Le Vert Pays

Ecolo à Charleroi

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Grâce à des subsides, la Ville construit des… squats

Des logements inoccupés à Dampremy

C’est l’histoire d’un projet censé revitaliser un quartier sinistré qui fait pire que mieux. Une histoire qui se termine en eau de boudin. Elle avait pourtant bien commencé… En 2005, Charleroi avait obtenu des subsides wallons pour ériger de nouvelles constructions à la rue Sainte-Barbe à Dampremy. Le chantier avait été lancé et quatre logements terminés ou presque. Puis, plus rien. « Ces constructions de la Ville sont à l’abandon depuis des lustres, lance une riveraine de la ruelle Sainte-Barbe. À vrai dire, elles n’ont jamais été occupées. Tout cet argent public jeté à la poubelle ! Quel gâchis. Et ces bâtiments ont subi d’importants dégâts : dégradés, vandalisés, incendiés, pillés. » Les bâtiments érigés il y a quelques années font clairement pâle figure. Certaines vitres ainsi ont été brisées. Des kilos d’immondices ont été jetés dans les quatre logements et dans les garages. Les cuisines ont été détériorées et privées de la plupart de leurs meubles.

Cette situation catastrophique fait du tort au quartier. Un comble quand on connaît la genèse de ce projet… Son but était de redynamiser le centre de Dampremy et de lutter contre la sinistrose qui gangrenait les lieux !

Tout commence à l’aube de l’année 2000. Le gouvernement wallon approuve l’opération de rénovation urbaine de la zone d’initiatives privilégiées de Dampremy. Vient ensuite, en 2006, un projet de rénovation urbaine. Pour ce faire, la Ville de Charleroi reçoit un important subside wallon destiné à la construction de quatorze logements dans la dite rue Sainte-Barbe. L’auteur de projet est alors désigné et le chantier lancé. Quelques mois plus tard, quatre logements sont terminés.

Pourtant, aujourd’hui, ces constructions sont vides. Pourquoi ? Pour deux raisons. Tout d’abord un couac technique. Les impétrants (eau, gaz, électricité, télédistribution) n’auraient pas été prévus par l’auteur de projet, dans la première phase des travaux. Â cela est venu se greffer un imbroglio juridique : depuis 2008, la Ville de Charleroi mène une bataille juridique contre l’entreprise en charge du chantier. Ainsi, en juin, lors de la réception provisoire des travaux, la Ville avait constaté des malfaçons et des travaux non effectués. Des soucis jamais réglés. En attendant, la Ville a décidé de prendre de nouvelles mesures afin de sécuriser le site. De son côté, Igretec, en charge du chantier, assure terminer les travaux rapidement.


Les commentaires sont fermés


aucune annexe



À voir également

Didier Albin, Le Soir, 10 mars 2016, édition Hainaut, p. 24

Charleroi: le stand de tir en infraction avec la réglementation environnementale

Les policiers de la zone s’entraînent dans une infrastructure non conforme.

Lire la suite

Didier Albin, l'Avenir (édition entre-Sambre-et-Meuse), 2 février 2016, p. SM 11

Toutes les motions d’Écolo recalées

Aucun des projets de motion inscrits à l’ordre du jour par le groupe Écolo de l’opposition n’a été mis au vote. Explications.

Lire la suite