Le Vert Pays

Ecolo à Charleroi

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Intervention de la conseillère au CPAS

Je ferai part ce soir de mon inquiétude face à la dégressivité accrue des allocations de chômage qui fait partie des nombreuses politiques de sanction et d’exclusion décidées par le gouvernement fédéral dont les couleurs qui le composent sont les mêmes dois je le rappeler que celles de notre majorité communale.

  • Stéphanie Lorent, Conseillère au Conseil public de l’action sociale

CPAS de CharleroiEn tant que citoyenne carolo et conseillère de l’action sociale je ferai part ce soir de mon inquiétude face à la dégressivité accrue des allocations de chômage qui fait partie des nombreuses politiques de sanction et d’exclusion décidées par le gouvernement fédéral dont les couleurs qui le composent sont les mêmes dois je le rappeler que celles de notre majorité communale.

Cette mesure frappe durement les plus faibles, sans résoudre aucunement la pénurie d’emploi et participe globalement au phénomène de précarisation des travailleurs.

Pour Ecolo, il est clair que cette dégressivité accrue, dans un contexte de rareté d’emploi et de crise économique en cours d’aggravation, n’aura aucun effet sur le nombre de demandeurs d’emplois. Au contraire, le demandeur d’emploi sera freiné et fragilisé dans ses démarches (frais de transports, frais de communication vers les employeurs), ce qui l’éloignera encore davantage d’une sortie de la précarité…

Elle poussera, par ailleurs, de nombreux chômeurs et chômeuses à accepter des emplois de piètre qualité. Ce phénomène touchera tout particulièrement les femmes, puisque, aujourd’hui, celles-ci sont souvent contraintes d’accepter les emplois les plus précaires (titres-services et nettoyage, grande distribution, soins aux personnes, horeca, etc.).

Au regard de l’évolution des frais quotidiens (logement, énergie, alimentation, scolarité, soins de santé,…), beaucoup de ces personnes vont êtres contraintes de se tourner vers les CPAS, entre autres, pour demander des aides complémentaires (des rustines pour le loyer, le chauffage, les soins de santé, etc.) et pour bénéficier de certains services tels que la médiation de dettes.

Source : article du 30 octobre 2012 écrit par Zoé Genot et Georges Gilkinet

Déjà aujourd’hui, en Wallonie, 8000 personnes qui ont pourtant des allocations de chômage reçoivent une aide supplémentaire du CPAS. Et beaucoup de jeunes en stage d’insertion sont également déjà au CPAS, surtout depuis la prolongation de 3 mois du stage d’attente (un an contre 9 mois auparavant).

Suite à l’entrée en vigueur de la réforme, les CPAS s’attendent à devoir aider entre 20.000 et 25.000 personnes supplémentaires dans des délais relativement courts. Avec une augmentation de la charge financière sur fonds propre. D’ici 3 ans, 30.000 jeunes qui n’ont pas trouvé d’emploi et qui ne recevront plus du tout d’allocation de chômage vont également se tourner vers les CPAS. Sans compensation du fédéral, le surcoût engendré par cet afflux massif de personnes dans le besoin ne pourra être géré par les communes. A titre d’exemple, en 2011, 14.000 chômeurs ont été exclus du chômage, ce qui a couté 52 millions d’euros aux pouvoirs locaux et CPAS.

Sans une forte mobilisation et intervention de tous les partis qui composent notre conseil communal, notre ville de Charleroi paiera le prix fort suite aux décisions d’austérité prises par le gouvernement fédéral.

Source : presse écrite fin octobre et début novembre 2012


Les commentaires sont fermés


aucune annexe



À voir également

Salle du Conseil - © J-M/ Hoornaert

Passation

Monsieur le Bourgmestre, Depuis le mois de décembre 2006, trois mains, immenses, de 9 m de haut...

Lire la suite

Salle du Conseil - © J-M/ Hoornaert

Affichage électoral

Monsieur le Bourgmestre, Les élections communales et provinciales viennent de se terminer....

Lire la suite