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Sauvé de la destruction, la statue de Claude Hubaux est dans un triste état

La statue égyptienne de Nefret a mieux résisté à l’usure de 4 500 ans que ce que le buste du bourgmestre a tenu face à un quart de siècle.

  • Source : l’Avenir
  • Auteur : Didier Albin

Dans une réponse écrite au chef de groupe Écolo Luc Parmentier qui l’interrogeait sur le devenir du buste de Claude Hubaux, l’échevin de l’Écologie Urbaine Cyprien Devilers en a apporté la preuve (édifiante) par l’image: impossible en effet de reconnaître le visage de celui qui, de 1966 à 1976 jusqu’à la fusion des communes, exerça la fonction mayorale. On ne distingue que très vaguement la proéminence d’un nez, l’empreinte d’une oreille et avec de l’imagination, le creux des yeux et les lèvres de ce dernier bourgmestre de Charleroi-ville. Dans l’état où il se trouve, le buste semble d’ailleurs dater de la haute antiquité.

Si nombre de ses prédécesseurs ont trouvé l’immortalité dans des noms de places ou de rues, d’avenues et de boulevards, le pauvre Claude Hubaux n’a eu droit qu’à un square, au cœur du quartier de logements sociaux de Charleroi Nord près du building Apollo en démolition. Par manque d’entretien et de civisme, le lieu s’est dégradé jusqu’à faire peine à voir. C’est là que rapidement et sûrement, le buste s’est mué en une masse informe de granit, avant sa décapitation et sa vandalisation.

Sauvé de la destruction définitive, il est désormais conservé à la maison communale annexe de Ransart: le siège de l’Écologie Urbaine. Sera-t-il restauré pour le 350e anniversaire de Charleroi? Cyprien Devilers en a fait la demande à l’administration, bien que ce ne soit pas de sa compétence. Pour éviter que la mémoire et le parcours de Claude Hubaux finissent aussi mal que son buste, son successeur n’a pas manqué de lui rendre hommage en rappelant les fonctions politiques occupées, depuis son entrée dans les jeunes gardes libérales de Marcinelle en 1937 jusqu’à son mandat de secrétaire d’État en 1974, à l’Économie et à l’Aménagement du Territoire.

Échevin à Charleroi de 1964 à 1966, il enfile le costume de bourgmestre pendant dix ans, jusqu’à la fusion. Pour que la postérité se souvienne de ce qu’il fut et peut-être également de ce qu’il fit -et notamment le ring de Charleroi-, le minimum serait de lui rendre un visage.

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