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Ecolo à Charleroi

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La saga des garderies scolaires, suite.

En septembre, il nous était annoncé que les surveillantes de garderie avaient été rassurées sur leur sort puisque le Collège s’était engagé à assurer leur contrat pour une année scolaire jusqu’en juin 2013 au lieu des 4 mois initialement prévus.

  • Anne Cattiez, Conseillère communale

L’an passé également, suite à l’une de mes interpellations, il m’avait été répondu que l’organisation du système serait améliorée lors de cette rentrée.

Madame l’Echevine peut-elle nous expliquer quelle est la situation actuelle au niveau du département en ce qui concerne ce service ?

En effet, suite à de quelques contacts avec écoles et gardiennes, il semble que les problèmes vécus l’an passé ne soient pas vraiment résolus et que le service se trouve dans une situation encore plus complexe :

Au niveau de son fonctionnement :

  • il manquerait, aujourd’hui, 135 surveillantes (sur les 600 prévues) pour assurer l’encadrement de tous les enfants dans les écoles ;
  • on avait promis une meilleure gestion du service mais apparemment sur le terrain, il n’en est rien ;
  • certaines écoles se retrouvent à nouveau avec des groupes de 195 enfants du primaire pour deux encadrantes et 135 enfants du maternel pour deux surveillantes, ce qui pose une certaine difficulté dans la gestion de la garderie et notamment en cas de problème ou d’accident ;
  • Les gardiennes se plaignent également de pressions de plus en plus fortes de la part du service ATL avec lequel elles regrettent un manque de dialogue pour éventuellement trouver des solutions de terrain ; le manque de personnel, lourd à porter pour celles présentes mais aussi le fait qu’ elles se sentent prises en étau entre les directions, la Ville, le service ATL, les enseignants, les parents… J’ai appris également récemment que beaucoup de gardiennes n’avait pas encore reçu la prolongation de leur contrat promis jusque juin 2013.
  • Au niveau du statut de ces gardiennes : il semble surtout que certaines mesures fédérales ont une réelle influence sur l’engagement de nouvelles surveillantes. Ces mesures, en effet, posent un problème réel au niveau de leur statut et en particulier pour les gardiennes qui ne prestent, ou qui ne savent prester que quelques heures ou un mi-temps par semaine.

En effet, un courrier reçu de l’Onem exigent d’elles de rechercher un autre contrat à mi-temps au risque de perdre leurs droits. Au vu les difficultés particulières de ces gardiennes qui doivent prester des horaires coupés, beaucoup d’entre elles préféreront sans doute rester ou retourner au chômage, et on peut les comprendre, afin de protéger leur situation rendue complexe par ces nouvelles mesures. Cela rendra encore plus difficile l’engagement de nouvelles gardiennes et par conséquent le travail sur le terrain. Pour le confirmer, selon nos informations Il semble qu’une soixantaine de personnes devaient être engagées en début d”année et ne le seront que très difficilement, à cause sans doute de ces mesures.

Le problème du fonctionnement du système actuel reste réellement entier et j’en appelle à vous, Madame l’Echevine, mais également à la nouvelle équipe qui reprendra ce dossier à être à l’écoute de ce que vivent aujourd’hui les écoles et ces gardiennes sur le terrain, tant au niveau de leur statut, pour lequel il faut trouver une solution rapidement pour que ces travailleuses puissent fonctionner correctement, que pour les conditions de travail dans lesquelles elles doivent fonctionner.

Vouloir ramener des habitants à Charleroi c’est aussi vouloir se préoccuper d’un service de proximité digne de ce nom. Aujourd ‘hui le service des garderies scolaires doit être un service de proximité primordial pour la population de Charleroi et ses familles. Il ne peut fonctionner avec des bouts de ficelles et des économies. Cela ne peut que amener de la pression sur ses travailleuses. Il est devenu une nécessité dans nos sociétés d’assurer aux enfants, dont la majorité des parents travaillent, un lieu sécurisant, adapté et professionnel, avant ou après l’activité scolaire. Cela doit passer par un engagement correct avec un statut décent pour les travailleuses du secteur.

Et ce projet doit s’inscrire dans un projet global de la Ville.

Je vous en remercie.


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