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La réforme du chômage va coûter

Dégressivité renforcée : la conseillère Écolo Malika El Bourezgui craint des retombées néfastes sur le CPAS et les finances communales.

Après le coup de semonce du président du CPAS de Liège, c’est une Conseillère communale Écolo de Charleroi qui est montée au créneau. Malika El Bourezgui a tiré la sonnette d’alarme au dernier conseil communal : «La mesure de renforcement de la dégressivité des allocations de chômage va avoir des effets désastreux sur les finances des CPAS et des communes», selon elle.

De quel ordre? Invité à en évaluer le coût, le bourgmestre PS Éric Massin s’est abstenu, faute de données concrètes. «Si c’est aussi la bouteille à encre partout ailleurs en Wallonie, un seul chiffre permet de prendre la mesure de l’enjeu budgétaire», selon Ricardo Cherenti, chargé d’études de l’Union des villes et communes de Wallonie.

Ce chiffre, c’est celui du montant des aides sociales complémentaires que les CPAS wallons accordent chaque année à leurs ayant droits. S’ils font la preuve de leur incapacité à subvenir à leurs besoins primaires, ceux-ci peuvent obtenir des interventions dans leurs dépenses de santé, frais de pharmacie, achat de combustibles. «Demain, cette facture risque d’augmenter», dit Ricardo Cherenti.

C’est bien ce qui inquiète la Conseillère Écolo qui en a mis en garde la majorité communale en s’étonnant de l’absence d’anticipation. Certes, le dispositif de dégressivité ne placera pas les chômeurs isolés ou chefs de ménage sous le seuil du revenu d’intégration sociale (RIS).

Effet pernicieux annoncé

Par contre, les chômeurs cohabitant vont voir leur allocation se réduire en dessous du niveau du RIS. Comme on l’observe déjà avec les effets du contrôle de disponibilité, la dégressivité renforcée ne sera pas sans impact sur les pouvoirs locaux.

L’UVCW rejoint entièrement Malika El Bourezgui en redoutant une conséquence plus insidieuse encore de la mise en œuvre du nouveau dispositif : «Le saupoudrage des aides sociales complémentaires. Là où les CPAS les moins riches accordaient une intervention de 50 euros pour des frais médicaux, ils risquent de la réduire à 40 ou à 30 € pour avoir les moyens de répondre à l’ensemble des demandes. C’est donc le bénéficiaire lui-même qui s’en trouvera sanctionné!».


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