Le Vert Pays

Ecolo à Charleroi

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Pour une meilleure qualité de vie dans chaque quartier

Emploi,
propreté et salubrité,
sécurité et convivialité

Introduction

En ce début d’année 2016, nous souhaitons à chaque citoyen de Charleroi une meilleure qualité de vie dans leur quartier. Pour les écologistes, le quartier joue un rôle essentiel dans la vie urbaine carolorégienne, pour l’emploi, la propreté et la salubrité, la sécurité et la convivialité.

Nombre d’habitants se plaignent de la dégradation de la qualité de vie dans leur quartier : nouvelles friches et commerces vides, omniprésence du bruit et menace sur la qualité de l’air, saleté quasi permanente, zones peu rassurantes dans de nombreux points de la ville, manque de lieux de convivialité dans la plupart des quartiers.

Pourtant, la qualité de vie, c’est une mission de base essentielle de la commune : garantir la salubrité, la tranquillité et la sécurité pour chacun, dans son lieu de vie, dans la proximité immédiate de son domicile, dans son quartier, sont des missions clés confiées par la loi aux institutions communales depuis des dizaines d’années.

Force est de constater que des habitants de Charleroi méritent mieux que le sort que la majorité réserve à leur quartier. En effet, à l’exception du centre ville de Charleroi, qui concentre des moyens considérables sans que tous les résultats attendus soient déjà atteints, la plupart des quartiers connaissent des difficultés auxquelles la majorité peine à apporter des réponses complètes et efficaces.

Par nos interventions régulières et répétées, nous espérons, avec les habitants de quartier, continuer à faire bouger les choses et pousser la majorité communale et l’administration à tout mettre en oeuvre pour effectivement améliorer la qualité de vie dans chacun des 55 quartiers de la ville.

Quartiers et emplois

Le projet de ville de la majorité est assez explicite pour l’emploi puisqu’il indique en lettres grasses que : « Conserver et amplifier cette identité de capitale économique régionale est essentiel au redressement de notre région, parce que l’emploi est au coeur de tous les défis, et parce que la vitalité économique est indispensable à la vitalité de tous les autres secteurs d’activité. ». Nous devons bien constater que cette politique d’emplois est loin d’être rencontrée, et ce tout particulièrement dans les quartiers de notre ville. En effet, l’octroi de nombreux permis pour des grandes surfaces commerciales, l’ouverture des zones d’activités économiques permettant à des entreprises de déménager de leur quartier vers ces zones d’activités, et les difficultés rencontrées avec les services de l’urbanisme pendant des années n’ont pas aidé à la création d’emplois au sein des quartiers eux-mêmes, alors que de nombreux espaces sont disponibles. Notons également que les réhabilitations de friches industrielles qui se réalisent, notamment sur Marchienne-au-Pont ou au Martinet à Roux, ne conduisent pas non plus pour le moment à la revitalisation du tissu économique carolorégien comme espéré initialement.

Nous insisterons donc sur cette dimension essentielle de la création d’emplois dans les quartiers.

Quartiers, propreté et salubrité

Il est indispensable que la Ville assure une réelle propreté et garantisse la salubrité dans tous les quartiers. Nous ne pouvons que regretter que la Ville ne se donne pas les moyens suffisants pour qu’il fasse enfin propre partout à Charleroi. Des outils existent, mais ils ne sont pas assez utilisés, faute de moyens budgétaires suffisants : l’enlèvement à domicile des encombrants n’est pas assez connu, les parcs à conteneurs pas encore assez fréquentés, les balayeuses ne circulent pas suffisamment, peu de sanctions administratives sont prises envers les récidivistes ! Pour les écologistes, la lutte pour la propreté dans tous les quartiers doit être fortement amplifiée, avec des moyens budgétaires significatifs.

Nous regrettons que le projet de ville de la majorité ne soit pas mis en oeuvre sur ce point. Pour rappel, ce projet prévoyait ceci : « La réorganisation administrative et le rééquilibrage structurel de ses finances doivent permettre à la Ville de Charleroi de renouer avec l’efficacité, et de rendre à nouveau un service public de qualité à ses habitants dans tous les domaines d’action communale classiques, et en particulier la propreté, la sécurité, la qualité du cadre de vie, des voiries et des équipements. » Pour la propreté, l’objectif n’est manifestement pas atteint et les rumeurs de reprise du Service Propreté de la Ville de Charleroi par l’ICDI nous inquiètent particulièrement, car nous considérons qu’un tel service de proximité doit être déployé par quartier, en lien direct avec les services et instances communales, et que transférer un tel service vers l’intercommunale éloignera encore davantage les services et les responsables politiques des habitants directement concernés par la crasse et les dépôts clandestins.

Par ailleurs, la Ville doit aussi assurer une meilleure salubrité dans la ville. Les écologistes pensent en particulier au bruit et à la mauvaise qualité de l’air provoqués par le trafic de voitures et de camions qui ne font que traverser la ville. Ce sont deux sources de pollution qui provoquent de nombreuses maladies et réduisent l’espérance de vie des citoyens carolorégiens. Nous souhaitons donc que ce trafic de transit sur les routes soit réduit au maximum et que la Ville en fasse une priorité pour améliorer les conditions de vie de tous, qu’ils soient proches de la A54, de la A503, d’un des deux rings ou des nationales 5 et 90 par exemple.

Quartiers et sécurité

Ce n’est un secret pour personne, le sentiment d’insécurité est très important à Charleroi et de nombreux faits objectifs confortent ce sentiment. Il est indispensable de s’attaquer aux sources de ce problème pour permettre à chacun de se sentir en sécurité et de retrouver tranquillité et qualité de vie. Nous ne pouvons que constater que les opérations d’envergure, ou les opérations coup de poing dans certains quartiers n’ont pas beaucoup d’effet dans la durée, même si elles sont répétées de temps à autre. Les citoyens nous disent aussi ne pas ou ne plus connaître leur agent de quartier !

La police est aussi victime des mesures d’austérité prises par la majorité et le nombre d’agents réellement disponibles sur le terrain n’atteint même pas 500, sur un cadre théorique de 1038 policiers. C’est très peu. Nous attendons donc que des moyens complémentaires soient dégagés, qu’une proportion plus grande d’agents soit effectivement présente sur le terrain et que la fonction d’agent de quartier soit revalorisée.

Et par rapport au projet de ville adopté par la majorité, nous regrettons que sur le volet répression le nombre de policiers ne soit toujours pas atteint. Il faut dire que la déclaration du bourgmestre disant que le Ministre Jambon n’était pas le bienvenu à l’inauguration du nouvel hôtel de police a été totalement contre-productive par rapport à la demande de moyens policiers supplémentaires pour Charleroi. L’accord de majorité communal précisait en effet ceci : « Mais la sécurité appelle aussi une politique répressive efficace. Les moyens renforcés de la zone de police, et la construction du nouvel hôtel de police, doivent permettre de rencontrer matériellement cette nécessité. Les dernières statistiques montrent d’ailleurs les progrès accomplis : en termes de lutte contre l’insécurité, Charleroi fait mieux que les autres grandes villes du pays. Cet effort devra être poursuivi, en obtenant du gouvernement fédéral un refinancement de la police et une augmentation du nombre de gardiens de la paix. » !

Les actions de répression assurent une certaine sécurité mais pour qu’elle dure, il faut également des actions de prévention à visée éducative pour réduire les inégalités sociales, les risques d’assuétudes, de délinquance et maintenir du lien social dans les quartiers.

C’est au pouvoir local à mobiliser les efforts de tous les acteurs en relation avec la jeunesse et les familles tels que les enseignants, les éducateurs, les intervenants médicaux ou paramédicaux, le secteur associatif, le monde judiciaire… pour mener des politiques de prévention cohérentes et pertinentes.

Quartiers et convivialité

La convivialité est un élément clé de la dynamique urbaine carolorégienne et permet dans certains quartiers une vie collective riche et intense. Nous constatons toutefois que dans de nombreux quartiers, les liens sociaux se dégradent depuis de nombreuses années et cette détérioration s’accélère, sans que les autorités communales n’apportent de réponses concrètes et coordonnées sur le terrain pour restaurer et entretenir la cohésion sociale. Rien de vraiment étonnant dans la mesure où les termes « cohésion sociale » sont absents du projet de ville adopté par la majorité fin 2012 !

Nous sommes déjà intervenus à plusieurs reprises sur ce point au conseil communal en 2015, sans avoir reçu de réponses très convaincantes jusqu’à présent. Nous poursuivrons le travail avec interpellations et propositions pour que la majorité prenne plus en compte cette problématique. Des actions sont bien menées au centre de la ville, touchant souvent un public plutôt favorisé, mais c’est aussi vers les quartiers en difficulté et la population la plus précarisée qu’il faut agir. D’autres acteurs partagent cette position et nous entendons travailler en concertation avec eux pour mettre cette politique dans les préoccupations prioritaires de la majorité XXL.

Le vieillissement de la population est un enjeu majeur pour notre ville et pour ses quartiers. Entre l’entrée en institution et le logement individuel avec risque d’isolement social, les personnes fragilisées par l’âge n’ont pas vraiment d’autres alternatives (Charleroi est en retard sur cette question). C’est l’une des missions de la commune que d’assurer le lien social à travers les politiques de logement. Des innovations sociales en matière de mode d’habitat doivent être impulsées localement pour faire émerger dans les quartiers une solidarité intergénérationnelle.

Quartiers et services communaux de proximité

L’état déplorable de plusieurs bâtiments abritant des services communaux décentralisés est très préoccupant. Les conditions de travail des fonctionnaires y sont parfois déplorables. Nous attendons de la majorité qu’elle améliore rapidement la qualité des conditions de travail du personnel communal de ces services et que les services communaux décentralisés soient maintenus. Un service communal décentralisé, facilement accessible à pied, voir en vélo, est aussi un élément important de la qualité de vie dans les quartiers. A cet égard, les projets d’organisation sur cinq districts des services communaux, s’ils peuvent convenir pour les services généraux, ne conviennent absolument pas pour les services en contact direct avec la population.

Conclusion

Les Carolorégiens espèrent tous une amélioration de leur qualité de vie, et la Ville peut leur apporter beaucoup. Il est toutefois nécessaire d’engager une nouvelle dynamique urbaine pour rencontrer ces espoirs, en adaptant les priorités, en coordonnant mieux l’action des différents services, des échevinats, du CPAS et des intercommunales, et en donnant des priorités humaines et budgétaires pour relever ces défis. Actuellement, la majorité n’y parvient pas, malgré ses beaux discours et la concentration des moyens sur le centre ville, et nombre de quartiers souffrent aujourd’hui de dynamiques urbaines difficiles qui contribuent à une détérioration sensible de leur qualité de vie et de leur cadre de vie.

Emploi, propreté et salubrité, sécurité et convivialité méritent plus de moyens et d’attention de la majorité communale et nous comptons bien, avec l’action quotidienne et déterminée de citoyens sur le terrain, faire changer les choses durant cette année 2016.

  • Luc Parmentier, chef de groupe Ecolo au Conseil communal
  • Malika El Bourezgui, conseillère communale
  • Xavier Desgain, conseiller communal
  • Stéphanie Lorent, conseillère CPAS

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