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Apollo : 32 familles sans solution de relogement

Le 1er décembre, la sécurité ne sera plus assurée

  • Source : Le Soir
  • Auteur : Didier Albin

Trois mois pour organiser le départ de tous les locataires sociaux du building Apollo et de la rue Wauters à Charleroi, c’était manifestement trop court. Dans une réponse à la question parlementaire de la députée régionale Isabelle Meerhaeghe (Ecolo), le ministre wallon du Logement Jean-Marc Nollet indique qu’à quinze jours de la date butoir, 32 familles restent sans perspective de relogement. Pour ces ménages qui voient arriver l’échéance avec inquiétude, les problèmes sont de trois ordres, selon le directeur gérant de la Carolorégienne en charge de la gestion de ce parc locatif. « Ou bien ce sont des personnes qui ont refusé les propositions de relogement qui leur ont été faites, dit Fadel Azzouzi – il faut savoir que leur sort pourrait être réglé lors des deux prochains comités d’attribution convoqués par la société. « Ou bien il s’agit de locataires avec lesquels un contentieux existe. » Pour eux, « le conseil d’administration de la Carolorégienne a opéré des distinctions, rapporte le ministre Nollet. La décision est de ne pas aider ceux qui ont détérioré leurs biens, comme l’attestent des rapports de police dans trois cas. Par contre, ceux qui présentent un arriéré locatif important (supérieur à 2 mois) peuvent bénéficier d’un logement de remplacement, s’ils acceptent de s’inscrire dans un plan d’apurement de leurs dettes – une dizaine de ménages. »

Ces éléments font craindre à Isabelle Meerhaeghe que la présence de familles se prolonge au-delà du 1er décembre alors que la sécurité du building Apollo ne sera plus assurée. Si la Carolorégienne a prévu d’entamer des procédures de demandes d’expulsion en justice de paix, il est peu probable que des juges y fassent droit en période hivernale. Que se passera-t-il alors ? On attend la réponse.

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Dans une question parlementaire au ministre wallon du Logement Jean-Marc Nollet, la députée écolo Isabelle Meerhaeghe demande des comptes sur l’état d’avancement des départs et le nombre de familles pour lesquelles aucune solution de relogement n’a pu être (et ne sera) trouvée. “Voici une semaine, 32 locataires restaient toujours sans perspective”, lui répond le ministre.

Si leur nombre s’est légèrement réduit, comme l’indique le directeur gérant de la Carolorégienne qui gère ce parc immobilier, “deux comités d’attribution sont encore convoqués d’ici le 28 novembre pour régler les situations. Mais il est évident qu’on ne les résoudra pas toutes. Les problèmes sont de trois ordres, selon Fadel Azzouzi. D’abord, il y a les personnes qui ont refusé les propositions de relogement qui leur ont été faites. Dans la mesure de nos moyens, nous nous efforçons de leur donner satisfaction, mais ce n’est pas facile. Ensuite, il y a les locataires avec lesquels un contentieux existe”.

Le conseil d’administration a pris une position très claire par rapport à cette catégorie. Il a été décidé de ne pas aider ceux qui ont volontairement détérioré leurs biens, comme l’attestent des rapports de police dans trois cas. Quant à ceux qui présentent un arriéré locatif important (supérieur à 2 mois), ils pourraient bénéficier d’un logement de remplacement à la seule condition qu’ils s’inscrivent dans un plan d’apurement de leurs dettes. “Cela concerne encore une dizaine de familles, dit Fadel Azzouzi. C’est clair : sans évoquer la difficulté à organiser des dizaines de déménagements de façon simultanée à la fin de ce mois, il sera impossible de libérer entièrement les lieux”.

Isabelle Meerhaeghe craint que l’occupation se prolonge bien au-delà du 1er décembre. Si la Carolorégienne a prévu d’entamer des procédures judiciaires pour obtenir des expulsions, il est peu probable que des juges de paix les prononcent en période hivernale.

Que se passera-t-il alors ? Combien de temps des locataires risquent-ils de se retrouver isolés dans leur barre de logement ? Comment leur sécurité pourra-t-elle être assurée et de quelle manière organisera-t-on leur départ ? Mystère. On n’a pas fini d’en entendre parler.


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