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L’évolution des milieux urbains et la gestion des déchets

Lors du précédent Conseil communal, des interpellations ont soulevé la problématique des déchets abandonnés sur la voie publique et le mécontentement des habitants face à ces incivilités qui se multiplient. Malgré ses efforts et les sanctions administratives, le service de la propreté peine à réduire les incivilités en matière de déchets et à maintenir des quartiers propres.

Il faut se poser la question de savoir pourquoi ces abandons, ces incivilités persistent. Est-ce un problème de précarité, d’infrastructure, d’urbanisation, d’organisation, de culture, de nouveaux modes d’habiter ? La gestion des déchets et les actions menées sont-elles toujours adaptées à l’évolution des milieux urbains ?

On observe, par exemple, que dans les quartiers populaires à forte proportion de logements verticaux, c’est-à- dire d’immeubles, le problème des déchets et du tri sont plus aigus. Cela s’expliquerait par l’exiguïté des logements et l’absence d’espace pour stocker les poubelles qui poussent les habitants à sortir au plus vite leurs déchets et s’en débarrasser pour éviter les odeurs et les rats. Ces situations sont d’ailleurs visibles en Centre ville. Dans ce cas, ne faudrait-il pas revoir la fréquence des ramassages ou prévoir des containers de stockage de poubelles ? D’autre part, des études ont permis d’observer que l’hétérogénéité socioculturelle et le fort taux de rotation locatif de certains logements/quartiers peuvent freiner l’émergence d’une norme collective régulant les modes d’habiter. Cette absence de régulation collective des modes d’habiter se renforcent par la trajectoire résidentielle subie par la plupart des habitants et l’échelle de cohabitation.

Le déchet est ainsi un révélateur social. Ces problématiques relèvent tant des difficultés économiques des ménages que de l’absence de normes partagées pour réguler les modes d’habiter.

Dès lors, qui assure une présence stable et légitime dans ces quartiers pour permettre un minimum de contrôle social et d’asseoir une référence collective pour un « usage moyen reconnu et stabilisé » ? Et comment ?

Il est aussi nécessaire de faire ressortir les rapports au déchet propre aux divers milieux urbains afin d’ajuster les actions de la collectivité par rapport aux préoccupations et aux besoins des habitants.

Dans cette perspective, comment captons-nous les représentations des habitants et leurs micro-pratiques dans la gestion de leurs déchets pour mieux y répondre ?

Le compostage permet d’améliorer le tri et de réduire les déchets organiques. Des espaces de compostage sont-ils proposés, expérimentés et où ? Qu’en est-il ? Est-il proposé dans des écoles pour éduquer les jeunes générations à la gestion des déchets ?

Qu’en est-il également du ramassage gratuit des encombrants pour les populations démunies ou favorisées ? De quelle manière se font les sensibilisations à la gestion des déchets et par qui ? Quelle en est l’évaluation ?

  • Malika El Bourezgui, Conseillère communale

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