Le Vert Pays

Ecolo à Charleroi

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le CPAS accusé de faire la chasse aux pauvres

Le CPAS renforce les contrôles pour lutter contre la fraude. Certains le soupçonnent fairela chasse aux pauvres. Il conteste fermement.

Jusqu’où le contrôle des bénéficiaires du CPAS peut-il aller sans violer leur vie privée? À Charleroi, la question est au cœur d’un débat qui vient de faire l’objet de demandes complémentaires au Conseil de l’Action sociale et au Parlement wallon.

Dans le cadre d’un dossier de maintien de son revenu d’intégration, une allocataire du CPAS est invitée à se munir de pièces justificatives pour les présenter à son assistant social. Comme elle n’en dispose pas, ce dernier lui propose de consulter ses mouvements de compte à distance, à l’aide du PC Banking. Cela lui évitera de devoir attendre le paiement de ses aides. Elle dit avoir été intimidée et quasi obligée de remettre sa carte de banque. Ce qui constitue une infraction à la loi sur la protection de la vie privée.

Les mesures d’austérité budgétaire et l’augmentation des besoins d’aide sociale renforcent-elles la pression sur les travailleurs sociaux? Le porte-parole du CPAS admet que, depuis deux ans, les contrôles ont été renforcés. Pour une seule raison : « Lutter contre la fraude. En aucun cas cela ne doit être interprété comme une chasse aux pauvres. »

Mandataire écolo au Conseil de l’Action sociale, Jacqueline Lefin dénonce ce qu’elle présente comme des dérives. D’abord, « les SDF ne se voient octroyer leur revenu d’intégration qu’au taux cohabitant, ce qui est illégal », rapporte-t-elle. Réponse du CPAS : « Cette pratique est largement répandue dès lors que les sans-domicile fréquentent un abri de nuit. »

La mandataire fait également état de l’existence d’une convention entre la police et le CPAS pour «vérifier les résidences effectives des usagers et les suspicions de fraude» (sic). Le CPAS indique l’avoir surtout conclue pour protéger le personnel de ses antennes sociales ainsi que les bâtiments. Et enrayer d’autres formes d’abus, notamment les marchands de sommeil.

En commission des Affaires intérieures du Parlement wallon, la députée écolo Isabelle Meerhaeghe a déposé une question à l’attention du ministre de tutelle, Paul Furlan (PS). Elle l’interroge sur la légalité de ces pratiques et leur compatibilité avec la vocation sociale des CPAS.


Les commentaires sont fermés


aucune annexe



À voir également

Didier Albin, Le Soir, 10 mars 2016, édition Hainaut, p. 24

Charleroi: le stand de tir en infraction avec la réglementation environnementale

Les policiers de la zone s’entraînent dans une infrastructure non conforme.

Lire la suite

Didier Albin, l'Avenir (édition entre-Sambre-et-Meuse), 2 février 2016, p. SM 11

Toutes les motions d’Écolo recalées

Aucun des projets de motion inscrits à l’ordre du jour par le groupe Écolo de l’opposition n’a été mis au vote. Explications.

Lire la suite