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Ecolo à Charleroi

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Écolo propose une «ceinture maraîchère»

Une alimentation alliant qualité et proximité: ce sont les principales vertus des «circuits courts» que les Verts veulent développer autour de Charleroi.

  • Source : l’Avenir
  • Auteur :Benoît Wattier

Verra-t-on se développer, dans la périphérie de Charleroi, une «ceinture» de maraîchage et d’élevage de qualité et, au cœur de la ville, se concrétiser des projets d’«agriculture urbaine»? C’est en tout cas l’idée, le projet même, de la régionale Écolo de Charleroi, qui voit plus d’un intérêt à appliquer, dans l’agriculture, le principe du «circuit court», autrement dit la relocalisation de la production agricole (lire l’encadré), de qualité, biologique autant que possible.

Cent producteurs répertoriés, mais méconnus

«Cette idée s’est imposée à nous à la suite des deux dernières révélations sur la provenance de notre alimentation: les lasagnes à la viande de cheval et la pâte à pain de Pologne, explique le député Xavier Desgain. Un autre élément nous a frappés: lors de la distribution de nos petits fruitiers, à la Sainte-Catherine, beaucoup de gens nous ont demandé où ils pouvaient s’approvisionner en produits alimentaires locaux et de qualité. Nous avons répertorié et cartographié ces producteurs: ils sont plus d’une centaine! On les trouve majoritairement dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, pour à peine un tiers autour de Charleroi. Or c’est là que se trouve la demande potentielle la plus importante.» Autre constat positif des Verts: si, pour la Wallonie, le nombre d’agriculteurs régresse, ce n’est pas le cas dans l’arrondissement carolo. «Cela s’explique notamment par le fait que des jeunes agriculteurs se sont déjà réorientés vers une production locale de qualité, en circuit court, sur des surfaces réduites.»

Par ailleurs, la députée Isabelle Meerhaeghe fait valoir que même lorsqu’une population est défavorisée, l’alimentation des enfants reste une préoccupation majeure, à un prix abordable, ce que permet le circuit court.

Autant d’éléments qui font plaider Écolo pour une nouvelle Alliance Emploi-Environnement en ce domaine. Autrement dit, comme pour la construction et la rénovation durable, une mobilisation des pouvoirs publics avec les acteurs du secteur, agroalimentaire dans ce cas, et les consommateurs, pour développer ces circuits courts et, donc, créer de l’emploi sur toute la chaîne. Ce qui suppose, notamment, un soutien financier et technique des producteurs, des outils fonciers, des structures adaptées ou encore le soutien aux canaux de distribution. «Avec l’effet de masse des collectivités, les plus fragiles pourraient bénéficier de ces produits de qualité à un prix acceptable, et en assurant aux agriculteurs un écoulement régulier de leur production», ajoute la députée.

Potagers en ville

L’autre idée d’Écolo, c’est de favoriser les projets d’agriculture urbaine, par exemple en cultivant sur les toits d’immeubles, en plantant des fruitiers dans les parcs, en créant des jardins partagés ou des potagers urbains. À Charleroi, mais aussi à Châtelet, Fleurus ou Courcelles. Un encouragement à un retour au potager, biologique, serait aussi riche socialement, pour la santé et pour le portefeuille. «Un potager bien géré, c’est un treizième mois», ajoute encore Écolo.

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Communiqué de presse et liste des producteurs


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