Le Vert Pays

Ecolo à Charleroi

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Nécessité de la gratuité de l’appel d’urgence (suite)

En début d’année, je vous ai interpellé sur la nécessité de la gratuité des appels d’urgence sociale en période de grand froid, compte tenu de la difficulté pour des personnes en grande difficulté ou en détresse de joindre ce service.

  • Malika El Bourezgui, Conseillère communale.

Monsieur le Président du CPAS,

En début d’année, je vous ai interpellé sur la nécessité de la gratuité des appels d’urgence sociale en période de grand froid, compte tenu de la difficulté pour des personnes en grande difficulté ou en détresse de joindre ce service.

En effet, pour pouvoir trouver des solutions à leur détresse, ces personnes pourraient contacter le service d’urgence sociale. Mais voilà, il faut déjà avoir un gsm ou un téléphone opérationnel pour appeler et la communication peut durer alors que ces personnes démunies ou à la rue n’ont peut être tout simplement pas ces moyens de communication et donc l’urgence sociale peut leur être inaccessible.

Dans ce contexte, il est évident qu’un numéro d’appel gratuit faciliterait l’accès à l’urgence sociale à toute personne, en situation de détresse et sans moyen de communication, qui a besoin d’aide et d’écoute.

En fonction de l’écoute et de l’analyse des besoins par des professionnels, l’appel pourrait soit amener à une intervention immédiate sur le terrain si la situation le nécessite, soit être réorienté vers d’autres services ou des éducateurs de rue. Les personnes sans abri pourraient éventuellement s’informer des places disponibles en abri de nuit, des possibilités de transport ou d’autres alternatives.

D’autre part, via un numéro d’appel gratuit, l’urgence sociale pourrait également être plus accessible aux femmes victimes de violences, aux jeunes en rupture familiale ou en crise, aux personnes âgées isolées, aux familles sinistrées, etc…

Au-delà de la période critique de grand froid, je vous ai interrogé aussi sur la possibilité d’étendre la gratuité sur toute l’année.

Je vous ai cité l’exemple de Namur où le dispositif d’urgence sociale propose depuis des années un numéro d’appel gratuit 7j/7j et 24h/24h toute l’année, le coût des communications téléphoniques étant pris en charge par la ville de Namur.

Après un échange sur le sujet, vous m’avez répondu que vous estimiez que l’alternative de l’appel gratuit n’était pas la panacée. Vous disiez et je vous cite : « Il ne résoudrait pas le problème de l’accessibilité car il n’y a tout simplement pas de problème; changer un numéro (32.12.12) mis en place depuis 26 ans risque de créer plus de difficultés que d’avantages. Qui plus est, l’expérience a montré que quand les appels sont gratuits, on assiste à un parasitage de la ligne et à une utilisation abusive ». Fin de citation.

Cependant, vous avez dit avoir chargé vos services et l’opérateur téléphonique d’évaluer la faisabilité de la gratuité des appels d’urgence sociale.

Aujourd’hui, pouvez-vous nous dire si l’évaluation de la faisabilité a été réalisée et quel est le résultat ?

A l’approche de la période de grand froid et vu l’augmentation de la pauvreté dans notre cité, pouvons-nous espérer voir la mise en place de ce dispositif gratuit ?

Je vous en remercie.


Les commentaires sont fermés


aucune annexe



À voir également

Salle du Conseil - © J-M/ Hoornaert

Passation

Monsieur le Bourgmestre, Depuis le mois de décembre 2006, trois mains, immenses, de 9 m de haut...

Lire la suite

Salle du Conseil - © J-M/ Hoornaert

Affichage électoral

Monsieur le Bourgmestre, Les élections communales et provinciales viennent de se terminer....

Lire la suite