Le Vert Pays

Ecolo à Charleroi

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Ces « filles de joie » dont tout le monde profite

… ont-elles vraiment une place de citoyennes dans cette Ville ?

  • Anne Cattiez, Conseillère communale

Monsieur le Bourgmestre,

Dans un article, datant du 15 mai 2012, concernant le point sur la Prostitution à la Ville Basse, vous semblez indiquer que des pistes autres seraient à l’étude pour délocaliser les prostituées du quartier du Triangle.

En effet, la décision prise par le Conseil communal l’an dernier les avaient déplacées dans le quartier du Rivage, qui comme tout le monde le sait, est un véritable échec, notamment en raison de l’insécurité totale de ce lieu.

  • Un groupe de travail avait été constitué il y a plus un an avec le cabinet du Bourgmestre de l’époque, vous-même et les responsables des associations s’occupant de prostitution sur le terrain. Les propositions de « l’Eros Center ou Villa Tinto » avaient été rejetées car ce projet ne correspond pas au public de prostituées de Charleroi. De même, à l’époque, le bout de la rue de Marcinelle envisagé, avait également été rejeté pour des raisons de sécurité.
  • Nous apprenons aujourd’hui que la dernière solution serait de renvoyer ces dames dans le Nord de l’agglomération de Charleroi : sur base de quels éléments nouveaux cette initiative serait-elle envisagée ? Les associations de terrain, avec lesquels vous avez travaillé sont-elles au courant ? Pour ma part, je ne pense pas que cette solution soit efficace, à nouveau parce qu’il ne s’agit pas du même type de prostitution et ces dames reviendront vite au centre de Charleroi.
  • Monsieur le Bourgmestre, des contacts nouveaux ont-ils été repris avec les associations de terrain, dans le cadre d’un nouveau groupe de travail pour proposer aujourd’hui ces solutions?
  • Pouvez-vous me dire si une évaluation fouillée a été faite de la situation, de la rue du Rivage comme cela avait été voté au Conseil communal du mois de juin 2011 ? Si oui, avec qui cette évaluation a-t-elle été faite?
  • Enfin, depuis 4 mois, un groupe de femmes du Triangle, chapeautées par l’ASBL « Entre Deux », vous a envoyé une interpellation citoyenne en vue d’intervenir lors d’un Conseil communal, forte d’une pétition de deux cents signatures dans le quartier. Elles n’ont toujours pas eu de réponse à leur demande. Ces dames, seraient-elle des citoyennes de seconde zone ? Qui ne méritent pas d’être entendues, parce que prostituées ? La démocratie participative n’est-elle pas accessible à tous dans cette commune ?

Je répète que la prostitution n’est pas une solution en soi et que beaucoup de ces femmes ont été dans l’obligation de le faire. Il faut également tenir compte des riverains, parfois dérangés par des conséquences indirectes de la prostitution.
Je pense qu’il faut impérativement que la Ville travaille avec les associations du terrain, car elles sont proches de ces femmes et font un travail remarquable d’accompagnement dans leur situation parfois de misère et pour les aider à sortir de là, si c’est possible.


Les commentaires sont fermés


aucune annexe



À voir également

Salle du Conseil - © J-M/ Hoornaert

L’évolution des milieux urbains et la gestion des déchets

Lors du précédent Conseil communal, des interpellations ont soulevé la problématique des...

Lire la suite