional (Ecolo). Car, le seul élément n’est pas le nuage. Il y a aussi les sacs éventrés et ces photos, apportées par les riverains, qui montrent des engins lourds rouler sur les sacs d’amiante alors que l’exploitant est censé protéger l’intégrité des sacs pour éviter tout problème. »

A cet égard, Xavier Desgain plaide toujours pour un renforcement des conditions du permis d’environnement. A l’avenir, l’exploitant ne devrait selon lui plus être autorisé à stocker les plaques d’amiante dans des sacs aussi grands. Remplis, ils deviennent trop lourds et auraient alors tendance à se rompre et à ainsi laisser de l’amiante s ‘échapper.

« Idem pour l’utilisation du matériel roulant, affirme Xavier Desgain. Il faut préciser le tout pour rassurer entièrement les riverains et éviter que de nouveaux problèmes apparaissent. »

Source : Le Soir. Auteur : Mathieu Colinet

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