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Le repas chaud ne séduit pas les petits Carolos

Ils ne sont que 2,5 % à encore manger chaud dans l’enseignement communal.

Sur les 10.000 enfants qui fréquentent l’enseignement primaire communal à Charleroi, ils ne sont que 250 à prendre un repas chaud à midi.

Le conseiller communal Écolo Luc Parmentier a fait ses comptes : 250 élèves sur un total de 10.000, cela fait à peine… 2,5 % !, même pas un enfant sur une classe de 20.

Ce sont pourtant les chiffres avancés au conseil communal par l’échevin de l’Enseignement Serdar Kilic (PS) : en l’espace de trois ans, le nombre de menus complets servis dans les cantines scolaires a connu une (nouvelle) baisse de 5 %, soit près de 2.500 par an.

À l’heure actuelle, on tourne à 45.300 repas annuels. Pour Luc Parmentier, ce résultat est catastrophique. Sous la précédente mandature, “le recours à Sodexo pour le service des repas chauds avait déjà provoqué une diminution de la demande. Loin de changer la tendance, l’arrivée d’un nouveau prestataire ne semble donc avoir fait que la renforcer. Ce qui amène au pire : certaines implantations ne proposent même plus de dîners complets aux enfants.”

Une telle évolution ne doit-elle pas inciter la Ville à revoir le marché qu’elle a attribué ? Ne faudrait-il pas introduire des critères de satisfaction ? Pour Luc Parmentier, c’est la piètre qualité gustative des repas qui favorise le phénomène. “Les repas ne sont pas bons donc les enfants ne les commandent plus.”

Quand il avait questionné l’échevin de l’Enseignement sur le cahier des charges en janvier 2013, Serdar Kilic lui avait répondu que les critères diététiques avaient fait l’objet d’une attention particulière, comme les conditions de la préparation : grammage et équilibre calorique, rigueur des normes d’hygiène alimentaire, cela était plus poussé que dans le cahier de charges de la Fédération Wallonie Bruxelles.

Or, le succès est loin d’être au rendez-vous. “Si l’entreprise Api restauration qui a emporté le marché public a amené une nouvelle dynamique positive sur papier, il n’en va pas de même du contenu de ses assiettes. Au point où des enseignants et parents regretteraient purement et simplement… Sodexo”, selon Luc Parmentier. Serdar Kilic ne partage pas du tout l’analyse : pour lui, cette diminution s’inscrit dans un contexte socio-économique.

D’ailleurs, ce sont les écoles les plus précarisées qui totalisent le plus faible nombre de repas chauds. L’argument ne convainc pas l’écologiste. Luc Parmentier y voit au contraire le prix de la privatisation du service des cantines. “Ce service aurait dû rester dans les mains du secteur public carolo.”


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