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Ecolo à Charleroi

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La tirette, outil carolo de parité politique

À l’origine du projet de décret sur la parité aux élections locales, Isabelle Meerhaeghe passe à la loupe les chiffres de l’arrondissement.

En Wallonie, un mandataire sur trois est une femme au sein des Conseils communaux et provinciaux, soit 34,9 % très exactement. Ce chiffre est encore légèrement inférieur dans l’arrondissement de Charleroi. «Si les dernières élections d’octobre 2012 ont permis d’augmenter légèrement la représentation féminine, la parité n’est pas encore une réalité politique», note la députée régionale Isabelle Meerhaeghe (Écolo), à l’origine, avec son collègue montois Manu Di Sabato, d’une proposition de décret qui vient de recevoir l’approbation unanime des membres de la commission Pouvoirs Locaux du parlement.

«En 1994, la proportion de femmes était de 18 % dans les communes wallonnes, elle est passée à 26 % en 2000 pour atteindre 32 % en 2006 et enfin, 34,9 % en 2012.» L’évolution est lente. Il faut l’accélérer. Là est la révolution de ce décret qui sera d’application lors de la prochaine échéance électorale en 2018 : il institue le principe de l’alternance entre les candidats, la fameuse tirette.

Il n’est donc plus seulement question d’atteindre une proportion de 50 % de femmes parmi les candidats, mais de veiller à leur présence en ordre utile sur les listes. «Chez Écolo, nous n’avons pas attendu ce décret pour mettre la tirette en œuvre, souligne la députée. C’est le cas depuis 2006. Et les résultats sont là : 45 % de ses élus sont des femmes. Une proportion équilibrée.»

Cosigné par les chefs de groupes des autres partis du Parlement, le vote du décret devrait être mis à l’ordre du jour d’une session plénière dès le retour des congés de carnaval.

Un travail sociétal de fond

Isabelle Meerhaeghe ne prétend pas que ce décret favorisera une révolution culturelle. L’égalité des chances se travaille à l’école, dans l’éducation familiale et sur le terrain, chaque jour : combattre les clichés sexistes véhiculés de façon parfois inconsciente, cela demande du temps et des moyens, notamment pour y sensibiliser plus largement le monde enseignant, comme le souhaitent les Verts.

C’est à partir de 2009 que la députée a travaillé à son projet avec son homologue montois. «Nous avons délibérément choisi d’en remettre le dépôt à après les élections d’octobre 2012 pour ne pas semer la confusion. Et laisser le temps à l’ensemble des partis de préparer l’échéance suivante, en octobre 2018.».

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