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Le monument oublié de Couillet - 250207

Question de Monsieur le conseiller Luc Parmentier

Sur le blog minedhistoires-histoiredemines , on peut trouver un article intitulé : Le monument oublié dont vous trouverez ci-après le contenu.

Le monument oublié.

En ce mois d’août 1914, les armées impériales allemandes déferlent sur la Belgique. C’est du moins une façon fréquente de décrire l’événement. La réalité est fort différente. En effet, le verbe déferler est largement exagéré, car la traversée de la Belgique annoncée comme aisée ne le fut pas.

C’est particulièrement vrai dans la région de Charleroi, où les Français résistent et reculent pied à pied à flancs de vallée, de la Sambre principalement mais également de l’Eau d’heure et autres escarpements au prix de pertes énormes. Ces Français sont encore vêtus d’uniformes extrêmement voyants et sont donc pour les Allemands des cibles faciles. Les troupes allemandes sont largement pourvues de mitrailleuses, ce qui n’est pas le cas des Français.

Mais ne nous y trompons pas, les Français disposent eux aussi d’atouts, la détermination des troupes, pour ne pas dire leur l’héroïsme et le canon de campagne de 75 (merveille de précision sur lequel nous reviendrons) qui fait des dégâts chez l’ennemi. Dès lors, les pertes allemandes, bien que moindres, sont également très importantes.

Des traces de ces faits sont toujours présentes sur le terrain. Pour les Français les innombrables monuments qui leur sont dédiés, ainsi que les nombreux carrés militaires dans les cimetières communaux. Il y a aussi, les six cimetières nationaux où reposent uniquement des soldats Français, sauf à Tarciennes, où l’on trouve également beaucoup d’Allemands.

Pour les Allemands, un monument ruiné aux dimensions impressionnantes gît à Couillet ; couché dans un bois à proximité de la Sambre. Celui-ci est représenté sur au moins deux toiles de Magritte, « l’empire des lumières II », la ressemblance est assez évidente et sur « l’empire des lumières 1963 » où, c’est moins évident. Cette représentation a été identifiée dans une étude récente de l’œuvre de Magritte par l’historienne Mme Sabatini.

Cette colonne est le témoin du passage des troupes Allemandes en 1914 et des difficultés qu’elles ont rencontrées pour traverser la Sambre.

Aujourd’hui se pose la question de l’avenir de ce témoin du passé. Faut-il le laisser en l’état, l’éliminer, le préserver ou le restaurer pour conserver la mémoire ? Les Français ont opté pour la conservation de ce genre de témoins du passé dans la région de Verdun, lieu ô combien symbolique, chargé d’histoire et de ressentiment. Mais après presque un siècle, les passions se sont apaisées. Aujourd’hui, sur les forts de Douaumont et de Vaux, à côté des drapeaux Français et Européen flotte le drapeau Allemand. C’est le combattant que l’on honore, plus des idéologies ou des nations. Dans toute la région, on peut découvrir des monuments Allemands préservés, mais aucun comparable, ni par le style ou par la dimension avec celui de Charleroi.

Néanmoins, ne soyons pas naïfs, ces préservations n’ont pas qu’un but commémoratif, il y a aussi une dimension économique assumée et même revendiquée. Ces lieux, de par leur conservation attirent régulièrement des visiteurs. »

Cet article fait état d’un monument allemand en ruine situé à Couillet. Celui paraît être singulier et remarquable.
L’auteur se pose la question du devenir de celui-ci : « Faut-il le laisser en l’état, l’éliminer, le préserver ou le restaurer pour conserver la mémoire ? »
L’année prochaine, on commémorera la bataille de Charleroi. Ne serait-il pas temps de le restaurer ou à le moins le préserver ?
Comme vous le constatez, sur la photo ci-jointe, le monument de Couillet est en pièces détachées, mais très probablement au complet. L’escalier d’accès à l’esplanade est toujours bien visible en avant sur la droite de la photographie.

Madame l’Echevine pourrait-elle me faire connaître la position du Collège Communal sur le devenir de ce patrimoine mondial ?

Réponse de Madame l’échevine Véronique Salvi

Comme le mentionne l’article ci-dessous, extrait d’un document édité par la Société d’Histoire « Le Vieux Châtelet » de Daniel Grimmaux et André Vandenbroeck : « pour commémorer leur passage de la Sambre, le 22 août 1914, les Allemands édifient en 1915 une imposante tour en pierre, sur le haut du sentier du Culpèlet, faisant face à la gare de Couillet-Montignies. Ce monument « Den Kameraden » survit de peu à la fin de la Grande Guerre. Le 11 novembre 1919, il est dynamité ». Dès lors, même si cent ans ont passé, remonter cette tour lourde de 200 tonnes pourrait toujours heurter l’opinion publique. En outre, ledit monument se situe sur un terrain privé.

C’est pourquoi le Collège Communal estime, à ce stade, ne pas être en face d’un patrimoine mondial.

Par ailleurs, les finances de la Ville nous poussent à prioriser les interventions et le monument auquel l’honorable conseiller fait référence ne fait pas partie, à ce jour, de nos priorités.


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