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Centre d'enfouissement technique du champ de Beaumont

Enquête publique préalable à l’étude d’incidences relative à la demande d’extension du CET du champ de Beaumont.

  • Xavier Desgain, Conseiller communal.

Champ de Beaumont - photo Région wallonne

Mesdames et Messieurs les Échevins,

Dans le cadre de l’enquête publique relative au projet en rubrique, je tiens à vous faire part de mes remarques, afin que la décision contribue enfin à une amélioration sensible de l’environnement des riverains du CET du champ de Beaumont à Monceau.
Le projet d’extension de ce CET prévoit quasi le doublement de la capacité actuelle de ce CET, associé à une prolongation du permis pour vingt années supplémentaires. Or, nous constatons une réduction importante des quantités de déchets mis en CET en Wallonie depuis l’octroi du permis actuel du CET du champ de Beaumont.
Nous demandons donc qu’une analyse de l’évolution du gisement sur la période pour laquelle le permis est demandéen tenant compte : d’un renforcement des politiques de prévention et de recyclage, en application de la directive européenne sur les déchets qui a précisé la hiérarchie de traitement,
et d’une volonté largement partagée de développer l’économie circulaire en Wallonie.
Nous demandons aussi de préciser, pour les déchets que l’exploitant prévoit d’entreposer, que les zones de provenance soient étudiées avec attention et que l’impact, en termes de charroi et des nuisances qui y sont liées, soit examiné avec grande attention.

Les problèmes de mobilité et de sécurité liés au charroi en direction de la décharge doivent être étudiés attentivement. En effet, les nombreux camions qui se rendent au CET passent actuellement par des voiries qui ne sont pas adaptées, causant de gros problèmes de sécurité routière. C’est notamment le cas de la rue des quatre seigneuries à Souvret. De nombreux camions sortent de la bretelle N569 venant du R3 à Forchies-la-Marche et passent par la rue des quatre seigneuries pour rejoindre la N583 rue de Trazegnies, pour descendre par le Rognac vers Monceau, sur des voiries qui ne sont pas adaptées à ce type de trafic.

Les études d’incidences antérieures ont indiqué une sensibilité géologique particulière. Pour parer ces risques, une membrane d’étanchéité a été placée en fond du CET actuel, sans que nous ayons d’indication sur la qualité de la pose de cette membrane. Le permis a fixé des conditions pour que cette étanchéité soit assurée pour les 2,95 millions de mètres cubes que le CET pouvait accueillir. Il nous paraît nécessaire d’analyser attentivement l’impact de l’augmentation de la charge et de la pression que le projet d’extension fait peser sur cette membrane, et de déterminer, avec des indications les plus précises possibles l’état réel et actuel de cette membrane et les risques liés au poids supplémentaire qu’elle devra supporter, mais aussi des risques liés à l’allongement de la durée de la garantie d’étanchéité, et ce d’autant que la période de postgestion de ce CET, qui devrait débuter en 2019 au terme de l’autorisation actuelle, se verrait reculer de près de 20 ans. Nous demandons donc que cet impact soit évalué.
Il y a lieu également d’examiner l’impact de la recharge du CET actuel sur les déchets déjà présents, en particulier sur les déchets organiques, et des effets de tassement qui surviendront inévitablement. Ces tassements garantiront-ils toujours l’étanchéité à l’eau et la diffusion d’air et d’odeurs qui pourrait toucher les riverains. La postgestion de ces déchets n’est-elle pas rendue plus compliquée par cette situation ?

En outre, le plan des CET recommande de ne pas dépasser des pentes de 20% sur les flancs du CET du champ de Beaumont, notamment en termes de stabilité des remblais, mais aussi de perméabilité à l’air du CET et en terme paysager. Cet aspect doit être traité dans l’étude d’incidences avec attention, car les plans présentés lors de la réunion d’information préalable à l’étude d’incidences n’étaient pas faciles à lire et permettaient difficilement d’en visualiser les conséquences concrètes.
Des simulations visuelles doivent donc être poussées, avec un tumulus comportant des pentes différentes de ce qui est en place pour le moment, afin que l’impact paysager puisse être bien évalué.

Enfin, nous contestons le fait que les déchets de fibres d’amiante ou de verre -et qui peuvent poser des problèmes de santé- soient mis en CET dans les conditions qui sont pratiquées depuis plusieurs années, et ce d’autant plus que les conditions fixées sont peu vérifiables, et que le non respect de ces conditions a été constaté à plusieurs reprises par les riverains lorsqu’ils avaient encore une vue directe sur l’exploitation, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Nous demandons donc de détailler attentivement cette partie ainsi que l’impact de l’interdiction de mise en CET de ces déchets sur l’exploitation du CET.
Nous pensons en effet, que vu la proximité des habitations, que vu l’augmentation de la hauteur du futur tumulus qui pourrait favoriser une plus grande dispersion des fibres et poussières concernées, et la plus grande proximité par rapport aux autres CET en activité en Wallonie, il y a lieu, par pur principe de précaution, d’interdire la mise en CET de ces déchets à Monceau-Sur-Sambre.

Nous demandons également que soit étudié attentivement l’impact sur la santé des riverains des déchets dits ultimes qu’il est prévu d’y accueillir, comme par exemple les déchets ultimes du traitement et du recyclage des voitures.

Espérant, comme de nombreux riverains concernés, que mes observations seront prises en compte dans l’étude d’incidences, je vous prie d’accepter, Mesdames et Messieurs les Échevins, mes meilleures salutations.


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