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Ecolo à Charleroi

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Le conseil communal joue au combat naval

Les mots ne suffisent pas toujours à combler les vides politiques

Tout au long du conseil communal, l’échevin de l’Enseignement de Charleroi, Serdar Kilic (PS), en a pris pour son grade : rires (grinçants parfois) de ses camarades, allusions répétées aussi grosses que de la corde de marine, champ de mine et même, pour glacer un peu plus une assemblée transie par le froid polaire de l’hôtel de ville (où le chauffage est en panne), rappel à l’ordre de son maïeur, Paul Magnette, qui lui a reproché “un manque de méthodologie dans ses réponses aux conseillers”.

Interrogé par le conseiller Xavier Desgain (Écolo) sur la fréquentation des garderies scolaires, l’édile semble s’être - de fait ! - évertué à ne pas l’éclairer : pas le moindre chiffre là où ses collègues recherchent la précision, pas même l’ombre d’une estimation à la grosse louche.

Des considérations politiques peu judicieuses : même savamment choisis, les mots ne suffisent pas toujours à combler les vides politiques, surtout quand ils sont si béants. Bref, ce n’était pas la soirée de Serdar.

Mais il n’est pas le seul à s’être attiré les foudres de l’opposition. D’entrée de jeu, Sophie Merckx, du PTB, a attaqué le collège bille en tête, et particulièrement son président - sa cible favorite auquel “la dame de piques” a offert un aide-mémoire et un extrait du code de la démocratie locale.

En cause : le recours systématique à l’urgence pour inscrire des points de dernière minute à l’ordre du jour. Lundi, cette pratique a pris les dimensions de l’excès avec pas moins de 70 points ajoutés en dernière minute. Sans être toujours justifiés par la pression d’une échéance, selon Écolo, dont le chef de file, Luc Parmentier, accuse le collège communal de manquer de respect aux élus.

“Leur soumettre des pièces à l’entame de la séance publique, les obligeant à en prendre connaissance pendant les débats, c’est clairement faire fi de l’exercice de leur devoir de contrôle démocratique. Cela complique notre travail. Et quand on en connaît la cause, c’est d’autant plus affligeant.”

Pour écolo , c’est en effet le prix de la semaine de congés (bien mérités peut-être ?) que s’est offert le “gouvernement Magnette” pendant la période de Toussaint. “On a dû se coltiner son arriéré de travail.” Ambiance.


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