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Les trois coqs bientôt de retour ?

Les statues de Delporte reviendront-elles au boulevard Tirou? Le collège communal carolo se tâte. Explications.

  • Source : l’Avenir
  • Auteur : Didier Albin

Didier Albin, L'Avenir, 30 janvier 2015, p. SM 9

Le feu vert pour le retour du «Chantre de la Liberté», les fameuses statues de trois coqs signées Charles Delporte, sur le rond-point à l’extrémité du boulevard Tirou est attendu depuis quatre ans.

Deux ans après son décès, l’artiste Charles Delporte continue à agiter les débats de l’exécutif communal de Charleroi: ses «trois coqs» du rond-point du boulevard Tirou reprendront-ils un jour leur place à l’entrée de la ville?

La question posée par le chef de groupe Écolo Luc Parmentier n’a pas obtenu de réponse claire de l’échevin cdH en charge du Patrimoine Mohamed Fekrioui: «L’œuvre est actuellement entreposée au service logistique des travaux à Montignies-sur-Sambre, indique ce dernier. Elle doit faire l’objet de réparations et de travaux de peinture. Il appartient au Collège de se prononcer sur l’opportunité de réaliser cette opération.»

À quelques termes près, c’est déjà ce qu’avait répondu Véronique Salvi (cdH) à la même question posée en 2013, alors qu’elle était en charge du département.

Quatre ans plus tôt en 2009, son prédécesseur Antoine Tanzilli (cdH) avait également botté en touche, alors que le métro imposait le démontage de l’œuvre, trônant sur l’ancien rond-point.

À vrai dire, le travail de Delporte a souvent divisé. De façon enflammée parfois, au propre comme au figuré: on n’a pas oublié l’épisode de l’attentat contre les gallinacés, à la fin des années 1990. Un cocktail Molotov avait été lancé dans leur direction en vue de les détruire. Les dégâts ont été considérables.

Intitulée «Le Chantre de la Liberté», l’œuvre continue à susciter le débat, pour ne pas dire la controverse. Elle se compose de trois éléments d’une hauteur de 3 mètres. Charles Delporte les avait créés au début des années nonante avec sa fille Geneviève: c’est en 1994 que la Ville en a fait l’acquisition, sous l’impulsion de son ancien bourgmestre Jean-Claude Van Cauwenberghe (PS). Les «trois coqs» ont été installés à partir de 1996.

À Gilly, l’artiste laisse un autre témoignage urbain de son travail: ce sont les «Regards de lumière», ces trois têtes n’en formant qu’une, figées dans une sorte de contemplation. Le démontage pour le métro ne devait être qu’une parenthèse d’une durée de deux ans. On en est déjà à cinq, ce qui n’est pas vraiment le meilleur présage d’un retour attendu…


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